Chaplinomètre

Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 20:11

Divorces      by Etienne

 

De Valérie Guignabodet

 

Avec  François Xavier Demaison, Pascale Arbillot

 

C’est donc après le confidentiel Danse avec lui, la comédie légère mariages,  et le film qui sent bon le silicone que Valérie dit Valou nous revient avec une comédie sur le thème du divorce, interprétée par François Xavier Demaison, Pascale Arbillot.

 

L’histoire :

Valentine et Alex sont mariés, avocats tous les deux, spécialistes des affaires familiales.
Dans l'exercice de leur profession, ils défendent le divorce du XXIème siècle : à l'amiable, dans la sérénité et le respect de l'autre, de préférence en garde alternée et en la famille recomposée, loin des vases casés et des atroces scènes de ménage de la génération précédente.
Jusqu'au jour où, par faute d'un banal adultère, leur couple vole en éclats. Et la réalité du divorce les rattrape : fini les beaux discours, place à la guerre...

Véritable observatrice des mœurs la réalisatrice a ici voulu nous livrer un film comique mais tout à la fois grave sur un phénomène socio culturel du 21 ème siècle, le divorce.

Filmer un simple divorce ne couple n’était pas assez intéressant, elle a donc mélangé et le côté privé et le côté professionnel pour que les deux dimensions se rencontrent, se bousculent, s’entrechoquent pour créer une succession de problèmes et de scènes plus ou moins cocasses.

Voila si l’entreprise de départ est honnête dans l’observation et l’analyse sociale d’un phénomène, du côté cinématographique et c’est ce qui nous intéresse et bien on dira qu’il y’a divorces pour faute grave. En effet certes cela reste une gentille comédie avec de bons acteurs. Mais la réalisatrice se perd dans un scénario au mieux bancal au pire a trou….De gentilles éllipses qui arrangent tout le monde en veux tu en voilà. Une succéssion de séquences d’une banalité liées aux conséquences d’un banal adultère.

Quand au scénario on se pose tout de même des questions, si madame cocue cherche a tout faire pour récupérer son mari lui ne fait pas le moindre effort et tout ça pour Juliette Arnaud ! Qui ?? Mais si l’ex de Mickael Youn connue surtout pour la pièce de théâtre arrête de pleurer Pénélope.  Si le couple Demaison « alex » Arbillot « valentine fonctionne bien, le duo demaison / arnaud tourne a vide.

Un film qui malheureusement est loin de son plus gros « succes » Monique observation du couple (encore….oui elle nous l’a dit ce qu’elle aime c’est le couple et la nature) entre Dupontel et une poupée gonflable…

Un film qui restera quand même un gentil divertissement et qui ne risque pas de vous faire sentir coupable d’adultère envers de bonne comédie et qui aura peut être le mérite de dissuader votre femme du mariage obligatoire….

A noter une fin faite avec un lance pierre avec une utilisation du split screen qui ne se justifie mal (Allo Ang Lee Sos je galère avec mes split screen…).

On regrette donc un peu trop d’approximations tout au long du film qui aurait pu être une bonne comédie…On attend donc la suite de cette réalisatrice fort sympathique et qui je crois est capable de beaucoup mieux.

 


 

Le syndrome du Titanic     by SéB

 

De Nicolas Hulot, Jean Albert Lièvre

 

Avec  Nicolas Hulot

 

Alors je dois vous avouer que si j’ai eu envie d’aller voir Le syndrome du Titanic c’est pour essayer de comprendre comment on pouvait parler de l’écologie sans être trop donneur de leçon mais aussi pour savoir quels sont les gestes que je fais chaque jour et qui mettent en danger la planète.
Eh bien je peux vous dire que j’ai eu une seule réponse à une de ces questions : non, on ne peut pas parler d’écologie sans donner des leçons à tout le monde.
Pour résumer le film, c’est comme une recette de cuisine : un tiers d’images piquées à Yann Arthus Bertrand, un tiers de clichés ressasser tout au long du film et un tiers de commentaires écrit par un philosophe. Mais bon le philosophe c’est plutôt Jean-Claude Van Damme.

Avant de développer ces points, il est bon de préciser que le scénario de ce documentaire est simple. On entasse des images les unes après les autres, et on n’utilise pas le principe du champ – contre champ comme au ciné mais plutôt l’exemple contre exemple. Tout au long du film, on a droit à des Chinois qui vivent dans des petites cases dans lesquels ils peuvent a peine se coucher et juste après des chiens qui vivent dans des cages d’oxygéne un peu plus grandes mais beaucoup luxueuses. Ou encore, des images de clochards avec juste derrière les images du premier jour de vente de l’Iphone. Bref, c’est une accumulation d’images collées les unes aux autres, qui accumulent les clichés et surtout n’ont aucun intérêt. Car Nicolas Hulot n’explique rien, il n’a absolument pas un rôle de pédagogue. Il nous sert cette accumulations d’image, dont certaines ont du être piquées à Yann Arthus Bertrand et c’est tout.
Alors il y a des clichés dans la réalisation mais il y en a tout autant dans le commentaire.
Comme l’aurait dit Jean-Marie l’année dernière, on est devant une accumulation de poncifs. Je ne sais pas si ces deux dernières semaines vous avez regardé les guignols, ils font des sketchs avec Nicolas Hulot, ca s’appelle « Le saviez vous ? » et en gros, on voit Hulot qui dit : s’il n’y avait plus d’arbres, les oiseaux feraient leurs nids par terre. Quand j’ai vu ça, je me suis dit, ils sont vaches avec lui quand même. Mais après avoir vu le film, je me dis que c’est exactement ça. Donc plutôt que d’aller voir le film regarder les guignols, vous apprendrez autant de choses.
Je dois dire qu’après 20 minutes de films, j’ai compris qu’il fallait que je vois cette œuvre comme une comédie et je peux vous dire qu’on a un paquet de répliques savoureuses.
Allez, je me fais plaisir et je vous en cite quelques unes, c’est plutôt celle de la bande annonce parce que je n’ai pas osé prendre des notes pendant le film mais je le regrette un peu.
Alors on y va : « Je nous observe standardisé, quasi désintégrés. Je nous regarde ballotés entre le virtuel et le réel qu’on n’arrive plus à distinguer. »

«Comment se résigner quand on voit que le superflu des uns est sans limite alors que l’essentiel des autres n’est même pas satisfait. On doit rien admettre de tout cela car c’est tout simplement inadmissible ».
En gros, ben c’est des vérités toute faites mais rien de plus.
Mais attention, il y a dans ce film, LA vanne ultime, celle qui vous fera marrer pendant 15 jours et qui sera de bon ton de ressortir en société pour faire rire toute l’assemblée :

« Jusqu’ou suis-je vraiment prêt à aller dans le choix et le renoncement ». J’avoue c’est pas très drôle mais si vous collez cette phrase à une autre : « Je suis un enfant aussi moi de cette société de consommation, je dois avancer pas à pas vers plus de cohérence ».
Et après avoir entendu ça, je me suis dit : il se foutrait pas un peu de notre gueule le Nico (pas Sarkozy parce que lui on le savait déjà) parce que le mec il vient nous donner des leçons sur la société de consommation alors qu’il tente de nous vendre ses gels douche et ses déos Ushuaia. Et en plus, il travaille quand même pour la plus grande chaine d’Europe qui vend à Coca du temps de cerveau humain disponible.

