Vendredi 7 novembre 2008

Quantum of solace      by SPG


De Marc Foster


Avec Daniel Craig, Olga Kurylenko et Mathieu Amalric
 

 

La suite de Casino Royale deçoit. Le scénario par dans tout les sens, le film est trop rapide et dur à suivre. James Bond, fou de chagrin, décide de retrouver l'homme qui est derrière la trahison de la femme qu'il aimait, et découvre qu'il s'agit de Dominic Greene, un homme d'affaire impitoyable qui cherche à se remplir les poches en exploitant les réserves naturelles, et en créant des coups d'état. Même si il manque ce petit je ne sais quoi qu'on avait dans Casino Royale, on se doit de saluer la performance des acteurs, qui relèvent tout de même de film, ainsi que les cascades impressionnantes auxquelles on a le droit tout au long du film. A voir sans trop d'enthousiasme, au risque d'être déçu.


Home      by Hélène


De Ursula Meier


Avec Isabelle Huppet, Olivier Gourmet et Adélaïde Leroux
 

 

Une famille avec leurs trois enfants, habite à la campagne profonde, juste à côté d'une autoroute. Celle-là n'est pas fini, alors inutilisable. Ils mènent une vie tranquille et heureuse.
Mais un jour l'autoroute est finie et ouverte.
La famille jusqu'alors une famille de rêve commence à se dégrader et devient une famille au point de se diviser et tout cela à cause d'une autoroute...
Très bon film, mais aussi inquiétant, avec des acteurs convaincants, comme Isabelle Huppert et Oliver Gourmet.


Vicky, Cristina, Barcelona      by Tsipy

De Woody Allen


Avec Scarlett Johansson, Penelope Cruz, Rebecca Hall et Javier Bardem
 

 

Beaucoup de critiques regrettaient que Woody Allen s’en aille du nouveau continent et change autant. N’ayez craintes, il n’a pas changé autant que cela. Avec la voix off du narrateur omniscient, Allen laisse son emprunte dans la narration. A la fois présente et à la fois absente, cette voix off instaure le réalisateur dans l’histoire. Elle dirige la narration mais aussi la caméra car elle va engendrer des arrêts sur images, des travellings et des changements de lieux.  Woody Allen n’est pas seulement le réalisateur, il est celui qui dirige et raconte le film dans le film.

Qui a dit que Woody Allen avait quitté son Manhattan ? Grâce au personnage de Ben, le fiancé de Vicky, le réalisateur filme New York en reconstruction. On peut apercevoir les travaux sur les ruines du World Trade Center. De plus Vicky et Cristina sont les Etats-Unis ou plutôt leur représentation. Vicky représente l’américaine installée avec son avenir organisé, bien dans sa peau et réaliste. Cristina quant à elle est l’image de la new yorkaise jamais contentée, un peu volage et surtout rêveuse.  Elles sont à elles deux le reflet des femmes américaines. Mais elles ne semblent pas tout à fait heureuses dans ce New York détruit depuis le 11 septembre 2001 et se lance dans le rêve européen.

Woody Allen nous ballade dans Barcelone. Peut-être est-ce le regard américain mais à mon avis il utilise beaucoup trop de clichés. Les monuments filmés sont ceux que nous connaissons tous. Il ne donne pas d’autres images de la ville catalane que celles que l’on voit sur les papiers glacés des guides touristiques.

Mais Woody Allen mêle les deux langues avec brio. L’espagnol osé, dit à voix haute, parfois vulgaire mais si vivant affronte l’anglais, dit à voix basse, distingué et si timide. Deux langues, deux cultures s’affrontent et s’embrassent en même temps. Ce mélange très réussit amène aussi le spectateur à écouter et non pas que à regarder le film avec plaisir.

Peut-être est-ce aussi grâce à l’Espagne et à sa langue que le film est aussi sauvage, piquant, vivant et donc plus authentique.

Allen a encore plus de talent lorsqu’il fait son casting. Aucun acteur n’est mauvais, ils sont tous fantastiques, aucun d’eux ne semblent jouer la comédie mais paraissent être dans leur propre rôle. Javier Bardem est surprenant, Scarlett Johansson est étonnante, Pénélope Cruz est magnifique. Mais c’est le rôle de Vicky interprétée par Rebecca Hall  qui m’a le plus enchantée, elle joue merveilleusement bien, sans aucun excès, elle interprète son rôle du début à la fin de façon très juste.

