Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 17:03

editoarticle.gif Pendant ce temps là sort aujourd’hui sur nos écrans Shutter Island réalisé par Martin Scorsese avec Léonardo Dicaprio. Quant l’un s’est fait connaître avec Taxi Driver, Raging Bull, Les Affranchis, Casino pour ne citer que ces films là, l’autre lui sera toujours Jack de Titanic ou le jeune Roméo du film de Baz Lhurman  et  collectionne depuis 15ans de grands rôles dans des films qui ont marqué l’histoire du cinéma.

Et lorsque ces deux pendants du cinéma se rencontrent en 2003 à l’occasion du film Gangs of New York c’est l’explosion. Il serait donc bon de revenir sur leur collaboration passée et a venir.

Donc en 2003 Martin Scorsese offre à Leonardo Dicaprio le rôle principal de Gangs of New York aux côtés de l’acteur Daniel Day-Lewis et de Cameron Diaz dans un film traitant des origines des Etats Unis. Plus qu’un simple rôle il permet a Leonardo Dicaprio de se révéler de se transcender.

A partir de ce moment là les deux hommes ne vont se lâcher professionnellement et la preuve seulement deux ans plus tard. En 2005 Scorsese offre à Leonardo Dicaprio le premier rôle du film Aviator, biopic sur la vie tumultueuse d’Howard Hugues, industriel, milliardaire, directeur de studio, réalisateur de cinéma. Il n’aura de cesse de chercher à battre des records dans l’industrie aéronautique.

C’est à nouveau un film fleuve de 3heures qui permet à Leonardo Dicaprio a nouveau de briller sous les feux des projecteurs comme l’avait Hugues à son époque. Leo donnera la réplique a Cate Blanchett, Kate Beckinsale ou encore Ian Holm.

Ce rôle permet à nouveau à Leonardo d’accomplir une performance d’acteur vraiment impressionnante  alternant entre les moments de lucidité et la folie inhérente au personnage complexe qu’était Howard Hugues.

Seulement un an après on retrouve Martin Scorsese derrière la caméra et Leo devant dans le remake du film Hong Kongais Infernal Affairs réalisé par Andrew Lau  intitulé Les infiltrés pour l’occasion. Le film met en scène deux policiers chacun ayant été infiltré l’un dans la pègre irlandaise et l’autre et un policier aux ordres de la pègre. Risquant à tout moment d'être démasqués, les deux hommes sont contraints de mener une double vie qui leur fait perdre leurs repères et leur identité.
Traquenards et contre-offensives s'enchaînent jusqu'au jour où chaque camp réalise qu'il héberge une taupe. Une course contre la montre s'engage entre les deux hommes avec un seul objectif : découvrir l'identité de l'autre sous peine d'y laisser sa peau...

C’est le film de la consécration pour Martin Scorsese Enfin  pour sa 7e nomination, et à l’occasion de la 79ème édition des oscars Martin Scorsese (entouré de Francis Ford Coppola, George Lucas et Steven Spielberg) remporte l'Oscar du Meilleur Réalisateur et l’oscar du meilleur film (récompense la plus prestigieuse).

Même si Les infiltrés n’est pas le meilleur film de Martin Scorsese, ces deux récompenses apparaissent comme une récompense pour l’ensemble de son œuvre cinématographique entouré de ses amis Spielberg, Coppola et Lucas.

Et la collaboration entre Scorsese et Dicaprio continue et cette fois avec le film Shutter Island ou Leonardo donne cette fois ci la réplique a Mark Ruffalo et Ben Kingsley.

Le film est un thriller, ou le personnage principal est envoyé enqueter sur une disparition dans un hôpital psychiatrique et s’annonce comme l’un des meilleurs films de cette année.

Et comme on ne change pas une équipe qui gagne le duo Scorsese Dicaprio ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Et à l’image du duo Burton/Depp. Dicaprio est devenue le pendant du réalisateur, deux hommes qui partagent la même vision du cinéma. 

Et c’est trois nouveaux projets qui sont déjà annoncés et qui vont à nouveau réunir Dicaprio et Scorsese, les deux premiers sont des biopic. L’un sera centré sur l’ascension du président Roosevelt au poste suprême ou l’acteur jouera le rôle du président intitulé The Rise of Theodore Roosevelt. Le second film sera basé sur la vie Frank Sinatra et s’intitulera simplement Sinatra.