Alors après ça, que dire de plus. Je dirais MERCI, merci Nico de m’avoir permis de faire une chronique sur une comédie alors que je pensais faire un documentaire. Merci Nico de préférer éveiller les consciences citoyennes avec une émission télé en montrant les dangers de nos actions sur la nature, tu es plus doué pour cela. Merci Nico de bien vouloir donner l’argent fait avec ce film à des associations qui en ont besoin, ce serait quand même la moindre des choses. Et enfin merci Nico de me permettre un dernier bon mot, facile mais tellement vrai : avec le syndrome du Titanic, Nicolas Hulot touche le fond !!

 

 

 


 

 

Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 19:18

Funny People     by Rémi

 

De Judd Apatow

 

Avec Adam Sandler, Seth Rogen, Jonah Hill, Leslie Mann, Jason Schwartzman

 

            Funny people, les gens marrants. Annoncé brut comme cela, on pourrait penser que le film de Judd Apatow est consacré à l’équipe de Pendant Ce Temps Là… A dire vrai, nous aurions parfaitement put être les personnages de chacun des précédents films estampillés Apatow (qu’ils le soient au niveau de l’écriture, de la réalisation ou de la production), et ce grâce au fait que chaque personne présente dans ce studio est, quelque part au moins, un adulte qui a refusé de devenir grand (métaphoriquement bien sûr, mais également littéralement pour l’un d’entre eux). Oui, nous aurions put. Mais voilà, Funny People marque un tournant dans la filmographie du pape de la nouvelle comédie hollywoodienne, tournant qui fait que les grands enfants un peu (ou parfois carrément) débiles ont perdu leur place de protagoniste principal. Le nouveau apato-héros n’a rien du loser attachant mais lorgne plutôt du côté du self-made man désabusé. Maturité du personnage principal, film de la maturité pour la seulement troisième réalisation de Judd Apatow. Oui, Funny People c’est tout cela, mais plus encore.

 

            George Simmons, star du stand up devenu également acteur dans des comédies alimentaires proches du niveau zéro, apprend qu’il est atteint d’une forme très rare et agressive de leucémie. C’est à ce même moment qu’il rencontre Ira Wright, jeune comique qui passe régulièrement dans un club et qui survit en travaillant chez un traiteur de centre commercial. George va engager Ira pour lui écrire des vannes, mais pas seulement. Comme vous l’entendez, nous sommes désormais très loin des scénarios habituels de l’écurie Apatow, puisque cette fois-ci la question de vie et de mort est bien réelle. Oui, parce qu’elle était quand même présente avant mais de manière plus métaphorique, par exemple dans SuperGrave, qui mettait en exergue la seule véritable question de vie de mort pour un lycéen de dernière année : le faire avant d’arriver à l’université. L’autre évolution principale, qui représente sans doute également la plus grande réussite du film, c’est de nous plonger dans l’univers des funny people, de partager le quotidien des professionnels de l’humour, et ce à différents échelons de célébrité, c’est-à-dire de l’illustre inconnu à la superstar. En effet, si les protagonistes des précédents films se vannaient en permanence (où étaient tellement débiles que la vanne était inutile), nous avons ici à faire à de véritables vanneurs professionnels, ce qui donne lieu à des scènes vraiment hilarantes, mais sans qu’elles reposent systématiquement sur le même procédé comique, ce qui est plus qu’appréciable.

De ce fait, si à l’instar des autres films Apatow, les joutes verbales et le comique de situation sont évidemment présents, on trouve également des sketches de stand up écrits pour le film. Ainsi, un nouvel univers comique s’installe, univers empreint d’une certaine angoisse : celle de la page blanche, mais aussi et surtout celle du bide total. Il est à noter que cette angoisse est inexistante au sein de l’équipe de Pendant Ce Temps Là…, puisque ici l’on assume tout, chose pour laquelle nous avons sans doute tort. Passons. Cette tension sous-jacente de la peur du bide, qui est principalement présente chez Ira, fonctionne de pair avec la tension enveloppant la maladie de George.

Cette conjugaison d’humour nécessaire et d’humour gratuit, sous-tendue par une noirceur omniprésente (notamment chez George), donne au film un ton vraiment particulier voir unique. La fascination de Judd Apatow pour le monde du stand up le pousse à peut-être réaliser  son film le moins drôle, mais également le plus touchant voir carrément le meilleur. La qualité du film revient d’une autre manière aux acteurs, puisque quasiment toute la famille a été réunie, aussi bien celle de sang (Madame et Mesdemoiselles Apatow étant présentes au générique) que celle de cœur : Jonah Hill, Jason Schwartzman, Seth Rogen et surtout Adam Sandler qui trouve ici son meilleur rôle. Vous pourrez même voir des images de ce dernier à l’université, images filmées par son colocataire de l’époque, un certain Judd Apatow. La famille est donc primordiale dans le monde de Judd Apatow, et si elle est toujours triomphante, elle n’a pas l’exclusivité des liens du sang. Apatow fait donc qui lui ressemblent, qui ressemblent à sa vie, et bon sang on a vraiment envie d’en faire partie.

 

            En conclusion, Judd Apatow réalise avec Funny People un film hybride entre ses œuvres habituelles et ce que pourrait offrir n’importe quel bon film indépendant américain (Juno s’il ne devait en rester qu’un). Il n’y a d’ailleurs qu’à écouter la bande-son composée par Jason Schwartzman pour s’en convaincre. C’est donc avec un film plus sombre plus sérieux mais paradoxalement toujours aussi drôle que Judd Apatow s’est ouvert à un plus grand public. C’est en s’ouvrant à un plus grand public qu’il a essuyé son premier échec. Un paradoxe en chasse un autre

 

 

500 jours ensemble     by Tsipy

 

De Marc Webb

 

Avec Zoey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt

 

 

Un film réalisé par Marc Webb, le réalisateur de clips qui ici tente son premier long métrage cinématographique.

500 jours ensemble est un film assez étrange et très simple. Il prend le genre de comédie romantique pour détourner le genre en comédie non romantique. Tom est fou amoureux de Summer et cela depuis plus de 500 jours. Le film raconte du point de vue de Tom les jours de leur non romance. Car oui il s’agit d’amour mais loin d’être une histoire d’amour, Tom lui est amoureux, mais Summer ne l’a jamais été.

Le rythme du film est complètement déstructuré grâce à un chapitrage très bien fait, on passe du premier jour idyllique de leur rencontre au dernier jour correspondant à leur séparation. Toutes les images et toute la narration est subjective car c’est Tom qui raconte l’histoire selon ses souvenirs quelque peu effacés des point négatif et révélateur du non-amour de Summer.

Tom est un looser, il croit en l’amour et reste persuadé malgré la rupture que Summer est la femme de sa vie. Un looser est toujours accompagné par une bande d’amis de looser. Ses deux amis de toujours sont très touchant : l’un a connu sa femme à la maternelle et pour lui l’amour n’est pas une quête mais a toujours été acquis. L’autre, à l’inverse, a rejeté l’amour de sa vie car personne n’a jamais voulu de lui. Un personnage remet Tom à sa place, c’est à dire dans la réalité, il s’agit de sa sœur âgée de 10 ans, qui, très lucide, donne des leçons sur l’amour.

Le tout se passe bien sûr à New-York dans la ville où les Américains vont chercher du travail mais aussi l’amour et qui reste éternellement la ville des célibataires.

Les acteurs, Joseph Gordon-Levitt et Zooey Deschannel, sont époustouflants, leur douceur visuelle et reflètent bien la violence psychologique qu’ils s’infligent.

