Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 22:04
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Alors cette semaine Du grand au petit écran change et devient du Cinéma chez soi !!

Et pour inaugurer cette toute nouvelle formule novatrice qui nous vient d’un confrère américain….je doit faire deviner à mes camarades de quel film il s’agit tout en vous distribuant subrepticement des conseils avisés.

 

1°) Et hop on commence ce Jeudi sur NRJ12 a 22h25 le film….oups j’ai failli vous donner la réponse donc attention …..je un film qui met en scène un tueur psychopathe, j’en suis déjà a mon troisième épisode, je suis la star des années 90, Patrick Dempsey est un flic (la blague) on m’aime tellement qu’on fait des déguisements de ce tueur au masque….je peut me vanter d’être a l’origine de pas mal de massacres….j’ai a mon tableau de chasse Buffy et c’est pas rien,  et mon arme de prédilection est un grand couteau, et quand on me voit on crie…je suis-je suis-je suis….Scream3 !!

 

Alors pourquoi ce film ?

-Bien parce que c’est l’apothéose dune saga culte des années 90.

-Parce qu’un quatrième opus va bientôt sortir sur nos écrans ….

-Et parce quel’ on trouve le dernier rôle en date au cinéma de Neve Campbell, j’exagère mais si peu.

 

2°) On passe au suivant ce Dimanche a 20h35 sur NT1, je me suis engagé dans l’armée américaine pour la première guerre du golfe je pensais tirer sur tout ce qui bouge, au lieu de ça je rentre au pays sans avoir tirer une seule balle, mon réalisateur en est a son troisième film seulement, je suis un film d’une esthétique travaillée au maximum ce qui en fait la marque de fabrique du réalisateur, je perds mon innocence dans ce conflit…je suis-je suis ? Jarhead

 

Pourquoi ce film ?

-Parce que c’est l’un des plus beaux films de guerre, et qu’il dénonce une guerre et un traumatisme psychologique.

-Parce qu’il élève Jake Gyllenhaal a un autre niveau.

-Et parce qu’enfin c’est un film où le moindre plan est travaillé a la perfection, une vision esthétique du cinéma de la part d’un esthète du genre.

 

3°) Je vous conseille ensuite ce Lundi…ahh Lundi si vous m’avez bien écouté la semaine dernière ca devrait être plutôt simple.

Je vous conseille sur M6 a 20h40 je suis le troisième épisode d’une saga ou le 6ème selon la façon dont on compte, je mets en scène les origines d’un des plus grands méchants du cinéma, je suis réalisé par G.L, et sans doute que je suis la saga qui compte le plus de fans a travers le monde, je suis le plus grand représentant du space Opéra je suis-je suis Star Wars Episode 3 la revanche des siths

 

Alors pourquoi ce film ?

-Parce que tout les fans ont rêvés de savoir comment Dark Vador (ou darth vader en vo) est devenu Dark Vador, et bien Georges Lucas l’a fait

-Parce que c’est sans doute l’épisode le plus sombre de la nouvelle saga et ce n’était pas gagné d’avance avec Jar Jar Binks.

-Parce que cela clôt une saga mais elle en ouvre une 30 après que celle-ci fut crée.

 

Je vous conseille ensuite et pour finir et il était temps Mardi prochain a 20h35 sur France 2 un film. Attention je suis un remake d’un film de Jean Renoir, je mets en scène un personnage sauvé des eaux qui tape l’incruste chez son sauveur, en un film je regroupe deux des plus grands acteurs français actuels l’un est bronzé l’autre est misérable, les deux s’apellent Gérard A l’origine je mettais en scène Michel Simon et ça avait une autre gueule. Je suis Boudu

 

Pourquoi ce film ?

-Parce c’est une gentille comédie française de 2004 avec Gérard Depardieu et Gérad Jugnot.

-Parce qu’on aime détester Depardieu qui tape l’incruste.

-Et parce que euh bah je ne trouve pas d’autre bonne raison !!

 

Voila c’est fini rendez vous la semaine prochaine pour d’autres conseils avisés…ou pas.


Par Etienne - Publié dans : Du Grand Au Petit Ecran
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 20:59
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Gainsbourg (vie héroïque)

 

 

De Joann Sfar

 

Avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta, Doug Jones, Anna Mouglalis, Phillipe Katerine, Yolande Moreau, Claude Chabrol

Durée 2h10 

 

 

Vincent

3chaplinrouge.gifJoann Sfar a su réaliser avec brio son premier long métrage. Un véritable conte qui met en image un Serge Gainsbourg exceptionnel, tel que le voit le réalisateur. La force du film réside dans la capacité de Sfar à éviter le biopic. Ajoutez à cela l’immense talent du réalisateur/dessinateur qui passe avec une facilité déconcertante du rêve à la réalité.

Eric Elmosnino est tout simplement gigantesque dans le rôle titre, tout comme l’est la flopée d’acteurs et actrices à couper le souffle (à l’image de Laetitia Casta en Brigitte Bardot, Lucy Gordon en Jane Birkin, Anna Mouglalis en Juliette Gréco, etc…). Ce film donne une autre dimension au cinéma français. Espérons qu’il inspirera un nouvel élan cinématographique dans notre pays…Mon seul regret sur le film concerne la dernière demi-heure. Comme si l’aventure s’était finie brutalement pour Gainsbourg, Joann Sfar semble être tombé en panne d’idée sur cette fin, même si la dernière scène (la Marseillaise) offre un rendu filmique exceptionnel.


