Divorces by Etienne
De Valérie Guignabodet
Avec François Xavier Demaison, Pascale Arbillot
C’est donc après le confidentiel Danse avec lui, la comédie légère mariages, et le film qui sent bon le silicone que Valérie dit Valou nous revient avec une comédie sur le thème du divorce, interprétée par François Xavier Demaison, Pascale Arbillot.
L’histoire :
Valentine et Alex sont mariés, avocats tous les deux, spécialistes des affaires familiales.
Dans l'exercice de leur profession, ils défendent le divorce du XXIème siècle : à l'amiable, dans la sérénité et le respect de l'autre, de préférence en garde alternée et en la famille
recomposée, loin des vases casés et des atroces scènes de ménage de la génération précédente.
Jusqu'au jour où, par faute d'un banal adultère, leur couple vole en éclats. Et la réalité du divorce les rattrape : fini les beaux discours, place à la guerre...
Véritable observatrice des mœurs la réalisatrice a ici voulu nous livrer un film comique mais tout à la fois grave sur un phénomène socio culturel du 21 ème siècle, le divorce.
Filmer un simple divorce ne couple n’était pas assez intéressant, elle a donc mélangé et le côté privé et le côté professionnel pour que les deux dimensions se rencontrent, se bousculent, s’entrechoquent pour créer une succession de problèmes et de scènes plus ou moins cocasses.
Voila si l’entreprise de départ est honnête dans l’observation et l’analyse sociale d’un phénomène, du côté cinématographique et c’est ce qui nous intéresse et bien on dira qu’il y’a divorces pour faute grave. En effet certes cela reste une gentille comédie avec de bons acteurs. Mais la réalisatrice se perd dans un scénario au mieux bancal au pire a trou….De gentilles éllipses qui arrangent tout le monde en veux tu en voilà. Une succéssion de séquences d’une banalité liées aux conséquences d’un banal adultère.
Quand au scénario on se pose tout de même des questions, si madame cocue cherche a tout faire pour récupérer son mari lui ne fait pas le moindre effort et tout ça pour Juliette Arnaud ! Qui ?? Mais si l’ex de Mickael Youn connue surtout pour la pièce de théâtre arrête de pleurer Pénélope. Si le couple Demaison « alex » Arbillot « valentine fonctionne bien, le duo demaison / arnaud tourne a vide.
Un film qui malheureusement est loin de son plus gros « succes » Monique observation du couple (encore….oui elle nous l’a dit ce qu’elle aime c’est le couple et la nature) entre Dupontel et une poupée gonflable…
Un film qui restera quand même un gentil divertissement et qui ne risque pas de vous faire sentir coupable d’adultère envers de bonne comédie et qui aura peut être le mérite de dissuader votre femme du mariage obligatoire….
A noter une fin faite avec un lance pierre avec une utilisation du split screen qui ne se justifie mal (Allo Ang Lee Sos je galère avec mes split screen…).
On regrette donc un peu trop d’approximations tout au long du film qui aurait pu être une bonne comédie…On attend donc la suite de cette réalisatrice fort sympathique et qui je crois est capable de beaucoup mieux.
Le syndrome du Titanic by SéB
De Nicolas Hulot, Jean Albert Lièvre
Avec Nicolas Hulot
Alors je dois vous avouer que si j’ai eu envie d’aller voir Le syndrome du Titanic c’est pour essayer de comprendre
comment on pouvait parler de l’écologie sans être trop donneur de leçon mais aussi pour savoir quels sont les gestes que je fais chaque jour et qui mettent en danger la planète.
Eh bien je peux vous dire que j’ai eu une seule réponse à une de ces questions : non, on ne peut pas parler d’écologie sans donner des leçons à tout le monde.
Pour résumer le film, c’est comme une recette de cuisine : un tiers d’images piquées à Yann Arthus Bertrand, un tiers de clichés ressasser tout au long du film et un tiers de commentaires
écrit par un philosophe. Mais bon le philosophe c’est plutôt Jean-Claude Van Damme.