Marc Webb met en place une musique, qui n’est pas seulement accompagnatrice mais une narratrice. Il instaure  plusieurs narrations. Une voix-off en anglais représentant  le personnage principal. Une voix-off omnisciente, en français, comme si le français était la voix narratrice de l’amour, qui nous écarte de ce regard subjectif, elle n’est pas moralisatrice au contraire, elle n’hésite pas à humilier les personnages.

Le réalisateur mélange les genres. On assiste à une scène très drôle, le lendemain de la première nuit des deux personnages, Tom part au travail en affichant un sourire béat. Puis se met en place le genre de la comédie musicale, le personnage danse et chante avec les figurants. Cette scène très surprenante fait rire et reflète bien l’état d’esprit du personnage et rappelle peut-être aux spectateurs certains souvenirs.

Il prouve ici qu’il manie très bien la caméra. Une scène est très belle, Tome est invité chez Summer alors qu’ils se sont quittés. Un split screen se met en place avec deux titres : « attentes » pour l’un « réalité » pour l’autre. Cette scène accompagnée d’une musique superbe est très émouvant et superbement filmée.

 

Cependant le réalisateur n’ose pas et les quelques scènes de folie qui décalent le film sont géniales, j’aurais aimé qu’il tente plus et que le film soit entièrement décalé, mais je pense que le second sera plus culotté et donc plus réussit. Marc Webb est donc un réalisateur qui prouve dès son premier film qu’il est un réalisateur doué qui promet de belles choses pour l’avenir de la comédie indépendante américaine.

 

 

 

La vida loca       by Céline

 

De Christian Poveda

 

 

A venir


 













Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 16:35

The informant!      By Rémi

 

de Steven Soderbergh

 

Avec Matt Damon, Scott Bakula



           Dans la savane cinématographique, il existe une tribu bien étrange. Elle s’appelle la tribu des réalisateurs bicéphales. Ces êtres étranges se caractérisent par d’énormes yeux permettant de voir dans l’obscurité des salles de montage, des membres antérieurs  aux extrémités longues et agiles permettant d’actionner divers mécanismes d’enregistrement de type caméra et enfin (et c’est ce qui différencie cette tribu des autres tribus de réalisateurs) une filmographie scindée en deux univers concomitants et pourtant souvent diamétralement opposés, ce qui a donné son nom à l’espèce. Parmi les individus présents au sein de cette tribu, certains se démarquent. Il y a tout d’abord Robert, plus connu sous le nom « Le Mexicain » et qui alterne avec une régularité peu commune films niais pour ados pré-pubères et films violents à tendance gore. Il y a également Danny, mais que tout le monde appelle « Big Boyle » et qui s’attaque à tous les genres, mais avec une alternance qualitative. Une daube, un chef d’œuvre, une daube, un chef d’œuvre. Malheureusement, « Big Boyle » s’est fait récemment voler sa place de leader. En effet, le chef de la tribu est désormais le plus excité et super actif de la bande, un peu comme chez nous en fait. Steven, Steve, « Stevie le Yankee », enfin Mary Ann comme on l’appelle, a donc pris les rênes de la tribu grâce à son talent à enchaîner drames parfois pas trop mal fichus et comédies un poil lourdingue. Manque de chance, c’est un film de la seconde catégorie qui nous intéresse aujourd’hui, puisque seulement trois mois après Girlfriend Experience sort The Informant !

            Résumé : Mark Whitacre, cadre supérieur dans une société agroalimentaire de stature internationale, décide de révéler au grand jour des agissements qui ont court sur le marché mondial. Il s’agit en l’occurrence d’une entente entre les différents producteurs de maïs sur le prix de la lysine (ne me demander pas ce que c’est). Oh mon dieu, mais c’est un véritable scandale, mais qui donc oserait faire ça ? A côté de ça, le Watergate, c’est la rubrique de chiens écrasés. Vous l’aurez compris, faire un film sur scandale dont personne n’a entendu parler et dont tout le monde se fiche, ce n’est pas à première vue le meilleur départ possible. Enfin, je dis tout le monde mais ce n’est pas tout à fait vrai, puisque le FBI va s’intéresser à l’affaire. Oui, vous comprenez, s’entendre sur les prix dans le pays où le capitalisme et l’hyper concurrence sont rois, c’est un peu comme prendre sa carte au parti communiste. Suite du résumé : Des agents du FBI demandent des preuves à Whitacre, qui va donc se transformer en taupe pour le gouvernement américain. Mais Mark Whitacre est un homme plutôt bizarre dont les obscures motivations vont finir par lui causer plus d’ennuis que les récompenses sensées revenir à un homme pour services rendus à la nation. Et là, vous vous dites que si c’est aussi passionnant que ça en à l’air, les 107 minutes doivent être terriblement longues. Ce n’est pas faux. Pour exemple, dans la salle où je me trouvais, nous avons terminé la projection avec 50% de spectateurs en moins qu’au début. Cela peut paraître impressionnant comme ça, mais en fait on été que six quand les lumières se sont éteintes. Ca par contre, c’est révélateur.

            Avis (il serait temps) : je vais tenter d’être clair et concis, à l’inverse de Marc qui se perd (et nous perd) en digression perpétuelles et ceux même pendant les moments où l’intrigue progresse, ce qui fait donc que cette dernière nous passe quand même pas mal par dessus la jambe. Si cette proximité avec Mark entraîne un attachement indéniable avec le personnage remarquablement interprété par Matt Damon, cet attachement s’étiole vers la fin du film car le personnage devient à la fois plus et moins ambigu. En fait, on passe par trois stades. Stade n° 1 : « Pfou, ce qu’il est con ! » Stade n°2 : « Soit il est très con, soit c’est un véritable génie » Stade n°3 : « Ah ben non. En fait, il est juste très con ». En ce qui concerne Steven Soderbergh, il faut bien que c’est en peu la même chose. Non, non, je ne me permettrais pas, mais il faut bien avouer que réaliser un film sensé se dérouler dans les années quatre-vingt dix avec un aspect totalement seventies, c’est quand même assez déroutant. Ceci l’est d’autant plus quand le film repose sur un unique procédé comique qui puise son essence dans une autre époque : les années cinquante. En effet, si la musique donne une touche burlesque à l’ensemble, le film ne s’appuie finalement que sur cette dernière pour faire rire, transformant la touche burlesque en gros pâté digne d’un cours de dessin en maternelle. Si Soderbergh crée un double décalage pas inintéressant, ce procédé n’est jamais renouvelé durant le film, provoquant ennui et frustration. En résulte dans le film une ambiance vraiment particulière, sorte de Branquignole joue à 007. S’il fallait faire une comparaison, il ne semblerait pas inadapté de dire que Steven échoue là où Michel (Hazanavicius) a réussi avec OSS 117. En effet, si ce dernier est un héros un peu débile, raciste et misogyne (et pourtant diablement sympathique), il n’en reste pas moins un vrai héros qui se révèle tout au long du film. Mark Whitacre a lui tout de l’antihéros, mais ne parvient jamais à faire évoluer ce statut de base. On a donc avec un nul, qui malgré tous ses accomplissements, reste définitivement un nul dont la pensée finit par totalement nous échapper.

            Conclusion : j’en viens à me demander si ce film est mauvais non pas parce que Soderbergh a raté dans ses intentions de faire un bon film mais plutôt parce qu’il a réussi dans ses intentions d’en faire un mauvais. Si c’est effectivement le cas, et bien mission accomplie Mary Ann, mais il faudrait quand même voir à prendre quelques cours avec Ang Lee, histoire de se perfectionner dans l’art d’être mauvais.