Rémi

4chaplinrouge.gifIl existe parfois des films dont l’affection unanime ne s’opère pas aux premiers abords mais bien a posteriori. Gainsbourg (vie héroïque) est évidemment de ceux-là, et semble désormais incarner l’élan nouveau d’un cinéma hexagonal moribond. Cet élan se traduit sous la plume de Joann Sfar, conteur et dessinateur d’une œuvre en pleins et en déliés, œuvre virevoltante pour un homme à la fois rêveur et ancré dans la réalité de son monde. Oui, le Serge Gainsbourg sfarien est tout cela, et même plus encore, rendant son personnage quasi mystique, sorte d’évolution finale d’un être humain jusqu’alors inabouti. Et oui, messieurs les darwinistes, le futur de l’homme, c’est l’homme à tête de chou. Trêve de plaisanterie potagère, et n’ayant rien à rajouter de plus que mes brillants compagnons n’aient déjà mentionné, je vais vous laisser avec un dernier conseil, allez voir le premier film de Joann Sfar, tout simplement parce que je vous parie le bonhomme va nous enchanter pendant encore de longues années.


Etienne

4chaplinrouge.gifPour un premier long métrage Joann Sfar passe a..deux cases de bd de réussir un chef d’œuvre. Loin de lui la volonté de faire un Biopic classique sur la vie de Serge Gainsbourg il le transcende. Venant du monde de la B.D Joann Sfar voit le monde et le cinéma en couleur, mais et surtout une manière de raconter et dans le mot raconter, il y a conter, la vie d’un homme.

Il ne raconte pas la vie de Gainsbourg, il conte la vision qu’il a de la vie de Gainsbourg. Joann Sfar nous plonge dans un récit, dans un conte ou Lucien Ginsburg devient Serge Gainsbourg. Joann Sfar a l’intelligence d’opposer à Gainsbourg un Gainsbarre sous la forme d’une gueule (Doug Jones génial).

Tout au long de l’histoire on voit défiler les femmes qui ont côtoyées  l’homme de Gréco à Bardot en passant par Jane Birkin en finissant par Bambou. Et on appréciera les nombreuses apparitions telles que Philipe Katerine en Boris Vian, ou Claude Chabrol en producteur.

De plus on retrouve en permanence la patte du dessinateur Sfar dans le film véritable BD graphique de la vie de Gainsbourg

Impossible également de passer à côté du rôle titre, Eric Elsmonino tout simplement impressionnant de justesse tant sur le physique que sur la voix, que sur les intonations, le jeu,…et pourtant il n’est pas Gainsbourg mai il interprète sa vision de l’homme conté par Sfar.

Un film fleuve qui parcourt l’ensemble de la vie de l’homme de sa jeunesse profondément marqué par l’image du juif, et d’un dégout qu’il a pour lui-même. Homme à tête de chou, séducteur pourtant, Gainsbourg est fait de contradiction et de génie tout comme Joann Sfar qui livre une œuvre presque indescriptible mélancolique et humaniste, enveloppée de la musique des grands jours de Serge mais également de ses ouvres les plus méconnues.

Un petit bémol tout de même a cette œuvre forte, une fin de film en demi teinte qui alourdit un petit peu l’ensemble parce que tout simplement ça se traine un peu trop. Mais pourtant la mise en scène de Sfar lors du concert de Gainsbourg sur sa reprise de la marseillaise est d’une telle justesse, d’une telle maitrise et d’une telle inspiration qu’on ne peut s’empêcher de se dire que l’on devra désormais compter ou conter, l’un ou l’autre les notions sont proches dans le cas présent  sur un cinéaste inattendu mais prometteur Joann Sfar.

Pour finir Gainsbourg (vie héroïque) n’est pas forcément la vraie vie de Serge Gainsbourg  mais c’est le véritable conte de qu’elle aurait pu être.


Tsipy

Joann Sfar, le dessinateur du Chat du rabbin, a eu le culot et le génie de signer son premier film par un biopic sur la vie de Gainsbourg. Il avait toutes les clés pour se casser la tête sur un trop plein d’images d’archives, de chansons, mais Sfar prouve dès son premier film qu’il sait filmer et mettre en image sa vision des choses et des personnes. L’acteur principal est éblouissant, son interprétation est d’un tel mimétisme que l’on en oublie l’acteur. Tout comme Gainsbourg, le film est un film à femmes, les actrices sont toutes plus belles et charismatiques que les personnes réelles, tout en étant différentes, elles font elle aussi part d’une interprétation surprenante. Tout est splendide dans ce film, les acteurs, les décors, la musique…  

Le réalisateur ajoute sa touche d’interprétation et de magie, en créant un conte de la vie de Gainsbourg. Nous avons affaire à un réalisateur français qui filme la musique comme on l’a vu rarement au cinéma. Un cinéma français original, prodigieux qui nous promet de très belles œuvres prochaines (Le Chat du rabbin en juin prochain), un réalisateur qui nous plonge dans son univers comme on le voit rarement en France. Gainsbourg (vie héroïque) est sans doute un des grands films de cette nouvelle année.

Par Etienne - Publié dans : Le film du mois
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