Avant de développer ces points, il est bon de préciser que le scénario de ce documentaire est simple. On entasse des
images les unes après les autres, et on n’utilise pas le principe du champ – contre champ comme au ciné mais plutôt l’exemple contre exemple. Tout au long du film, on a droit à des Chinois qui
vivent dans des petites cases dans lesquels ils peuvent a peine se coucher et juste après des chiens qui vivent dans des cages d’oxygéne un peu plus grandes mais beaucoup luxueuses. Ou encore,
des images de clochards avec juste derrière les images du premier jour de vente de l’Iphone. Bref, c’est une accumulation d’images collées les unes aux autres, qui accumulent les clichés et
surtout n’ont aucun intérêt. Car Nicolas Hulot n’explique rien, il n’a absolument pas un rôle de pédagogue. Il nous sert cette accumulations d’image, dont certaines ont du être piquées à Yann
Arthus Bertrand et c’est tout.
Alors il y a des clichés dans la réalisation mais il y en a tout autant dans le commentaire.
Comme l’aurait dit Jean-Marie l’année dernière, on est devant une accumulation de poncifs. Je ne sais pas si ces deux dernières semaines vous avez regardé les guignols, ils font des sketchs avec
Nicolas Hulot, ca s’appelle « Le saviez vous ? » et en gros, on voit Hulot qui dit : s’il n’y avait plus d’arbres, les oiseaux feraient leurs nids par terre. Quand j’ai vu ça,
je me suis dit, ils sont vaches avec lui quand même. Mais après avoir vu le film, je me dis que c’est exactement ça. Donc plutôt que d’aller voir le film regarder les guignols, vous apprendrez
autant de choses.
Je dois dire qu’après 20 minutes de films, j’ai compris qu’il fallait que je vois cette œuvre comme une comédie et je peux vous dire qu’on a un paquet de répliques savoureuses.
Allez, je me fais plaisir et je vous en cite quelques unes, c’est plutôt celle de la bande annonce parce que je n’ai pas osé prendre des notes pendant le film mais je le regrette un peu.
Alors on y va : « Je nous observe standardisé, quasi désintégrés. Je nous regarde ballotés entre le virtuel et le réel qu’on n’arrive plus à distinguer. »
«Comment se résigner quand on voit que le superflu des uns est sans limite alors que l’essentiel des autres n’est même pas
satisfait. On doit rien admettre de tout cela car c’est tout simplement inadmissible ».
En gros, ben c’est des vérités toute faites mais rien de plus.
Mais attention, il y a dans ce film, LA vanne ultime, celle qui vous fera marrer pendant 15 jours et qui sera de bon ton de ressortir en société pour faire rire toute
l’assemblée :
« Jusqu’ou suis-je vraiment prêt à aller dans le choix et le renoncement ». J’avoue c’est pas très drôle mais si
vous collez cette phrase à une autre : « Je suis un enfant aussi moi de cette société de consommation, je dois avancer pas à pas vers plus de cohérence ».
Et après avoir entendu ça, je me suis dit : il se foutrait pas un peu de notre gueule le Nico (pas Sarkozy parce que lui on le savait déjà) parce que le mec il vient nous donner des leçons
sur la société de consommation alors qu’il tente de nous vendre ses gels douche et ses déos Ushuaia. Et en plus, il travaille quand même pour la plus grande chaine d’Europe qui vend à Coca du
temps de cerveau humain disponible.
Alors après ça, que dire de plus. Je dirais MERCI, merci Nico de m’avoir permis de faire une chronique sur une comédie alors que je pensais faire un documentaire. Merci Nico de préférer éveiller les consciences citoyennes avec une émission télé en montrant les dangers de nos actions sur la nature, tu es plus doué pour cela. Merci Nico de bien vouloir donner l’argent fait avec ce film à des associations qui en ont besoin, ce serait quand même la moindre des choses. Et enfin merci Nico de me permettre un dernier bon mot, facile mais tellement vrai : avec le syndrome du Titanic, Nicolas Hulot touche le fond !!
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