 

 

 

Le petit Nicolas     By Tsipy

 

De Laurent Tirard

 

Avec Valerie Lemercier, Kad Merad, Sandrine Kiberlain, François Xavier Demaison

 

 

 

Personne n’a pu échapper au petit Nicolas, le dernier blockbuster français avec tout ce qui va avec : un héros légendaire pour les grands, une histoire pour les petits et sur les petits, des acteurs connus qui apportent leur propre public. Et par-dessus cela une vision partout : à la télévision, à la radio, sur Internet et dans la rue, bref on a beau essayer, mais on ne peut y échapper.

L’histoire est pourtant la plus simpliste : Nicolas connaît une vie parfaite : son papa et sa maman l’aiment, ses amis sont super et la maîtresse est gentille. Nicolas surprend une conversation entre ses parents, il comprend alors vite l’horreur de la chose : il va avoir un petit frère, ses parents vont l’emmener dans la forêt pour l’abandonner comme le Petit Poucet. Alors bien sûr l’originalité du scénario est très basique, un film que l’on pourrait accorder à une adaptation de Cédric, Titeuf ou les Razmoket. Impossible pour le petit Spirou qui est beaucoup plus coquin, il manque cela dans le film, Nicolas est tout de même bien trop mignon pour un garçon de 8 ans.

Our les connaisseurs de la bande dessinée, le film est bien adapté et on retrouve quelques scènes que l’on avait lues, c’est alors un plaisir de les voir sur grand écran et animées.

La réalisation est travaillée, Laurent Tirard a bien étudié filme avec délicatesse du point de vue des enfants de 8ans, quelques contre plongés et plongés, mais sans abus, elles sont utilisées à bon escient. Il montre de manière intelligente le point de vue des enfants dans le film.

On ne peut écrire sans parler des acteurs, honneur aux âgés : Kad Merad et Valérie Lemercier sont justes excellents dans ses rôles qui leur collent à la peau. Valérie Lemercier en bourgeoise coincée pas de rôle en contre-emploi et a l’habitude de jouer ces personnages et elle le fait bien. Kad Merad, lui aussi a l’habitude de jouer l’adulte drôle, pas forcément bête mais loin d’être intelligent. C’est Sandrine Kimberlain qui dans le rôle de l’institutrice m’a surpris agréablement, dans le rôle de la maîtresse que l’on appellera à jamais mademoiselle. Cette actrice peut décidément tout jouer, dans chacun de ses rôles, elle me surprend par son talent. Mais avec une adaptation, on attendait au tournant les interprétations des enfants, je dois dire que dans ce film, [tout comme dans les Choristes, film du même genre] les jeunes acteurs sont surprenants par leur capacité à jouer, on oubli très vite qu’il s’agit d’acteurs. Petit bémol tout de même sur le personnage de Nicolas qui n’a pas le petit nez retroussé de mes souvenirs. Mais un gros coup de cœur pour le jeune Clotaire, le dernier de la classe qui a beau essayer mais reste celui qui va toujours au coin, joué Victor Charles, l’acteur est attachant et doué. Le premier de la classe, le binoclard, amoureux de la maîtresse et toujours le premier à savoir les réponses est aussi très habile pour un enfant dans son interprétation. Ces deux acteurs sont sans le moindre doute ceux qui sortent du lot et que l’on va sûrement revoir sur grand écran.

Les décors et costumes sont très soignés et c’est bien dommage, pas de bobos sur les coudes et pas de croûtes sur les genoux cagneux de nos héros, bien propres sur eux, trop propres pour des canailles et garnements.

Dans l’ensemble, Le petit Nicolas est une réussite et l’on ne s’attendait pas à moins, un film soigné qui va sans doute relancer les ventes du Petit Nicolas en bande dessinée, que les jeunes vont réclamer à leurs parents. Je ne suis pas voyante mais il annonce d’être le succès du mois d’Octobre, pile pour les vacances de la Toussaint qui vont arriver très vite, les familles vont se rendre dans les salles obscures et ne vont pas être déçus. Le film est celui qu’il prétend être : un divertissement plaisant mais pas révolutionnaire. Une adaptation de la BD pour les parents et un film sur eux pour les enfants. Un film à l’esthétique très bien travaillée mais à mon avis beaucoup trop lisse. Bien que le but n’était pas de les égaler, nous sommes bien loin des 400 coups de Truffaut et à mille lieux de Zéro de conduite de Vigo qui restent pour moi, les meilleurs du genre. 

 

 

 

 

Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 23:20

 

Démineurs     by Etienne

 

De Katherine Bigelow

 

Avec Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Gerarthy, Ralph Fiennes

 

S’il ne devait en rester qu’un en l’occurrence ça serait une. Katherine Bigelow, célèbre réalisatrice du fameux Point Break avec Patrick Swayze et Keanu Reaves nous revient pour le meilleur et surtout pour le meilleur aussi. Plus de 20 ans de carrières et seulement, si j’ose dire 8 films. Aux frontières de l’aube, Strange days, point break et maintenant Démineurs. Que dire ? Et bien que c’est le film de la maturité, et permettez moi de vous dire que les réalisatrices de film d’action existent et Katherine en est sûrement la meilleure représentation.

Il aura fallu attendre un an pour que son dernier opus et non obus (ça c’est fait…) sorte dans nos contrées européennes, un an pour qu’un distributeur se décide enfin à nous projeter ce qui est sans aucun doute son meilleur.

A l’image d’un Platoon pour la guerre du Viet Nam, a partit d’aujourd’hui on pourra parler de Démineurs pour l’Irak.

Mais de quoi ça parle ? Bien de déminage bien sur…

Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l'US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore... explosive.

En soi le film nous plonge dans l’enfer de la guerre en Irak vu du coté d’une unité d’élite, les démineurs, Katherine Bigelow

Kathryn Bigelow allie un savoir faire à toute épreuve en terme de mise en scène, surtout lorsqu'il est question de séquences mouvementées. Hélas, il aura fallu attendre presque sept ans pour la voir revenir sur le devant de la scène avec Démineurs, film sur la guerre en Irak au budget d'à peine huit millions de dollars. Ce qui est ridicule par rapport à de grosses super productions….

La guerre est une drogue», une courte phrase d'introduction qui hantera l'esprit du spectateur durant 130 minutes. Inspiré par l'expérience de Marc Boal, journaliste qui a suivi les équipes de déminage en Irak et qui signe également le scénario, Démineurs dépeint le quotidien d'un groupe d'hommes officiant dans une des professions les plus dangereuses et paradoxalement l'une des moins mises en valeur sur grand écran.

En plus, quatre équipes munies de caméras super 16 sont chargées de filmer l'action en simultanée. Le résultat se voit à l'écran, le sentiment d'immersion  et d'immédiateté n'aura jamais été aussi fort, que ce soit lors des séquences hallucinantes de tension de déminages ou lors de l'éprouvant passage en plein désert contre des snipers. Séquence à la tension extrême.

Le fait d’avoir engagé de quasi inconnu fait reposer sur eux une vulnérabilité que n’auraient pas eue des têtes d’affiches.

Le personnage de Jeremy Renner qu’on aura pu voir en méchant dans le film Swat, se révèle et révèle toute l’étendue de son génie.

Katherine Bigelow parvient à allier des séquences de tension extrême à des plans d’une beauté graphique exceptionnelle. Un film de guerre ou la beauté des images appuient encore plus le tragique de la situation.

De plus la réalisatrice ne prend pas de parti, elle ne s’affiche pas en étant une pro guerre ni en réalisant un brûlot anti guerre. Elle ne fait que décrire et mettre en scène la situation explosive en Irak, et plus particulièrement de la section délite des démineurs.

