Quantum of
solace by SPG
De Marc Foster
Avec Daniel Craig, Olga Kurylenko et Mathieu Amalric
La suite de Casino Royale deçoit. Le scénario par dans tout les sens, le film
est trop rapide et dur à suivre. James Bond, fou de chagrin, décide de retrouver l'homme qui est derrière la trahison de la femme qu'il aimait, et découvre qu'il s'agit de Dominic Greene, un
homme d'affaire impitoyable qui cherche à se remplir les poches en exploitant les réserves naturelles, et en créant des coups d'état. Même si il manque ce petit je ne sais quoi qu'on avait dans
Casino Royale, on se doit de saluer la performance des acteurs, qui relèvent tout de même de film, ainsi que les cascades impressionnantes auxquelles on a le droit tout au long du film. A voir
sans trop d'enthousiasme, au risque d'être déçu.
Home by Hélène
De Ursula Meier
Avec Isabelle Huppet, Olivier Gourmet et Adélaïde Leroux
Une famille avec leurs trois enfants, habite à la campagne profonde, juste à côté d'une autoroute. Celle-là n'est
pas fini, alors inutilisable. Ils mènent une vie tranquille et heureuse.
Mais un jour l'autoroute est finie et ouverte.
La famille jusqu'alors une famille de rêve commence à se dégrader et devient une famille au point de se diviser et tout cela à cause d'une autoroute...
Très bon film, mais aussi inquiétant, avec des acteurs convaincants, comme Isabelle Huppert et Oliver Gourmet.
Vicky, Cristina, Barcelona by Tsipy
De Woody Allen
Avec Scarlett Johansson, Penelope Cruz, Rebecca Hall et Javier Bardem
Beaucoup de critiques regrettaient que Woody Allen s’en aille du nouveau continent et change autant. N’ayez craintes, il n’a pas changé autant que cela. Avec la voix off du narrateur omniscient, Allen laisse son emprunte dans la narration. A la fois présente et à la fois absente, cette voix off instaure le réalisateur dans l’histoire. Elle dirige la narration mais aussi la caméra car elle va engendrer des arrêts sur images, des travellings et des changements de lieux. Woody Allen n’est pas seulement le réalisateur, il est celui qui dirige et raconte le film dans le film.
Qui a dit que Woody Allen avait quitté son Manhattan ? Grâce au personnage de Ben, le fiancé de Vicky, le réalisateur filme New York en reconstruction. On peut apercevoir les travaux sur les ruines du World Trade Center. De plus Vicky et Cristina sont les Etats-Unis ou plutôt leur représentation. Vicky représente l’américaine installée avec son avenir organisé, bien dans sa peau et réaliste. Cristina quant à elle est l’image de la new yorkaise jamais contentée, un peu volage et surtout rêveuse. Elles sont à elles deux le reflet des femmes américaines. Mais elles ne semblent pas tout à fait heureuses dans ce New York détruit depuis le 11 septembre 2001 et se lance dans le rêve européen.
Woody Allen nous ballade dans Barcelone. Peut-être est-ce le regard américain mais à mon avis il utilise beaucoup trop de clichés. Les monuments filmés sont ceux que nous connaissons tous. Il ne donne pas d’autres images de la ville catalane que celles que l’on voit sur les papiers glacés des guides touristiques.
Mais Woody Allen mêle les deux langues avec brio. L’espagnol osé, dit à voix haute, parfois vulgaire mais si vivant affronte l’anglais, dit à voix basse, distingué et si timide. Deux langues, deux cultures s’affrontent et s’embrassent en même temps. Ce mélange très réussit amène aussi le spectateur à écouter et non pas que à regarder le film avec plaisir.
Peut-être est-ce aussi grâce à l’Espagne et à sa langue que le film est aussi sauvage, piquant, vivant et donc plus authentique.
Allen a encore plus de talent lorsqu’il fait son casting. Aucun acteur n’est mauvais, ils sont tous fantastiques, aucun d’eux ne semblent jouer la comédie mais paraissent être dans leur propre rôle. Javier Bardem est surprenant, Scarlett Johansson est étonnante, Pénélope Cruz est magnifique. Mais c’est le rôle de Vicky interprétée par Rebecca Hall qui m’a le plus enchantée, elle joue merveilleusement bien, sans aucun excès, elle interprète son rôle du début à la fin de façon très juste.
Woody Allen a certes quitter son Manhattan et cela lui va si bien. Peut-être est-ce depuis la chute des deux
tours jumelles, depuis la chute de l’emblème de New York que le réalisateur ne reconnait plus son décor parfait. Et peut-être est-ce en voyageant dans la vieille Europe que le réalisateur
new-yorkais cherche son idéal décor. Et si Vicky Cristina Barcelona n’a pas raflé les récompenses à Cannes en mai 2008 ce n’est que parce qu’il n’était pas en compétition.