Woody Allen a certes quitter son Manhattan et cela lui va si bien. Peut-être est-ce depuis la chute des deux tours jumelles, depuis la chute de l’emblème de New York que le réalisateur ne reconnait plus son décor parfait. Et peut-être est-ce en voyageant dans la vieille Europe que le réalisateur new-yorkais cherche son idéal décor. Et si Vicky Cristina Barcelona n’a pas raflé les récompenses à Cannes en mai 2008 ce n’est que parce qu’il n’était pas en compétition.



par SeBastien publié dans : Chaplinomètre
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Mercredi 5 novembre 2008

Mesrine : L’instinct de mort

De Jean-François Richet

Avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu et Gilles Lelouche

Durée 1h53


Jean-Marie 
Jean-François Richet a réalisé une étude flamboyante du personnage, tout en nous laissant le choix de pouvoir le juger. Cette rareté dans la réalisation est l’apanage des grands films. On aime ou l’on déteste le personnage ; en aucune manière, il ne nous laisse indifférents après l’avoir vu sur la toile. Le réalisateur  nous présente un Jacques Mesrine avec toute sa violence impulsive, son jusqu’au-boutisme, sa morale particulière. Jean-François Richet brosse un portrait objectif du milieu du grand banditisme des années 60, où grouillent les transfuges de l’O.A.S., mais il n’en fait pas un thème récurrent  de son œuvre. Il se concentre sur Mesrine, avec ses rapports humains et sociaux, avec ses haines et ses amours. Les liens qu’il tisse avec les femmes sont édifiants.
Dans cette première partie de l’œuvre, Mesrine nous est montré comme un homme errant sans but, vivant au fil des occasions qui se présentent. Que nous réserve le Jacques Mesrine de la seconde partie ?
Enfin, il faut saluer l’interprétation remarquable des personnages, par Vincent Cassel, Cécile de France et Gérard Depardieu. Ici l’intensité et l’intériorité du jeu rendent les protagonistes crédibles, authentiques. Pour peu, on se demandera où est la fiction dans cette œuvre, tellement son réalisme est flagrant.   

Raoul Duke

On va dire que j’ai pas vraiment eu la « j’adore attitude » !
Tout plein d’excitation après avoir vu la bande annonce, j’étais sur les starting blocs de la critique pour encenser ce que j’espérais être le film français de l’année. Et bien j’ai vu un gros plouf, et j’ai fais sniff en sortant de la salle.
Malgré tout, autant débuter avec une note positive : j’aimais déjà beaucoup Vincent Cassel, et pourtant j’ai trouvé qu’avec ce film, il a pris une dimension nouvelle. Pas seulement pour ses transformations physiques, il arrive à nous faire oublier qu’il est Vincent Cassel, qu’il est un acteur, et aussi qu’il joue la vie d’un autre ; car moi ce que j’ai vu sur l’écran c’est un homme qui vit sa vie comme à sa manière en tirant partie de ce que les autres pourront lui apporter. Cassel ne nous montre pas que le coté dur de l’homme, on assiste à ses faiblesses comme si on avait la main posé sur son épaule ; un homme parfois romantique mais surtout tés amoureux des femmes, de toutes ses femmes.
En ce qui concerne la réalisation, c’est plat, chaque volonté de rebondissement tombe à l’eau ; certes les scènes de fusillades et de braquages sont bien filmées, mais on ne ressent rien, on est pas dans l’action comme le réalisateur l’aurait voulu.
Thomas Langmann, le producteur, espérait voir naître ce projet depuis des années après avoir lu le livre de Jacques Mesrine, cependant malgré une énorme volonté de bien faire son projet n’envoûte pas le spectateur-fan-de-polar que je suis. Dommage !!! En espérant que la deuxième partie (qui sort en novembre) sera plus emballante.

Céline
Le premier volet de ce biopic est d'après moi assez réussi pour plusieurs raisons :
- l'interprétation saisissante de Vincent Cassel, qui, avec son phrasé populaire, donne une crédibilité à ce personnage presque mythique.
- Le choix scénaristique de montrer de Jacques Mesrine sans l'épargner. Le héros lorsqu'il s'évade de prison mais aussi le personnage racsiste, violent avec sa femme...
En revanche, le réalisateur a, à mon goût, fais trop d'élipse qui rendent la compréhension de cette folle histoire difficile.
J'attends vraiment le prochain volet avec impatience, j'aimerai qu'il aborde enfin la psychologie de personnage énigmatique.


par SeBastien publié dans : Focus Sur...le film du mois
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