A l’image d’un Jarhead de Sam Mendes, ou de Redacted de De Palma, Bigelow signe sans doute l’un des films de l’année beau et dure. A voir de toute urgence.

 

 

Fish Tank     by Tsipy

 

De Andrea Arnold

 

Avec Katie Jarvis, Kierston Wareing, Michael Fassbender

 

Andréa Arnold est décidément une des chouchoutes de la croisette, son dernier et premier long métrage Road trip avait été primé par le jury cannois en 2006 et voilà que trois années plus tard Arnold rafle le même prix pour son second film : Fish Tank.

N’ayant pas vu Road Trip j’attendais avec impatience la sortie de l’Aquarium, Fish Tank, pour voir cette nouvelle réalisatrice anglaise renommée.

A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle avec une unique passion : la danse hip hop. Un jour d'été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s'installe chez elles. Est-ce enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?

Il est vrai que le film nous raconte cette histoire mais peu de choses restent crédibles.

La performance de Katie Jarvis  est félicitée par les spectateurs et la critique à juste titre, une jeune femme totalement amatrice que la réalisatrice a recruté sur un quai alors qu’elle s’engueulait avec son petit-ami. Son jeu est particulièrement juste pour une comédienne débutante, elle incarne le rôle de façon surprenante. Pour certains spectateurs le fait qu’elle ne danse pas très bien sonne faux dans le film, mais cela ne m’a pas forcément gêné et je pense que cela ne détruit pas le récit. L’actrice est vraiment fantastique et sublime, une actrice qui déborde d’énergie mais qui laisse entrevoir une partie d’innocence. On peut saluer aussi les autres acteurs : le beau-père : Michael Fassbender, qui joue très bien l’homme faux et malsain. C’est Kierston Wareing, dans le rôle de la mère, une actrice qui mérite une place, elle interprète avec brio la mère désabusée.  

Fish Tank nous dit-on est un film dans la tradition social britannique, en bref à la Ken Loach et héritant du Free Cinéma des années 1960.

On sent bien que la caméra est dirigée par une femme, avec un regard particulier, elle va s’approcher très près des regards et parties de visages de ses personnages. Il est vrai qu’elle utilise énormément voire tout le temps la caméra épaule. Mais cette caméra perpétuellement mobile ne me semble pas justifiée. Dans certains films la caméra épaule est un personnage à part entière ou a un rôle très particulier qui rend son mouvement nécessaire voir indispensable. La caméra ambulante d’Andréa Arnold est ici  à mon avis peu utile.

Le scénario quant à lui manque de rythme, la première partie est très intéressante et on apprend beaucoup de notre personnage principal. Dans la seconde partie tout s’essouffle un peu et on attend, la dernière partie est celle où tout arrive d’un seul coup. Alors soit trop, ne soit pas assez, le récit manque d’équilibre et cela rend le film lent et long.

Néanmoins elle filme les quartiers populaires du Sud de l’Angleterre avec intelligence. Elle les montre avec pudeur et sans caricatures, en restant centré sur cette jeune femme et sa famille, on évite une surenchère. C’est grâce à la jeune fille que l’on découvre les décors et ceci est assez bien travaillé. Le son est utilisé avec justesse, j’avais peur d’une trop forte présence de la musique, ce grâce à quoi vit l’héroïne, mais elle n’est pas écrasante.

Je regrette aussi d’être restée figé sur Mia et Connor, j’aurai aimé connaître un peu plus la mère, la fille et le jeune gitan. On les survole trop ; approfondir leur personnage aurait rendu le film plus intense et plus profond.

Pour terminer, j’ai trouvé ce film léger alors que je m’attendais à un film plus prenant. Bien que les acteurs soient surprenants et fantastiques, la caméra est trop aérienne et la réalisatrice aurait mieux fait de garder les pieds sur terre. Le fil fait état de constat alors qu’une dénonciation aurait été plus judicieuse. 




 

 

 

Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 19:44

District 9     by Rémi

 

De Neil Blomkamp

 

Avec Sharlto Copley, David James (II), Jason Cope

 

 

 Petite mise au point d’entrée de jeu, on ne dit pas District “Neuf”, mais District “Nine”. Je vous entends déjà derrière votre poste vous dire : « Lui, il est strict, dis donc ! », ce à quoi je répondrai par la négative, mais de la façon la plus tranchée possible, c'est-à-dire dans la langue de Goethe : « Nein ! ». Vous avez compris ? … strict, dis … (district) nein (9). Donc, voilà pour tous ceux qui auraient eu des doutes suite à l’émission de la semaine dernière, les jeux de mots pourris seront plus que jamais présent cette année et seront même encore plus pourris. De plus, comme je pense avoir d’ores et déjà mis la barre à un niveau de nullité exceptionnel avec celui-ci, l’année risque d’être longue pour certains. Mais revenons plutôt à District 9, puisque disons le tout de go, il s’agit d’un film de SF vraiment réussi, mais qui donne surtout envie de suivre Neill Blomkamp, qui réalise donc ici un premier long plus qu’encourageant. Il y a plus de vingt ans, un vaisseau extra-terrestre apparaissait dans le ciel de Johannesburg. Ses occupants ne montrant aucune animosité particulière, ils furent parqués comme de simples réfugiés dans le District 9 en attendant une évolution de cette situation peu commune. Les différents Etats de la planète étant incapables de décider quoi que ce soit, la gestion de cette population fut déléguée à une organisation privée, la Multi-National United, qui décida qu’il était temps de déplacer les « crevettes » (surnom du à une apparence mélangeant insecte et crustacé) dans une zone moins proche de la population terrienne de Johannesburg. Malheureusement, le directeur de cette opération va contracter un virus recomposant son ADN et va se retrouver malgré lui au centre d’enjeux planétaires. Comme vous pouvez le constater, ce synopsis, bien qu’intriguant, ne met qu’en même pas non plus l’eau à la bouche. L’histoire semble un peu partir dans tous les sens, tout en restant étrangement familière. Plus que le scénario en lui-même, c’est bien la manière dont l’a traité Neill Blomkamp qui importe ici. Ce qui fait que ce film est un film de science-fiction n’est pas la présence d’extra-terrestres, mais bel et bien le fait que dès la première seconde du film ces extra-terrestres font partis intégrante du schéma, de la diégèse du film, exactement au même rang que n’importe quel humain. La rencontre du troisième type ne peut avoir lieu, bon déjà parce qu’en Afrique du Sud, faire des montagnes avec de la purée ce n’est pas trop leur truc, mais également et surtout parce que les deux entités (humanité et extra-humanité) sont exactement similaires et finalement n’en forment qu’une seule. Gamin traumatisé par l’apartheid, Neill Blomkamp traite le problème racial par le jusqueboutisme pour mieux montrer son absurdité. Si cette intention est évidemment louable, l’envie de faire passer un message fini par prendre sur le pas sur l’envie de raconter une histoire et l’on se retrouve au final avec un eternel cliché, une union sacré entre deux personnes qui n’avaient apparemment rien en commun mais qui se ressemblent finalement bien plus qu’ils ne le pensent. En revanche, si le réalisateur c’est un peu perdu sur le fond de son discours, sa forme représente à elle seule une raison suffisante pour aller le voir. La réalisation est tout simplement géniale et présente l’intérêt de mélanger les codes du cinéma de fiction et du documentaire, mais également ceux du reportage télévisuel et du flash info. Pour ceux qui le connaissent, Peter Watkins a donc enfin trouver son successeur et il semble quasi inévitable que l’élève dépasse le maître dès les prochaines années, tant ce dernier semble avoir oublié que ce choix servait avant tout à ancrer le spectateur dans cette réalité fictionnelle pour mieux développer son malaise et non à transposer tout conflit passé ou futur dans un présent cinématographique. Pour ceux qui ne connaitraient pas Peter Watkins, ne regardaient surtout pas La Commune, mais jetez-vous plutôt sur l’incroyable Punishment Park. Claque cinématographique garantie. Mais je viens de me perdre dans le cosmos intersidéral de ma pensée, donc on tourne à gauche après la prochaine nébuleuse, tout droit jusqu’à la ceinture d’Orion et nous revoilà dans le District 9. Et finalement, tout le film peut se résumer dans cette dernière phrase. L’impression de dépaysement total qu’offre le film au premier abord n’est en fait due qu’à l’utilisation de sentiers battus et rebattus, mais pas par le cinéma. On retrouve donc très vite notre chemin, mais presque par plaisir. District 9 est un film de science-fiction dont la vérité se trouve ici, parmi nous, tous les jours, et c’est tant mieux.