 Et enfin le dernier projet annoncé des deux compères s’intitulera The Wolf of  Wall Street adapté d’une histoire vraie d’un courtier qui avait refusé de prendre part a une arnaque de la pègre à Wall Street. A croire que les biopic les inspirent. Si l’on compte bien depuis 2003 on comptera près de 7 films réunissant les deux hommes. Et au vue de la qualité de chaque long métrage on ne peut qu’espérer qu’il continue leur fructueuse collaboration.

Par Etienne - Publié dans : L'édito - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 17:18

4chap-avec-affichefantasticmrfox-copie-1.jpg Fantastic Mr. Fox    by Rémi

 

De Wes Anderson

 

Avec  George Clooney, Meryl Streep, Jason Schwartzman, Bill Murray, Willem Dafoe, Adrien Brody

 


           
Wes Anderson est le vrai pape du cinéma indépendant. Voilà, c’est dit et Robert Redford peut bien vouloir nous en mettre plein la vue avec son festival perdu au milieu du l’Utah, les cinéphiles avertis que nous sommes savons bien que Sundance n’est que poudre aux yeux et vaste pantalonnade. Pour ceux qui ne comprendrait pas ou ne partagerait pas mon avis, je me permets de faire remarquer que la moitié des films présentés à Sundance sont déjà intégrés dans les systèmes des majors américaines puisque produits par leurs départements consacrés au cinéma « différent », quand à l’autre moitié, elle attend juste d’être choisie par une de ces majors afin d’obtenir une distribution nationale voir internationale, les majors pariant elles sur des films au budget infime et qui peuvent finalement rapporter gros. De plus, si j’ai parlé de « cinéma différent », il faut bien admettre que cette distinction ne fonctionne qu’au Etats-Unis puisque tous les films présentés à Sundance depuis les dix dernières années ont des déterminations et des enjeux absolument similaires, à l’instar de tous ce que l’on nous vend sous le label indépendant, devenu ainsi à la fois gage de « qualité » et genre à part entière, en particulier du fait de dénoncer les travers de l’Amérique d’aujourd’hui et de toujours. Pour être réellement indépendant aux Etats-Unis, deux solutions s’offrent alors. La première, la lynchienne, c’est tout simplement de partir chercher des producteurs en Europe. L’autre, plus répandue, est d’avoir roulé sa bosse dans le métier, d’être assez respecté et surtout prêt à perdre de l’argent pour faire les films que l’ont a envie de faire, tactique qui peut se résumer sous le nom de méthode coppolienne. Et puis il y a l’extraterrestre, le dandy, Wes Anderson, 40 ans, 7 films en 14 ans et une liberté de ton, une liberté tout court, une indépendance qui force l’admiration et qui lui permet, à l’heure où l’on nous rebat les oreilles des prouesses techniques, numériques et tridimensionnelles d’Avatar, de faire un film en stop-motion version old-school en adaptant un roman de Roald Dahl pour finalement parvenir à un résultat tout simplement fantastique.

 

            Voilà, après ce très long préambule qui était nécessaire pour comprendre l’importance du bonhomme, nous pouvons aborder le film en lui-même, mais si vous avez compris ce qui a été annoncé peu avant, la teneur de ce qui va suivre n’aura rien d’étonnant tant Fantastic Mr. Fox est représentatif de l’esprit Wes Anderson, l’animation permettant au réalisateur de pousser plus loin encore ces envies de liberté, de différence. Revenant aux sources (et notamment au film Le roman de Renart de 1930, déjà réalisé en stop-motion), Anderson a pris le pari d’une animation visible (la fourrure des animaux change d’un plan à l’autre), d’une animation saccadée dans les moments rapides, bref d’une animation ancienne mais qui donne au film une touche de sophistication, presque de noblesse, tout ceci étant en parfaite adéquation avec le personnage de Fox mais aussi surtout de Wes Anderson. Ce dernier teinte son film avec une très belle touche de nostalgie qui se conjugue parfaitement à l’univers dahlien et rajoute à cela des dialogues ciselés dans le marbre. C’est bien simple, les dialogues font mouche à chaque fois, les silences fonctionnent parfaitement et même mieux que certaines chutes dialoguées, et que dire des expressions faciales des différents protagonistes, à la fois tout à fait crédibles et pourtant complètement fantasques (les personnages ne clignent par exemple jamais des yeux). Pour renforcer la crédibilité, on peut compter sur les interprètes qui sont justes impeccables et en particulier George Clooney, qui est donc bien meilleur avec une tête de renard qu’avec la sienne. Autre très grosse performance, une mise en scène plutôt incroyable pour du stop-motion, avec notamment le travelling typique chez Anderson là encore présent pour montrer tous les personnages dans leur situation quotidienne, véritable tour de force pour un film en animation image par image.

 

            Pour conclure, il me semble que Wes Anderson pourrait décrocher la timbale de la meilleure comédie de l’année, et ce malgré la très très forte concurrence des frères Cohen et de leur Serious Man. Si ces derniers gravissaient encore un échelon dans l’absurdité du quotidien, Wes Anderson gravit lui aussi un nouveau palier mais du côté de l’extraordinaire, de la fantaisie et ce grâce à la classe toute britannique émanant de cet épatant renard. Fantastic Mr. Fox est donc un plaisir de tous les instants, une sorte de festin, d’immense poulailler offert en cadeau aux canines rieuses des rusés spectateurs qui auront fait le choix suivre Wes Anderson dans son terrier.

 

 


4chap-avec-affiche-copieblackdynamite.jpg Black Dynamite     by Cyril

 

De Scott Sanders

 

Avec Michael Jai White, Tommy Davidson, Salli Richardson

 

A tous les enfoirés environnants, un nouveau film débarque pour vous sur le plus cool des ex-agents de la CIA, reconverti en défenseur des oppressés. Au programme des bagnoles  de ouf, des flingues plus longs que ton avant bras et des costards à paillettes que t’arrives même pas à les regarder en face tellement ils t’éblouissent. Son objectif, nettoyer la communauté de la merde qui la fait succomber : l’héroïne. Il est super cool et il connait le kung-fu. C’est ça Black Dynamite !

Black Dynamite ou la renaissance tel quelle, c'est-à-dire sans un rond, de la plus cheap des blaxploitation avec dans le rôle titre du Chevalier Black, Michael Jai White, le Gambol de The Dark Knight, le caïd déjà trop baraqué pour ses costumes. Ici ce n’est pas pour jouer les gangsters mais plutôt les redresseurs de tord du ghetto, qu’il va arborer une superbe coupe afro et  l’épaisse moustache sur laquelle se base presque entièrement la promotion.

Alors oui, encore un film sur les regrettées années 70, mais pour ce qu’elles ont apportées de mieux dans la dérision. Sans gonfler leurs limites aux effets spéciaux à la façon Rodriguez Tarantino, le véritable atout du film est l’utilisation d’un super 16 bien pourri et contrasté, qui  donne cette apparence authentique tout droit sortie des cartons.

Dailleurs quant est t-il de ce scénario écris sur un coin de table d’un coffee-shop d’Inglewood. Après l’assassinat de son frère, Dynamite part à la poursuite de gangsters dealant de l’héroïne dans le ghetto. Le but de tout cela étant la réduction de la taille du sexe de la population noire commanditée  par le machiavélique Nixon, et cela Black Dynamite ne peut l’accepter.

Michael Jai White tient le rôle de la bête humaine que vous connaissez sans savoir, car ayant joué une Tortue dans le premier Tortue Ninja 2, Spawn dans l’adaptation raté du comics, Universal Soldiers et la fameuse scène coupée de Kill Bill vol.2.

O aurait certes pu se passer de la séquence sur l’île du docteur Woo, ou l’on rit un peu jaune. A noter le retour sur le devant de la scène d’un acteur que le scandale avait coupé en plein élan, Tricky Dick Nixon, 37e président des Etats-Unis, après Watchmen et Frost Nixon fait un nouveau retour musclé aux affaires dans une scène de kung-fu épique.

On l’oublie un peu mais la blaxploitation aurait sauvé Hollywood de la faillite dans les années 70. Avant l’ère du blockbuster uniforme, beaucoup de producteurs se sont lancés dans la création de mythes blacks, sensés fédérer le public noir et relancer les recettes d’un secteur moribond après le flower-power.

Ainsi, suite au bide outre atlantique, et s’il y a peu de chances de revoir Jai White en Dynamite sur grand écran,  malgré la volonté du réalisateur, va être développé un dessin animé qui va reprendre graphiquement certains passages du film, notamment une scène de Kâma-Sûtra tout en menu détails. Au-delà du simple hommage, Black Dynamite s’avère un véritable témoignage d’une époque révolue. Et n’oubliez pas que s’il est implacable et téméraire, il est super-cool et il connait le kung-fu.

Par Etienne - Publié dans : Chaplinomètre - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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