En bref (le retour), Peter Jackson ne s’est vraiment pas tromper avec Neill Blomkamp, puisqu’il a adoubé sans aucun doute l’un des futurs grands noms du cinéma science-fictionnel. On attend donc la suite avec impatience, en espérant que cette suite coïncide avec un retour dans le passé, c’est-à-dire une remise à flots du projet Halo avec à sa tête le jeune sud-africain.

 

 

A propos d’Elly     by Céline

 

De Ashgar Farhadi

 

Avec Golshifteh Farahani, Taraneh Alidousti, Shahab Hosseyni

 

Un groupe d'amis, anciens étudiants en droit décident de se retrouver pour un weekend de vacances au bord de la mer Caspienne. Ils sont en couples, certains ont des enfants... Sedipeh, qui organise le voyage, décide d'inviter Elly, l'institutrice de sa fille afin de la présenter à son ami Ahmad.

Ils se retrouvent tous donc dans la bonne humeur, dans une villa au bord la plage. Elly et Ahmad fond connaissance, les amis ne manquent pas de charrier le jeune homme et la jeune fille, ce qui énerve Elly, pas habituée à ce genre de plaisanteries. Elly est discrète, réservée, et se met volontiers à l'écart du groupe bien qu'elle ne leur reproche rien.

Le séjour bat son plein. Et soudain, Elly disparaît. Le groupe d'ami va partir à sa recherche, au sens propre, comme au figuré.

Au début du film, on croirait à une comédie légère, banale... La disparition soudaine d'Elly plonge vraiment le spectateur dans un suspense insoutenable, les décors sont aussi la pour nous rappelé l'atmosphère étouffante de ce huit clos. La villa occupée par le groupe d'amis est insalubre, sans chauffage, ce qui rajoute au stress des personnage et puis le personnage central du film, la mer, véritable élément déclencheur des querelles internes. Le bruit de la mer est sans cesse présent ce qui rajoute considérablement au suspense de ce film.

La performance des acteurs et actrices est incroyable. Il m'est arrivée plusieurs fois dans le film de ne plus regarder les sous titres pour me concentrer au mieux sur les acteurs. Les personnages sont aussi attachants et leur psychologie est étudiée jusqu'au bout, dans sa complexité.

Ce n’est pas souvent qu'on voit un film iranien qui n'aborde pas le quotidien difficile in errant à la condition politique du pays. Selon moi, on en apprend beaucoup plus sur la société Iranienne dans ce genre de film que dans des films qui abordent de manière frontale le quotidien d'un pays en crise. Avec « A propos d'Elly », le spectateur arrive à cerner les difficulté de cette culture (évidemment, le spectateur doit faire un effort intellectuel mais va-t-on au cinéma que pour se divertir ?)

Enfin dans ce film, on découvre l'Iran moderne, la nouvelle bourgeoisie Iranienne qui évolue dans des chemins de pensée loin des idées reçues.

 

 

 

Le coach by SeB

 

De Olivier Doran

 

Avec Jean-Paul Rouve, Richard Berry, Anne Marivin

 

Le coach d’Olivier Doran, alors, Syndrome Ed Wood ou pas ?
Allez, je m’engage un peu et je dis : ou pas.
Et pourtant Olivier Doran, c’est quand même Perle rare, un film très rare puisque personne ne s’en souvient, c’est aussi Le déménagement, un film qui n’a pas fait de carton au box office et également Pur Week end, un pur film, non je déconne.

Donc a priori cela ne sentait pas bon pour ce film.
L’histoire non plus il faut bien le dire : Maximilien Chêne (Richard Berry) est un coach qui transforme en or tout ce qu’il touche. Laure Manaudou, le PSG, bref, de la fiction. Mais cet homme à des problèmes avec le jeu. Pour renflouer son compte en banque, il accepte la mission d’une multinationale pour coacher Patrick Marmignon (Jean-Paul Rouve), bon il a bien un nom de looser, chef de projet qui a un vrai potentiel mais qui ne sait pas manager ses équipes. Il doit prochainement présenter à des Chinois un projet décisif pour la société. Bref, du vu et du revu, mais là où ça se corse, c’est que comme ce Marmignon est le neveu du président, Chêne va devoir le coacher à l’insu de son plein gré. En plus, Marmignon est fou amoureux de la nouvelle DRH, il va donc être doublement coaché.

Bon, c’est vrai le scénario n’est pas vraiment original, on sait dès le début du film comment il va se finir, mais finalement malgré cette grosse faiblesse, on passe un agréable moment devant cette comédie à la française.
Si ce n’est pas le scénario qui relève le niveau, vous vous demandez sans doute ce qui peut le relever.
La réponse est simple : le casting. Mis à part Richard Berry, qui joue dans Le coach comme dans la pub pour Sveltesse. Mais oui, souvenez vous : « Ca vous choque, Richard Berry qui mange un yaourt ». En effet, ce sont bien Jean-Paul Rouve et Anne Marivin qui donnent un vrai plus au film.
L’ex-Robin des bois est excellent dans son rôle de looser, maladroit à souhait. Il enchaine les bourdes, et il faut le dire, nous fait bien rire. Quant à Anne Marivin, elle enchaine les comédies depuis Bienvenue chez les ch’tis mais apporte toujours une touche de fraicheur à ses rôles alors qu’elle joue toujours la femme dont rêve le personnage principal.
A souligner également, quelques seconds rôles assez savoureux comme Didier Bezace (qui interprète le directeur) ou Jacques Boudet (qui joue lui le PDG).

Et bien sûr comme dans chaque comédie française, il y a le petit message derrière toute cette poilade, en l’occurrence, le coaching, c’est bien mais il ne faut pas négliger l’aspect humain.

Bref, un film en plein dans l’actualité à montrer de toute urgence à la direction de France Télécom. Il ne casse pas des briques mais peut-être des fenêtres si vous me permettez cet humour noir !!!

 

 

 

Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 11:31

Ma vie pour la tienne     by Nathalie

 

De Nick Cassavetes

 

Avec Cameron Diaz, Abigail Breslin, Sofia Vassilieva, Alec Baldwin

 

J'ai vu pour vous le dernier film de Nick Cassavetes: « Ma vie pour la tienne ». C'est l'histoire d'un couple, décide de concevoir un enfant génétiquement compatible avec leur première fille, Kate, atteinte de leucémie. C'est à l'âge de 11 ans que cette petite dernière attaque ses parents en justice pour demander son émancipation médicale.

Nick Cassavetes nous plombe aà coup de violons et nous tire les larmes des yeux. Malgré un thème intéressant, la mise en scène manque d'originalité pour rendre le film plus fort.

Cependant, pour ceux et celles qui adoooore regarder les gens souffrir face à la maladie, les histoires d'amour tragique à la Roméo et Juliette, les relations mère/fille malsaines et si vous vous en fiché du nombre de mouchoirs utilisé en espace d'une heure et demi, ce film est pour vous.

J'avoue avoir apprécié la séquence où la petite cancéreuse tombe amoureuse d'un autre cancéreux qui succombe de sa maladie pour rejoindre les anges du ciel éternel de la mort sans même avoir dit au revoir à sa moitié.

Donc, malgré un gros plongeon dans le pathos, Cassavetes nous ressort les thèmes du mélodrame à l'origine de plusieurs succès hollywoodiens, à l'image de « Stella Dallas » (1937) pour son rapport mère/fille où la mère sacrifie jusqu'à sa vie (elle a abandonné son métier de brillante avocate) pour sa fille. Le rôle du destin, dont les personnages sont face à la fatalité de la maladie, fait de ce film un mélodrame intéressant dans le fond mais décevant dans la forme.

Je voulais ajouter quand même en point positif, que dans le personnage de la mère envahissante, Cameron Diaz relève le niveau. Enfin un rôle de son âge!!! Ben quoi? Jouer les minettes pseudo agent secret n'est plus de son temps. Mère acharnée et courageuse, de trois enfants, lui va bien (toujours avec un corps sublime, soit dit en passant).

Pour conclure,

Ce que je reproche au réalisateur c'est son manque d'originalité face à ce sujet difficile. Je trouve que ce genre de thème est encore plus fort lorsqu'il est suggéré et non exagéré.

 

 

Tu n’aimeras point     by Tsipy

 

De Haim Tabakman

 

Avec Zohar Strauss, Ran Danker, Ravit Rozen

 

Il pleut, dans une rue de Jérusalem, une boucherie fermée. Un homme, en habit noir, un chapeau de la même couleur. Il force le cadenas de la porte avec un caillou. Une affiche attire l’attention de Aaron : « avis de décès », il la retire délicatement et entre dans le magasin. Une fois à l’interieur, il ramasse un fauteuil et y dépose avec bienveillance l’avis de décès de sa mère. Il nettoie la boucherie et la chambre froide de la viande avariée qui l’habite. Il scotche une nouvelle affiche : « cherche employé ».

Il pleut toujours, un homme, tout de noir vêtu avec un sac, s’approche du magasin pour s’abriter. Il reste un certains temps, les deux hommes s’observent à travers la vitre. L’homme se décide à entrer.

Voilà comment le film s’ouvre : sans dialogue, des plans simple et ces deux acteurs.

Aaron, le boucher est très pieux et dès qu’il termine son travail, il court à la synagogue pour prier et étudier les Ecritures. Il est père de quatre enfants et marié à Rivka. Depuis la mort de sa mère il gère seul, l’entreprise familiale. Aaron prend Ezri comme employé et le loge dans l’arrière boutique. 

Ezri, quant à lui, est jeune et perdu, on comprend vite qu’il a été chassé de sa dernière école talmudique pour avoir eu une liaison avec un de ses camarade qu’il vient retrouver à Jerusalem.

L’attirance entre les deux hommes est immédiate, Aaron est fasciné et l'accueille d'abord avec joie : cette tentation que Dieu leur envoie, c'est l'occasion de la surmonter.  Ezri, lui est au délà et accepte le désir qu’il ressent. Bien qu’enchanté par le défi, Aaron le perd très vite et goûte à la liberté que son milieu lui interdit.

Le réalisateur choisit un héros qui manipule la chair au quotidien. C’est d’ailleurs le leit motiv du film, la chair. Elle s’impose dans un monde où elle est non visible, Tabakman n’hésite pas à filmer de près la viande, les mains, les visages et les actes amoureux des deux hommes nus. Toujours avec pudeur et respect, il filme l’acte homosexuel comme on le voit rarement au cinéma : un acte tendre et bourré de sentiments amoureux.

Il filme dans un Jérusalem structuré de ruelles étroites, toujours sous des pluies diluviennes où les juifs orthodoxes ne sont que des ombres noires à chapeau, sans visages et où toutes les voies semblent être sans issues.  Mais lorsque les deux hommes sont ensemble, la caméra rend aux deux silhouettes noires des visages, qui les différencient de ces pions dictés par des écrits.

Tabakman met en scène l’homosexualité dans un milieu dans lequel elle n’existe même pas. Il explique que son film va être reçu par les juifs orthodoxes comme un long métrage de science fiction. L’homosexualité n’est pas quelque chose de tabou mais elle n’est pas évoquée car elle n’existe pas pour eux. Le fim met en scène l’irréel. C’est assez drôle d’ailleurs, comment le réalisteur se joue de la religion pour en faire son premier avocat. Dans certaines scène, les personnages étudient la torah et ses écritures notamment sur le plaisir et la liberté. Ils en déduisent tous que Dieu ne veut contraindre à l’homme aucun plaisir ni liberté. Aaron en déduit que sa religion lui permet ce virage.

Peu de dialogues, des plans fixes et lents mais on ne s’ennuit pas une seconde. Une histoire banale que l’on peut comparer à celle de Shakespeare : un amour parfait dans un milieu hostile. Le réalisateur pour son premier film, sait manipuler la caméra. Les couleurs sont splendides dans les tons des noirs, gris et doré de la ville de Jérusalem, il joue des ombres et de la lumière. Il ne simplifie rien et ne plonge pas dans du psychologisme navrant, il s’agit là d’un drame plus caché qu’extraordinaire. Les acteur sont splendides et jouent à la perfection. Les deux acteurs principaux, Zohar Strauss et Ran Danker, ont un jeux de regard très intense. Il n’oublie personne et filme aussi un couple marié qui surmonte une difficulté, un rabbin décu de son meilleur disciple, un jeune homme amoureux d’une femme que l’on empêche d’épouser. 

Tabakman met en scène l’irruption de la liberté dans un monde clos et régit par la religion. Ezri ne peut être qu’un courant d’air, un vent de liberté et de fraîcheur dont Aaron avait besoin pour surmonter le decès de sa mère. L’apparition de l’amour dans la vie où c’est la société qui décide de qui doit on être amoureux. Il dénonce les méfaits du fascisme religieux sur l’homosexualité mais aussi sur l’hétérosexualité grâce au personnage de Sarah qui ne peut épouser l’homme qu’elle aime car il ne fait pas partie du même rang social qu’elle.

Tabakman signe ici son premier long métrage et impose son talent. Il dit en parlant du cinéma : " La principale différence entre le divertissement et l'art repose sur le fait que le premier a pour but de faire passer le temps plus vite alors que le deuxième tente de redonner au temps toute sa densité. En donnant de la valeur au temps, le cinéma permet de faire remonter en surface une conscience de ce qui se passe. »

Voilà un réalisateur qui a compris toute l’importance du cinéma et j’attends son second film.

 

 


Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 19:11

Un prophète     by SeB

 

De Jacques Audiard

 

Avec Tahar Rahim, Niels Arestrup et Adel Bencherif

 

 

Favori pour la palme d’or au festival de Cannes en mai dernier, le film de Jacques Audiard avait « seulement » obtenu le grand prix du jury. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce film le mérite largement.
Un film sur la prison, c’est assez rare. Les séries avaient tenté l’expérience comme dans Oz ou Prison break (la première saison, pas les suivantes plutôt bâclées). Un prophète réussit le challenge en nous montrant une prison très réelle, glauque et dure. Ce film nous compte l’histoire d’un jeune en prison pour un délit que l’enfermement va endurcir et faire devenir un homme dangereux.
Car le message du film n’est pas très positif : un homme qui entre en prison n’en sort pas forcément repenti.
Le scénario est bien mené, on reste quasiment enfermé dans la prison avec le héros mais on n’a pas le temps de s’ennuyer un seul instant.

Quant à la réalisation elle est tout en finesse et en retenue. On notera la seule petite touche second degré, les noms de certains personnages marqués en gros sur l’écran au moment de leur première apparition. Il faut également préciser qu’une grande partie du film est tournée en studio, ce qui ne se ressent absolument pas en le regardant, on a vraiment l’impression d’être en prison avec les détenus.

L’autre vrai point fort du film est bien entendu le casting. Comment ne pas saluer la prestation de Tahar Rahim jeune acteur très très prometteur qui crève l’écran. Il réussit à faire le point face à un Niels Arestrup qui fait froid dans le dos dans son rôle de parrain de la mafia corse.
Audiard réussit donc un film magnifique mais dur qui vous fera vous poser des questions sur la détention carcérale, sur qui sont les vrais méchants et sur comment on arrive en prison et surtout comment on en ressort. Meilleur ou plus mauvais.
Une chose est sûre, on ressort de ce film avec un certain émerveillement face à ce quasi chef d’œuvre.


 

 


Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 19:58

Inglorious Basterds     by SeB

 

De Quentin Tarantino

 

Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz et Diane Kruger

 

 

C’était le film le plus attendu par les cinéphiles au cœur de cet été : le nouveau Tarantino.
Un casting de rêve, un film au sujet difficile, un réalisateur de talent donc que demander de plus ? Un bon film peut-être.

On peut dire que c’est le cas, Tarantino fait du …Tarantino, certains donc se plaindront d’une impression de déjà vu, mais c’est sa patte, et elle apporte un vrai quelque chose à ce film.

Le film nous propose un scénario assez simple, un peu déjanté mais tellement efficace.
L’ensemble est assez rythmé et surtout servi par un casting de folie. Brad Pitt est excellent en soldat américain déjanté (un peu à l’image de son rôle dans Burn after reading des fréres Coen) mais ce n’est pas le meilleur acteur du film. En effet, Christoph Waltz est éblouissant dans son rôle de soldat allemand très sadique !!! Il mérite de loin le prix d’interprétation masculine.

Coté féminin, la palme revient à notre petite frenchie : l’excellente Mélanie Laurent qui nous propose une prestation impeccable. Elle joue parfaitement la petite française prête à tout pour venger sa famille. Sa prestation renvoit donc Diane Kruger au second plan, celle-ci ne m’ayant pas trop convaincu dans ce film.

Mais une critique sans point négatif ne serait pas vraiment complète, j’apporterai un seul bémol à cet excellent film : certaines longueurs à des moments où elles n’ont pas vraiment d’intérêt. Cela plombe un peu le rythme du film.
A part cela, rien à signaler. Tarantino nous propose une vision de la guerre à sa sauce donc éviter d’aller au cinéma pour en savoir plus sur la seconde guerre mondiale et la fin du 3éme Reich. Allez-y pour découvrir ou re-découvrir un cinéma différent : loufoque, drôle mais aussi profond.

 

 


Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /2009 18:54

Partir     by SeB

 

De Catherine Corsini

 

Avec Kristin Scott-Thomas, Sergi Lopez et Yvan Attal

 

 

Dans la catégorie : les films qui vous mettent le moral dans les chaussettes durant l’été, après The reader j’annonce Partir.
Alors c’est vrai ce n’est pas un film drôle et léger, mais c’est un beau film.
On pourrait le résumer en quelques mots : fort, poignant et réaliste (enfin je pense).
Une histoire plutôt simple : une femme tombe amoureuse d’un autre homme que son mari. Elle part vivre avec lui mais son mari décide de l’en empêcher.

Un scénario qui paraît classique mais qui s’avère plus fin qu’il n’y parait sur le papier. Le réalisateur réussi^t a faire tourner l’histoire vers des choses un petit peu différentes de celles auxquelles on s’attendait et surtout il réussit a mettre un peu de suspense dans cette histoire grâce aux premières images du film.
L’ensemble est servi par une réalisation à la fois douce et efficace. De belles images à la fois chatoyantes quand il le faut et noires à d’autres moments.
Coté casting, on atteint presque la perfection. Yvan Attal est vraiment flippant en mari prêt à tout pour garder sa femme avec lui. Kristin Scott-Thomas est elle aussi sublime. Comment ne pas comparer sa prestation à celle de Il y a longtemps que je t’aime. Tout en pudeur et en retenue, elle nous émeut.
Quant à Sergi Lopez, je suis un peu resté sur ma fin quant à l’émotion qu’il fait passer et surtout à la profondeur qu’il a du mal a mettre dans les sentiments de son personnage.
Signalons également les prestations réussies des 2 ados qui jouent les enfants du couple Scott-Thomas / Attal.
Bref, un film plus que réussi qui vous touchera, c’est une certitude. Un film dans la lignée de Je vais bien ne t’en fais pas ou Il y a longtemps que je t’aime.

 

 


Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 17:10

Neuilly sa mere!     by SeB


De Gabriel Julien-Laferrière


Avec Samy Seghir, Jérémy Denisty, Rachida Brakny, Denis Podalydès, Joséphine Japy et Booder



Mi-août, un choix plutôt surprenant pour la sortie de ce film français sans prétention. Choix stratégique selon son producteur Djamel Bensalah, que j’ai eu la chance de rencontrer, car c’est la période où il y a le moins de concurrence forte. Les blockbusters américains voyant leurs entrées chuter peu à peu et les nouveautés étant des films plus confidentiels.
Un choix stratégique, c’est bien mais un film de qualité c’est encore mieux. Et contrairement à l’a priori que j’avais en rentrant dans la salle, le film est sympathique. Drôle souvent, profond quelques fois. Il nous raconte la vie d’un jeune de banlieue venu s’échouer à Neuilly sur Seine, ville de Sarkozy, dans une famille plutôt bourgeoise.
Et la mayonnaise prend bien, grâce à un grand nombre de guests : Ramzy (d’Eric et Ramzy), Olivier (De Kad et Olivier), Josiane Balasko, Valérie Lemercier, François-Xavier Demaison, Pierre Menès et Elie Semoun. Mais il faut ajouter à cela un casting de choix, avec une bonne prestation de Rachida Brakni et surtout celle de Denis Podalydès. Alors évidemment, on se demande vraiment ce que vient faire ce sociétaire de la comédie française dans cette farce quelques fois potache ? La réponse est : du second degré. Il joue à merveille le père de famille, très coincé avec quelques problèmes psychologiques, il est la vraie surprise de ce film.
On saluera bien évidemment l’équipe de jeunes comédiens, Samy Seghir, Joséphine Japy et Jérémy Denisty. Trois acteurs en devenir, enfin sur ce film c’est le talent des deux premiers qui ressort, le rôle de Jérémy Denisty étant très caricatural il est souvent à la limite de jouer faux.

Un film plutôt bon, qui vous marquera sans doute par quelques répliques bien trouvée telle que : « Ma chambre tu l’aimes ou tu la quittes ». Une comédie un peu lourde à certains moments, mais avec un vrai message sur la tolérance (envers celui qui est différent qu’il soit de la banlieue ou Sarkozyste) qui vous fera passer un très bon moment. Alors profitez de la pénurie de sortie intéressante en ce mois d’août pour aller voir Neuilly, sa mère !





Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés