Chaplinomètre

Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /2009 11:37

Trahison     by Etienne

 

De Jeffrey Nachmanoff

 

Avec Don Cheadle, Guy Pearce, Neal McDonough

 

 

Alors je suis allé voir pour vous le film Trahison (Traitor en vo) réalisé par Jeffrey Nachmaoff, surtout connu pour avoir été le scénariste du film Le jour d’après. Avec Trahison, Jeffrey signe son premier long métrage et l’on peut dire qu’il s’en sort avec les honneurs. Il met en scène Don Cheadle, Guy Pearce et Saïd Tagmaoui.

Alors que dire… ?  Déjà que ça fait plus d’un an que le film est sortit au Etats-Unis et qu’il n’est déjà plus à l’affiche après seulement une semaine d’exploitation en France.

Force est de constater avec Trahison que l’Amérique, l’Amérique, si c’est un rêve je le ferais, non plus sérieusement que le cinéma américain n’en a pas finit avec le secret d’état, les mensonges et les manipulations gouvernementaux. Après le Mensonge d’état de Ridley Scott l’an dernier et le Royaume de Peter Berg c’est au tour de Trahison de faire son entrée dans les salles obscures.

Il faut constater que ce film aurait très bien pu ne jamais voir le jour en France, déjà parce que les têtes d’affiches ne sont pas vraiment des têtes d’affiche sur le vieux continent, que le film a été tourné en 48 jours pour un budget de 22 millions de dollars ce qui est relativement peu pour un film hollywoodien et dont le producteur exécutif est…Steeve Martin oui oui vous m’avez bien entendu celui qui joue dans la panthère rose. Comme quoi on peut tourner dans des films de merde et produire des films un peu engagés.

Et avec ces paramètres on pouvait s’attendre au déluge du jour d’après mais non le film parvient à garder la tête hors de l’eau.

L'agent du FBI Roy Clayton enquête sur un complot international. Tout semble accuser l'ancien officier des opérations spéciales US Samir Horn, personnage mystérieux aux relations inquiétantes. Horn a le don étrange de surgir juste avant qu'une opération n'échoue, et de prendre le large avant qu'on ait pu l'interroger.
La section inter agences chargée de l'appréhender rencontre le vétéran Carter, un freelance de la vieille école qui loue ses services à la CIA et semble en savoir long, et l'agent du FBI Max Archer. L'équipe croit découvrir la preuve des activités illicites de Horn au Yémen, à Nice et à Londres, mais de nouvelles et surprenantes révélations amènent Clayton à s'interroger sur les motivations de Horn. Est-il un traître, ou la vérité ne serait-elle pas plus compliquée ?
Déterminé à résoudre cette énigme, Clayton talonne Horn de ville en ville, de pays en pays, l'obligeant à s'enfoncer chaque jour davantage dans un monde ténébreux de secrets et de mensonges...

Le film se laisse regarder même si l’on sent constamment les influences de ses ancêtres cinématographiques,

supportant de se voir resservie encore et toujours des thèmes a la mode (tel que le terrorisme et les missions gouvernementales américaines) En suivant ce personnage de Samir, homme trouble impliqué de plus en plus en profondeur dans les rouages de cette organisation terroriste.

Si le film parvient à bien fonctionner c’est tout d’abord dans le choix original de la part du réalisateur de choisir un de point de vue inédit, à savoir celui du « terroriste ». Car bien évidemment il s’agit là d’une affaire d’infiltration et Samir se retrouvera bientôt confronté à sa conscience face a ces actions ou exactions. Don Cheadle se révèle parfaitement crédible aussi bien grâce à sa maîtrise de la langue arabe que par sa prestation, ce qui  traduit toute l’ambiguïté de son personnage.

Trahison fonctionne donc parfaitement dans ce projet d’immersion en milieu terroriste, analysant le processus de fanatisation et le phénomène des martyrs. Une première partie, dans laquelle on regarde, on admire la prestation de jeu de  Saïd Tagmaoui (La Haine, Les Rois du Désert) qui se révèle vraiment inquiétant en leader religieux. Saïd est le personnage le plus sombre et le plus profond du film, il éclipse le rôle de Guy Pearce (Roy Clayton) relégué au troisième plan. Il interprète malheureusement un rôle de chasseur sans véritable saveur…Il peine a donner vie et intérêt a son personnage et c’est vraiment dommage. Car le système de point de vue alternée (Clayton/Samir), devient vite lassant tant le rôle de l’agent du FBI semble fade comparé aux autres. Dommage car pour faire un bon film de traque, pour avoir une bonne proie il faut un bon chasseur. Tel Tommy Lee Jones face a Harrison Ford dans Le fugitif

Le réalisateur conscient de ses limites budgétaires parvient tout de même à mettre en scène un film crédible, ou le suspens règne. Tout en ne négligeant pas les scènes d’actions… A défaut d’être le film de l’année, loin de là, Trahison se révèle (jeu de mot), être un divertissement intelligent au scénario crédible qui emprunte un peu à divers autres films tels que les infiltrés ou mensonge d’état. Les principaux regrets viendront sans doute du jeu des agents du FBI. Pour une fois que les parties les plus crédibles du film se situe du coté des terroristes… Un film intéressant et à voir qui donne une vision nouvelle du terrorisme international. A voir également et je l’ai déjà dit pour la prestation de Don Cheadle et De Saïd Tagmaoui véritablement habité par leur rôles.

 

 

Eden à l’ouest     by Jean-Marie

 

De Costa Gavras

 

Avec Riccardo Scamarccio, Eric Caravaca et Ulrick Tukur

 

 

Genre cinématographique : road movies de sans-papiers

Le sujet est grave et il est traité sur un mode léger. Costa Gavras sort quelque peu de son pathos dramatique et l’humour ici présent dans le film, tranche sur la gravité du sujet abordé. L’histoire se résume sur les pérégrinations d’un clandestin tombé de son bateau et en route pour Paris où croit-il se trouve l’Eldorado. Deux thèmes principaux se dégagent du film :

- La fuite à travers l’Europe du protagoniste de l’histoire. Celle-ci est organisée autour de la peur de se faire arrêter ou de se faire stopper avant l’achèvement du périple, qui doit conduire le clandestin vers la terre promise. Cette errance le conduit à fréquenter au fil du hasard plusieurs milieux sociaux ; des bourgeois en vacances, des Bobos en goguettes, une fermière, des chauffeurs routiers, des gitans, des Sans Domicile Fixes, et par-dessus tout des exploiteurs et parfois quelques policiers. Chaque saynète est menée à son terme et Costa Gavras a mis un point d’honneur à conclure les histoires courtes d’Elias le clandestin, comme étant autant d’écueils à sa fuite et cela comme un zappage permanent. Les situations que rencontre notre routard paraissent souvent cocasses, mais ne peuvent se départir de l’humour froid qu’affectionne le réalisateur.

- L’autre thème abordé par Costa Gavras est sans doute celui de l’enfermement et de la solitude. Le personnage principal est prisonnier de sa condition et ses rencontres successives sont autant de prisons ; celle de son bateau de clandestin, celle du palace doré ou celle de la ferme, ou il a été recueilli, ou encore celle de l’usine où il est obligé de travailler pour des clopinettes, avec comme thème récurrent si cher au réalisateur de l’exploitation de l’homme par l’homme. Elias le clandestin n’a de cesse de se faire dépouiller, où de son argent, où de ses vêtements, où de son travail, où de son corps, mais jamais de sa dignité.

Dans une rhétorique de l’être simple confronté aux turpitudes de la société occidentale, le réalisateur a montré que l’enfermement se trouve surtout chez ses geôliers, emprisonnés dans leur milieu et dans leur condition et leur mode de vie. Le corollaire de la solitude éprouvée par le fuyard dans son isolement dû à sa fuite et le refus de l’attachement à quoi que se soit, montre surtout la solitude des autres ; de ceux qui profitent de sa présence comme alibi, comme compagnon de leur bonne conscience. La caméra de Costa Gavras la montre sous un jour cru, mais  avec un voile pudique. Et c’est tout le charme du film.

Si le scénario est riche, les épisodes ne sont pas tous traités avec la même valeur ou la même importance. L’épisode du palace au bord de la mer est quelque peu longuet et l’on regrette le dénouement trop rapide de la rencontre avec la fermière. Le tout est emmené avec une mise en scène irréprochable et avec une interprétation remarquable des personnages, de la part des acteurs. De la fixité du regard d’Elias, confit dans sa peur et jouant les Buster Keaton de la fuite, jusqu’aux rôles des personnages féminins, les acteurs ont su rendre l’histoire réaliste, voire crédible. Ce film, quelque peu déroutant, mérite un détour, ne serait-ce que par la fraîcheur donnée pour un tel sujet.



Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 14:59

Walkyrie     by Vincent


De Bryan Singer


Avec Tom Cruise, Carice Van Houten et Tom Wilkinson


 

Le colonel Stauffenberg est un homme qui aime profondément son pays. S’inquiétant du danger que représente Hitler pour l’Allemagne et le reste du monde, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de renverser Hitler. C’est la raison pour laquelle il se retrouve sur le front en Afrique du Nord. En 1942, rapatrié en Allemagne pour soigner ses blessures, il rejoint les rangs de la Résistance Allemande qui cherche à mettre au point l’opération Walkyrie afin de renverser le Führer. Stauffenberg se retrouve alors avec la lourde tâche d’assassiner Hitler et d’organiser un coup d’Etat afin de sauver son pays.

Ca fait un moment qu’on nous en parle de ce fameux Walkyrie. Et c’est avec brio qu’il répond à toutes les attentes. Mais n’allez pas vous mettre bille en tête qu’il s’agit encore d’une super production américaine musclée sur un fond historique et alimentée uniquement par la belle gueule de Tom Cruise, toujours aussi séduisant.

Walkyrie c’est avant tout le récit d’une histoire vraie portée à l’écran. L’histoire d’allemands courageux qui n’ont pas hésités à sacrifier leurs vies pour tenter de préserver leur nation. Des tentatives d’assassinat contre Hitler, il y en a eu une quinzaine. Mais l’opération Walkyrie est la seule à avoir réellement tenter un coup d’Etat et un renversement de Régime dont l’assassinat de Hitler n’est que le point de départ.

Dans ce film, Bryan Singer se focalise sur les principaux personnages de cette révolte. Et c’est avec un casting de premier choix qu’il pose ses arguments : pour représenter des hommes importants, il faut des acteurs de talents. C’est donc avec délice que nous retrouvons un Tom Cruise au top de sa forme dans un rôle pour le moins difficile à jouer : celui d’un colonel allemand handicapé par ses blessures de guerre et déchiré par la folie d’un homme qui ronge peu à peu son pays bien aimé. Accompagné des grandes personnalités de la Résistance allemande, le colonel Stauffenberg (Tom Cruise) est entouré d’une incroyable équipe d’acteurs : Kenneth Brannagh (vu dans Harry Potter et la Chambre des Secrets) ;  Bill Nighy, Kevin McNally et Tom Hollander (que l’on retrouve dans la saga Pirates de Caraïbes) ; Tom Wilkinson (The Full Monty, Shakespeare in Love, The Patriot et Batman Begins) ; Terence Stamp (Planète Rouge) ; Christian Berkel, etc.….

Un tel casting est tout simplement bluffant. Mais plus que le casting, c’est le jeu d’acteur qui impressionne le plus. Toute la tension du film se fait à l’aide de petite mimique, de jeux de regards, de signes, de mensonges….et tout ça sans le moindre défaut. Bref, du grand art.

Enfin, ne serais-ce que pour les décors et les costumes, ce film mérite d’être vu. Quasiment deux heures de pur régal pour les yeux, avec des paysages incroyables. Le spectateur se trouve tellement immergé dans ce décor qu’il fait partie du complot contre Hitler. Encore une fois Bryan Singer (réalisateur de X-Men, X-Men 2 et Usual Suspects) nous en met plein les yeux, pour notre plus grand bonheur. Enfin, si vous vous posez la question de savoir si Hitler apparaît à l’écran, vous serez bluffé par la ressemblance physique, de même que pour Goebbels. Chapeau à l’équipe des costumiers et des maquilleurs !

Donc pour résumer, si vous êtes un passionné d’Histoire, un cinéphile de premier ordre ou un simple fan de Tom Cruise, ce film ne pourra que vous ravir.

 

 

Le bal des actrices     by Céline


De Maïwen

Avec Jeanne Balibar, Romane Bohringer, Julie Depardieu, Mélanie Doutey, Marina Foïs, Estelle Lefébure, Maïwen, Charlotte Rampling, Muriel Robin, Karine Viard, Joey Starr, Jacques Weber et Yvan Attal

 


A venir 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Sept vies     by Etienne


De Gabriele Muccino


Avec Will Smith, Rosario Dawson, Woody Harrelson et Barry Pepper

 


-Alors je suis allé voir pour vous le film 7vies et j’annonce Will Smith est le plus grand, le plus beau, le plus fort. Il sait et peut tout jouer. Du sauveur de l’humanité dans Independance Day en super héros alcoolique dans Hancock, en passant par l’homme en noir dans Men in black, Will Smith nous revient plus fort que jamais et il nous prouve qu’il n’est pas qu’un acteur de film hollywoodien et qu’il maîtrise tout les registres de jeu.

-Dans 7 vies, Will Smith nous prouve que c’est un grand acteur dramatique. Le film se voit, se regarde et s’admire comme un véritable match de boxe ou votre adversaire vous balade durant tout le match. Vous trompe, vous fatigue, vous accule dans les cordes et  vous enchaîne jusqu'à l’uppercut final !! Oui parce que lorsque l’on sort du film on en ressort K.O.

-N’achetez pas votre billet en vous disant sur l’affiche on voit will Smith (D’accord l’affiche est semblable a celle de Hancock mais ça n’a rien a voir) ça va cartonner vous allez être déçu !! Mais alors quelle joie et quelle satisfaction  vous trouverez dans ce film à la forme et au fond si particulier.

-Alors, l’histoire : Hanté par un secret, Ben Thomas cherche sa rédemption en transformant radicalement la vie de sept personnes qu'il ne connaît pas. Une fois son plan mis en place, plus rien ne pourra l'arrêter. C'est tout du moins ce qu'il croit. Mais Ben n'avait pas prévu qu'il tomberait amoureux de l'une de ces personnes et que c'est elle qui va le transformer...

-Que dire alors de ce magnifique duo qui se construit et se forme sous nos yeux….Un will Smith parfait en homme qui cherche sa rédemption et la magnifique Rosario Dawson en quête d’un miracle. Une femme qui vit au jour le jour est sur le point de lui apporter ce que Ben Thomas n’espérait plus : l’amour et l’espoir.

-Alors durant le film on ne comprend pas bien forcément ce que fait Will Smith, tout se déroule devant nos yeux au fur et à mesure, mais justement ce mystère ambiant qui nous cloue au siège.

Alors 7 vie, c’est un film magnifique, beau, sensible, un véritable hymne à l’amour, à la vie, mais aussi a l’entraide. Un film fait de désespoir et de tragédies dans un monde qui ne se reconnaît plus. Ben Thomas cherche  sa rédemption car il porte un lourd secret qui le hante depuis plusieurs années.

-Je noterai alors un petit bémol dans le scénario c'est-à-dire qu’on devine vite ce qui hante Will Smith à travers les flash-backs.

-7 vies, est un film qui vous met un véritable uppercut et qui vous laissera des bleus à l’âme une fois sortit de la salle. Le film trait de thèmes difficiles déjà vus au cinéma mais dont la forme ici est totalement différente. On effet on se focalise sur la vision d’un homme qui essaye de changer radicalement la vie de ces hommes qui lui sont inconnus. On appréciera la prestation également très juste de Woody Harrelson en aveugle.

-On pourra également parler du traitement de l’image, une photographie magnifique. Le directeur de la photographie est Philippe Le sourd. Il y a une véritable recherche de plans. Une ode a la vie lorsque les héros sont dans le pré.

-On pourra seulement reprocher au film quelques lenteurs et quelques longueurs scénaristiques mais qui au final se révèle nécessaire voire essentiel pour la mise en place de l’ambiance générale du film.

-On soulignera également la prestation de l’acteur Barry Pepper en ami de Will Smith, tout en sensibilité. Lui habitué des rôles de dur ou de méchant.

-Will Smith est déjà parti sur Hancock 2, MIB3, Pharaon et le remake de Old Boy. C’est juste un acteur excellent dans le registre comique et le film d’action. Il est tout juste sublime et sublimé dans le genre dramatique.

-Si vous en avez marre de voir toujours le même genre de films au cinéma Si vous avez envie d’être touché (et pas que par votre voisine). Allez, courez, volez, Sprintez, roulez, rollerez, charavoilez, parachutez, vous dans  une salle de cinéma et allez ce film magnifique, vous en ressortirez chamboulé et différent.

-De plus j’aimerais parler d’une des dernières scènes du film et je ne peux rien vous dire pour ne pas dévoilez l’intérêt du film simplement vous dire que c’est une scène d’une rare intensité, d’une rare dramaturgie. Une des scènes les plus choquantes et les plus dures dans le registre tragique. Une fin obligée et inéluctable on sait que la fin ne peut être autrement et pourtant on espère un miracle. Mais le miracle vient justement de cette fin inéluctable.

-Un film comme on en voit trop peu, une vision européenne du cinéma pour une expérience cinématographique extraordinaire, on demande juste a ce que Will Smith tourne dans plus de projet de ce genre.

 

-En résumé 7 vies est un film qui vous bouleverse et vous retourne. Un film d’une rare intensité, une ode a la vie, à l’espoir, a l’entraide et bien sur à l’amour. En sortant on se dit que la vie est courte et qu’il faut en profiter. On a envie de dire à toutes les personnes qu’on aime….bah qu’on les aime !! Alors si vous avez envie de voir un film sensible et beau, si vous avez envie être ému courez y.

« J’ai toujours pensé que cette maison pouvait guérir les blessures de l’âme ».C’est une  phrase que prononce will Smith et c’est bien un des rôles du cinéma dans le traitement de sujets, de nos peurs de nos angoisses, de nos drames que des guérir les blessures de l’âme des spectateurs.

 


Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 19:41

Madagascar 2     by Vincent


De Eric Darnel et Tom Mc Grath


Avec les voix de José Garcia, Anthony Kavanagh, Jean-Paul Rouve, Marina Foïs et Michaël Youn

 


Avec mon traditionnel temps de retard, j’ai enfin réussi à voir Madagascar 2. Alors suivez bien mon conseil : si vous ne l’avez pas vu, il est encore temps de rattraper votre erreur et de vous ruer dans les salles pendant qu’il est encore à l’affiche.

Madagascar 2 est le dernier petit bijou sortit tout droit des studios Dreamworks. Que vous soyez petit ou grand, ce film vous ravira de par sa beauté et son humour. La question est : Madagascar, kessecé ?

Petit récapitulatif pour ceux qui auraient raté le premier épisode. L’histoire de Madagascar raconte l’histoire de Alex, Marty, Melman et Gloria (respectivement un lion, un zèbre, une girafe et un hippopotame) et une escouade de pingouin psychotiques qui fuient le zoo de Central Park, à New York, et se retrouvent par erreur sur l’île de Madagascar. Ils doivent donc apprendre les rudiments de la vie sauvage.

Madagascar 2 commence là où le premier s’achève. Nos quatre héros souhaitent retourner à Central Park : la vie citadine leur manque. Ils s’embarquent à bord d’un vieux coucou délabré en compagnie de l’escouade de pingouins et du roi Julien. Malheureusement l’avion se crashe dans une réserve d’animaux d’Afrique. Nos héros vont faire la connaissance de leurs familles respectives dans leur habitat naturel. Au rendez-vous, action, aventures en tout genre, amour, bêtises et délires titanesques, et j’en passe…

Madagascar 2 n’a rien à envier à son frère aîné. Techniquement, les graphismes sont affinés au poil près. Fini les gros paquets de pixels en guise de crinière. Place à une fluidité à couper le souffle et à des décors travaillés au millimètre près. C’est quand même beau la technologie !

Pour ce qui est du scénario, chaque seconde est un véritable délice et nous apporte son lot de surprises, d’humour et de rebondissements. Cette fois-ci, l’humour se joint à la délicatesse pour nous offrir une heure et demi de pur bonheur.

Pour les voix américaines, ce sont toujours Ben Stiller, Chris Rock, David Schwimmer (de la série FRIENDS), Jada Pinkett Smith et Sacha Baron Cohen qui prêtent leurs voix à nos héros, tandis que pour les françaises ce sont José Garcia, Anthony Kavanagh, Jean-Paul Rouve, Marina Foïs et Michaël Youn (dans la peau du Roi Julien) qui s’y collent. Ajoutez à cela une bande son impeccable, avec le désormais célébrissime tube « I Like to Move It », et vous obtenez une pure merveille cinématographique dans le domaine du film d’animation.

Bref, Madagascar 2 est un film magnifique plein d’humour et de douceur qui saura ravir aussi bien les petits que les grands et qui nous met l’eau à la bouche en attendant la sortie de L’Age de Glace 3, le modèle de référence en la matière.


Les 3 singes     by Hélène


De Nuri Bilge Ceylan


Avec Ahmet Rifat Sungar, Hatice Aslan et Yavuz Bingol

 

Sous le soleil brûlant d’un été istanbulien, les têtes fument, les événements s’enchaînent, trois singes symboliques en font parti.
Eyüp, le père, travaille comme chauffeur pour un homme politique qui renverse quelqu’un avec sa voiture juste avant les élections. Il propose à Eyüp d’aller en prison à sa place en lui promettant de l’argent à sa sortie.
Pourtant, pendant ces neuf mois, les choses changent dans la vie hors des murs de la prison.
Sa femme, Hacer (Hadscher), voit régulièrement en cachette le patron de son mari et Ismail, son fils, demande une avance sur somme promise pour s’acheter une voiture.
En sortant Eyüp a du mal à retrouver sa place et se rend bien compte des changements qui ont éclatés pendant de son absence. Dans cette famille chacun porte un secret qu’il essaie de garder jusqu’au bout.
Un cercle vicieux les entoure, ils ne vont pas s’en sortir, les choses s’empirant sous le soleil brûlant d’Istanbul et sous les tonnerres qui font trembler le Bosphore.




Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 17:03

Des idiots et des anges     by Hélène


De Bill Plympton

 


Les anges volent bien bas, ces temps là. En fait, ce sont plutôt les idiots qui volent dans le film« Des idiots et des anges », nouveau long métrage d'animation de Bill Plympton.
Un univers sombre, rude et parfois un peu lent, nous attend. Il n'y a pas de paroles, mais un bruitage bien fait et surtout une musique Tom Waits, Pink Martini, Moby et d'autres.
La vie des personnages ne changent pas du train train habituel, jusqu'au jour où l'un entre eux pousse des ailes.
Ce qui entraine beaucoup de difficultés, et un entourage qui s’arrache pour avoir ces ailes.
Evidemment, ceux qui connaissent Plympton, savent que tous cela va terminer dans un désastre total...



Che – Première partie : L’Argentin     by Céline


De Steven Soderbergh

Avec Benicio Del Toro, Demian Bachir et Santagio Cabrera

 


Dans cette première partie, on découvre Ernesto Guevara de la Serna devenir proprement parlé le « Che ». Présenté à Fidel Castro en 1955, il décide de le suivre dans le mouvement de guérilla cubain, avec pour but de renverser le dictateur putchiste Batista. Au tout début, Guevara assistera les troupes en temps que médecin puis deviendra par la suite soldat et meneur d’homme.

Ce portrait du Che nous montre un homme sûr de ses idéaux et qui, malgré son jeune âge, a compris toute l’importance que peuvent prendre l’éducation. Par exemple, ils dispensent à ses hommes des cours de lecture, d’écriture… Pour lui, un homme analphabète est un homme manipulable. Cette exemple nous montre en fait les prémices de ce que va devenir le régime de Castro par la suite en matière d’éducation : l’un des meilleur au monde.

En revanche, ce bio pic ne montre pas les travers de cet homme qui pourraient, on s’en doute, décevoir la quasi-totalité des adolescents qui l’adulent encore, sans trop savoir finalement qui il était. Avant toute chose Che Guevara était un médecin Argentin, engagé dans la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, dans la lutte de toutes les formes d’oppressions, mais c’est par la suite devenu un homme de guerre, qui par la suite est devenu le symbole d’une révolution un peu malgré lui J’ai noté la réflexion d’une jeune fille qui a vu le film en même temps que moi « en fait le Che c’était trop pas un mec Peace  ! » .

En ce qui concerne l’image, rien à dire, des choix esthétique très convaincant, le réalisateur nous guide parfaitement et ne nous ment pas lorsqu’il s’agit de nous montrer des images d’archive totalement rejouées par Del Toro les images sont en Noir et Blanc, à l’inverse, lorsque la patte d’un scénariste est intervenu pour romancer l’histoire, il utilise la couleur. Il utilise une caméra plus légère lorsqu il s’agit de scène d’action… Pour ma part, j’aurais aimé un peu plus d’originalité, un peu plus de prise de risque, autant dans la forme que dans le fond. C’est évident qu’il est très difficile de s’attaquer à un mythe tel que Che Guevara mais justement, autant faire les choses à la mesure du propos traité !

Donc pour ce premier volet, je suis un peu mi-figue, mi-raisin, autant la réalisation est bonne, autant elle manque de prise de risque. Par contre je salue la performance de Benicio del Toro, impeccable dans ce rôle. D’ailleurs, Benicio, si tu n’as rien de prévu pour les dix prochaines années…




Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /2009 16:26

Twilight – Chapitre 1 : Fascination     by Etienne


De Catherine Hardwicke


Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson et Billy Burke

 


Alors je suis allé voir le film que toute la galaxie nous envie !!! Le dernier film de vampires en date. Alors je suis allé sans aucun a priori aucun, et j’en suis ressortit  plein d’a posteriori… Je ne sais pas si ça se dit mais c’est ce que je ressens à la sortie de ce film.

Le film a été réalisé par Catherine Hardwicke (qui avait réalisé Thirteen , chronique sur une adolescente et le film les seigneurs de Dogtown).

Dans les deux rôles principaux on trouve Kristen Stewart et Robert Pattinson (Le Cédric Diggory de Harry Potter)

Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l'Etat de Washington, pour vivre avec son père. Elle s'attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d'une étrange fratrie, deux filles et trois garçons les Cullen. Bella tombe follement amoureuse de l'un d'eux, Edward Cullen. Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : lorsque Isabella comprend que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.

 

Alors tout d’abord que dire ?  Et bien j’était super content qu’un film de vampires soit de nouveau à l’affiche sauf que Twilight est absolument tout sauf un film de vampires !!

Catherine Hardwicke nous pond une œuvre destinée à des 12-14ans et de préférence des filles ! Elle ne fait que pratiquer une mise en scène totalement moralisatrice des tentations adolescente. On ne couche pas avant le mariage ! On se croirait revenu à l’époque phare d’Hollywood ou la censure était omniprésente, elle réalise avec ce film une œuvre Haysienne (code de la censure aux USA)

De plus on a affaire à un véritable Teen Movie, tout est beau dans le monde fabuleux de Bella.

Des incohérences en veux tu en voila ! Tout d’abord l’héroïne est nouvelle dans le lycée et la ville et hop elle se fait direct des amis, la réalisatrice cherche à nous montrer à quel point c’est dur de s’intégrer mais elle se contredit par le scénario et la mise en scène, la jeune Bella est tout de suite acceptée dans un groupe de jeunes. C’est pas magnifique ? Enfin passons, autre incohérence parmi tant d’autres, elle doit absoluement partir de chez elle parce qu’elle est poursuivie par un méchant vampire… (Bah oui celle dont elle est follement amoureuse est un gentil !!)

Ensuite non seulement elle est intégrée dans un groupe d’amis direct mais elle es aussi intégrée dans la famille de vampire, oui car ils sont tous gentils et ne boivent plus de sang….mais faites moi rires c’est quoi ces vampires …. ? La réalisatrice cherche à créer une tension en montrant un membre de la famille qui n’est pas sevré et c’est censé nous faire peur. ?

 Autre incohérence (mais on n’est plus a ça près),  elle rentre chez elle insulte son père et lui balance que sa vie est merdique… Alors précisons que le père est quand même le Shérif et que bah il la laisse partir sans poser de question en pleine nuit… Non mais c’est n’importe quoi.

Que dire de la technique ? Oh je me marre, non franchement pour un film qui est destiné à faire un succès mondial il faut chercher à être crédible… Déjà il y’a très peu d’effets spéciaux, et quand il y’en a ils sont tout bonnement ridicule. Le vampire Edward peut courir très vite et grimper aux arbres, on dirait que la réalisatrice a cherché à reprendre la technique utilisée dans « Crazy Kung Fu… » Quand il court il n’y a que ses jambes qui bougent très vite c’est très mal fait.

Lorsque Bella comprend qu’Edward est un vampire elle lui demande des explications, elle part direct toute seule dans la foret pour qu’Ed (ouais ça le fait plus Ed !!) la suive… bien sur une fille seule dans la foret avec un vampire en manque…. Ah Magic Hollywood !! Donc j’aimerais vous décrire cette scène tellement elle est ridicule et très mal jouée mais je vous en ferais grâce pour n’arriver qu’au moment de tension et de flipp le plus extrême du film. Il explique pourquoi il ne peuvent pas s’exposer au soleil ça révélerait leur vraie nature…Là je me dit yes yes yes yes on va voir un peu de gore et de monstres… et la stupéfaction il déboutonne sa chemise et se place sous un rayon du soleil totalement artificiel et … suspens il brille….Oui c’est tout au soleil les vampires brillent de mille feux (ils ont du en chier les maquilleurs pour lui mettre autant de paillettes…) ah ba oui c’est que des paillettes je vous dit que les effets spéciaux était aussi bien réussi que le film. Et Bella de s’exclamer : mais tu est magnifique…Et la je me dit qu’est ce que je fais dans cette salle ?

L’image est tout bonnement immonde c’est fade, c’est moche, c’est sans vie, ça donne l’impression d’avoir été bâclé. La musique de Carter Burwell donne un espoir tellement l’image est indigne.

Le film est entièrement vu au travers des yeux de Bella, c’est uniquement son point de vue que la réalisatrice adopte, et bien le résultat c’est qu’on se fait chier… L’idée d’inclure une voix Off d’accord mais quand c’est réussi et la c’est manqué…

Twilight est un film d’une mièvrerie à vous couper le souffle, à rendre sobre un suceur de sang, à le rendre même adhérent de la BSA (les buveurs de sang anonymes) pour les FTA (fan de Twilight anonymes).

Ce film manque cruellement de mordant, véritablement un comble pour un film dit de vampire.

Le film est trop long et très mal équilibré, les séquences sont très mal agencées, on s’emmerde dès le début, l’histoire tarde a se mettre en route et la réalisatrice empêtrée n’arrive pas a faire décoller le spectateur de son siège. Le film se termine sans qu’on l’ait vu arriver, il se clôture sur une danse entre Edward et Bella…Oh non pardon il se termine sous la menace que représente une vampire méchante, on la voit qui les regarde est descendre des escaliers a l’intérieur d’une maison au ralenti avec la voix de Bella en voix off qui nous dit que la guerre n’est pas terminée et qu’il faudra être vigilant….Non mais ridicule a souhait… elle fait pas peur, la voix off est redondante et gâche ce qui peut encore être gâché.

La mise en place de la mythologie est de la suite de Twilight prévue déjà oh quelle horreur pour Novembre 2009, est artificielle et manque de fluidité et de naturel !!

Et l’insulte suprême à la littérature et à l’art par la convocation du maître Shakespeare sur les affiches dans la phrase un « Roméo et Juliette fantastique » est une insulte et pour l’œuvre et pour le genre.

C’est encore une adaptation de studio d’un roman, une commande de studio livré froide dégueulasse et indigeste ! Parce qu’être coincé deux heures durant devant des endives dépourvues de regards ténébreux ou trop énamourés, jouant à Buffy contre les  vampires tendance High Scool Musical, c’est navrant et insupportable. Mais de savoir que des millions de jeunes prendront cette niaiserie pourfendeuse des valeurs morales  à but seulement  lucratif comme référence du film de vampires, voire du cinéma, ça peut faire peur.

Fan des Buffy contre les vampires, Entretien avec un vampire, Dracula et autre un conseil restez dans vos cercueils et évitez cette daube qui pue l’ail et l’eau bénite.

Twilight, chronique romantique avec des vampires passés à la craie est au genre fantastique ce que Cindy Sanders est à la musique…Ah non c’est vrai déjà faite celle la alors Twilight est au fantastique ce qu’un déchet radioactif peut être  bénéfique pour la nature et la planète c'est-à-dire….bah néfaste !!


Choron dernière      by Céline


De Pierre Carles et Eric Martin

 


Vous le savez sûrement, Choron dernière est un hymne au professeur Choron. Une justice posthume pour un type qui a été laissé tomber par ses potes, caricaturé à la télévision. Carles et Martin ont donc décidé de rendre hommage à ce bonhomme qui comme dirait Benoit Delépine «  était un gentleman déguisé en salaud qui a passé sa vie a rire d’une société de salauds déguisés en gentleman ».

Choron a fondé HARA-KIRI en 1960

1970 : mort de Charles HARA-KIRI titre «  Bal tragique à Colombey, un mort » Couvert de procès, l’hebdo HARA-KIRI change de nom afin de pouvoir continuer l’aventure, il devient Charlie Hebdo. Puis s’arrête en 1981 encore une fois à cause d’une mauvaise gestion financière, trop de procès…

1991 : Phillipe Val reprend Charlie Hebdo, sans Choron et sans la liberté de ton qu’on connaissait de l’ancien journal. Choron tente un procès pour faire interdire ce journal, mais en vain.

Le film qu’il faut voir et revoir ! Sûrement un des plus bel hommage que Choron aurait aimé avoir. Pour tout ceux qui connaissent les frasques du personnage, rien de bien nouveaux mais on découvre aussi Choron dans son intimité, il nous fait visité son village, avec toujours son côté de grossier personnage à l’âme d’un Bisounours. Choron choque car il ose dire les pires absurdités qu’on a pas l’audace de retranscrire à voix haute, mais finalement, on aimerait tous avoir Choron comme tonton, pas comme père car il a l’air d’être sacrément chiant et puis alcoolique ce qui n’est pas des moindre.

Dans ce film, rien est caché, on sait dès le début qu’on nous présente un portrait à la gloire du prof mais après tout, c’est-ce qu’on a envie de voir en ce moment ? Non ? Les réalisateurs ne nous cachent en rien la côté pathétique du personnage, un homme parfois assez bourré, souvent très phallocrate et toujours irrévérencieux mais ça fait en fin plaisir de voir quelque un qui s’est affranchi du politiquement correcte et qui en a fait sa devise. On découvre aussi les dessinateurs de Charlie Hebdo tout bonnement crachant dans la soupe, un Philippe Val ( éditorialiste de Charlie Hebdo nouvelle édition ) arrogant et détestable envers Choron, Wolinski, qui fini pas confesser qu’il avait beaucoup plus de verve dans ses dessins du temps de Choron… Seul Siné (aujourd’hui viré de Charlie Hebdo ) et Cavanna ( co-fondateur d’HARA-KIRI ) éprouve une émotion en parlant de leur pote Choron.

Courrez voir ce film, ça donne la patate, et je vous promets des éclats de rire.



Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 16:15

L’œil du mal      by Etienne


De DJ Caruso


Avec Shia LaBeouf, Michelle Monaghan, Rosario Dawson et Billy Bob Thorton

 
 

Donc je suis allé au cinéma voir le film L’œil du mal (ou en Vo Eagle eye, non rien a voir avec le chanteur).

Donc qu’est ce qui se cache derrière ce titre si inquiétant ? Le film a été réalisé par D.J Caruso, qui retrouve Shia Labeouf après l’honorable remake de fenêtre sur cours intitulé Paranoiak. Il dirige également la belle Michelle Monaghan, Billy Bob Thornton, Rosario Dawson et Michael Chiklis, le méchant flic de The Shield.

Alors l’histoire, Jerry Shaw (alias Shia), est le jeune rebelle qui décide de vivre un peu au jour le jour, jusqu’au moment ou il rentre dans son appart et y trouve plein d’armes et du matériel pour faire des bombes (le parfait matériel pour le petit terroriste) et un compte en banque bien fourni. Oula on sent tout de suite le coup du complot. Il est alors pris pour son frère jumeau, qui lui a tout réussi et travaille pour le gouvernement. On sent que le héros n’a pas la reconnaissance de son père qui lui en veut de ne pas être comme son frère (mais je vous rassure dans le monde magique d’Hollywood tout s’arrange !!)

Et la une femme l’appelle sur son portable, et lui dit que le FBI s’apprête à rentrer chez lui !!! Il va devoir échapper au FBI, au même moment une jolie jeune femme célibataire est contactée par la même voix féminine au téléphone qui la menace de tuer son fils si elle ne suit pas ses directives. Le but du jeu est de les pousser à intégrer une officine mystérieuse et obscure qui semble tout savoir et qui est capable de faire ce qu’elle veut et de les manipuler dans un but inconnu. Les deux héros vont alors devoir échapper à la police au FBI, la CIA, La Nasa, la NSA, au gouvernement, a Jason Statham ah non il est pas dedans lui…j’en passe et des meilleurs tout en obéissant a la magnifique voix féminine.

-Alors ce film emprunte beaucoup à son désormais ancêtre mais désormais culte Ennemi d’Etat avec Will Smith, qui avait déjà fait psychoter toute une génération il y'a déjà 10 ans, et alors attention avec L’œil du mal c’est puissance 10000.

DJ Caruso  mène le récit d’une cadence infernale passant de courses poursuites à des révélations effrayantes.

Un tempo d’enfer qui permet au spectateur de ne pas trop remettre en cause les quelques failles scénaristiques et les retournements de situation ainsi que les coïncidences qui permettent au récit de fonctionner mais nous sommes dans un film… et dans un film tout est possible.

Que dire du film ? Bon d’accord c’est une grosse production hollywoodienne, avec Papa Spielberg dans les parages et les méandres obscurs de la production, on sent évidement comme tout bon film d’action américain les effets encore présents du post 11 Septembre. Et on se demande ou veut en venir le film… ? Sommes nous devant une  énième production qui a peur du terrorisme ? Oui mais non. Je m’explique le message est peut être en arrière plan mais le film ne s’intéresse qu’a un type particulier de terrorisme et c’est le terrorisme informatique. Quand on ressort du film on se dit que L’univers de 1984 et de Big Brother n’a jamais été aussi ancré dans la réalité.

-Un bon film de complot, d’espionnage, de super technologies informatique capable de tout, de jolie fille désespérée, d’action, d’explosion, de suspens, de course poursuites, de bastons, de flip, de crise de parano aiguë, mais que demander de plus franchement ? Le film verse dans la  veine américaine de la Hollywood parano….et c’est un bon représentant du genre !! Paranoiak ?? OUI 

Un bon film d’action qui déménage avec des scènes tout bonnement hallucinantes… bon j’en fait peut être un peu trop ? Mais c’est vrai j’admet ce film m’a plus parce que le sujet fait réfléchir. Jusqu’ou l’homme peut il aller dans la surveillance de la population pour la soi-disante protection nationale ? On n’est pas loin de ce que le film cherche à dénoncer…

-Et puis le film tient la route, d’accord pendant on se dit rohhh quand même c’est un peu gros… mais on ne peut s’empêcher de se dire oui mais et si c’était possible ? Et la on commence a baliser sérieux et on se dit dès que je rentre chez moi je débranche tout et j’enlève la batterie de mon téléphone portable pour pas que le FBI entende ce que je dis et ne découvre pas mon vice (oui je regarde les films avec Jason Statham !!! Mais j’ai droit à ma vie privée !!) Donc éteignez tous vos portable mais n’éteignez pas vos cerveaux !! La société et les avancées technologique que décrit l’œil du mal sont peut être de la science fiction… mais il y’a certainement une part de vérité…


Il divo      by Céline


De Paolo Sorrentino

Avec Toni Servillo, Anna Bonaiuto et Giulio Bosetti



Un film sur l’ascension et la décadence d’un homme politique Giulio Andreotti qui a gouverné l’Italie pendant quatre décennies.  Andreotti est froid, impassible, impitoyable et chrétien, il le dit lui-même, c’est un pêcheur moyen. Autour de lui, les personnalités qui le gênent vont être assassinées au compte-goutte, de manière mystérieuse. Mais tous s’entendront pour accuser la mafia.  Il va régulièrement se confesser auprès du cardinal, qui est un de ses amis. Lorsque le cardinal lui reproche de ne pas parler à Dieu, Andreotti répond que Dieu ne vote pas, alors que les prêtres oui. Alors qu’il est très respecté et même craint à l’intérieur de son parti (le parti des démocrates chrétiens) Andreotti va de plus en plus perdre ces amis politiques, et il va essuyer une défaite cuisante lorsqu’il se présentera en tant que président de la république (en Italie, le président de la république est élu au suffrage universel indirect ).

Sorrentino nous présente un film d’une énergie visuelle déconcertante. Un clip d’1H50, magnifiquement interprété par Tonino (Giulio Andreotti)  On pourrait trouver cette mise en scène un peu tape à l’œil, mais c’est surtout une prise de risque artistique à la David Fincher.  Le jeune réalisateur nous présente un film inventif. Sorrentino réussit a ne pas tomber dans les affres du biopic politique. Il nous embarque dans ce monde cynique, sans pitié avec une énergie incroyable, une direction d’acteur parfaite. Par des détails, le personnage d’Andreotti devient plus que vivant. Sa façon impassible et froide d’effleurer les mains des personnes qu’il salue, son sens de la réplique, qui coupe le souffle à n’importe quel interlocuteur, sauf sa femme qui au bout de temps de temps l’a vraiment percé à jour. Ensuite, son récit progresse au gré des pulsions, des rêves, des personnages et des massacres. On oublie la réalité des faits, on se sent réellement dans une fiction à part entière. Le réalisateur nous rappelle avec parcimonie l’identité de tous les personnages que l’on croise pendant presque 2H, et c’est seulement là que l’on se rend compte qu’on nous présente une fable tristement réelle. Le réalisateur joue aussi de manière tristement ironique sur les liens incestueux entre le Vatican et la mafia, un choix de narration très percutant qui nous confirme que nous avons là un artiste, un vrai, une œuvre d’art, un chef-d’oeuvre !   Pour moi, ce film restera une œuvre majeure dans le cinéma Italien, autant par son esthétisme ultra moderne que par son côté novateur de traiter le biopic politique et d’aborder des sujets aussi sensibles que la mafia en Italie mais surtout, le rapport entre politique/religion/mafia.




Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /2008 12:40

Une fiancée pas comme les autres      by Jean-Marie

De Craig Gillespie


Avec Ryan Gossling, Patricia Clarkson et Emily Mortimer

 


L’histoire tient en une seule ligne ; un homme trompe sa solitude avec une poupée gonflable, qu’il fait admettre dans sa communauté, comme étant sa compagne légitime. Sur ce délice d’une tragicomédie permanente, menée tambour battant pendant 1h42, les commentaires prendraient l’allure d’un roman-fleuve de compliments dithyrambiques. Limitons nous à l’exercice de quelques regards que pose cette œuvre sur notre société.

- Le thème de la solitude est constamment récurrent. Le personnage principal, « Lars » est un solitaire introverti, autiste à ses heures, pour qui le contact humain relève du supplice permanent. Cette solitude avérée est portée au paroxysme d’un dialogue virtuel avec l’être de latex que le héro a pris pour compagne. Dans cette simulation de relation amoureuse et sociale, toutes les affres d’un couple sont passées en revue. De la séduction au mariage, de l’intégration dans la communauté villageoise, de la scène de ménage à la mort et l’enterrement de la dulcinée de latex, tous ces sujets sont traités avec un comique décalé de situation. Mais la solitude reste entière et si le dialogue social se fait par l’entremise d’un objet inerte, la communication n’est que feinte. Le talent du réalisateur à été d’installer une tragédie permanente, certes traitée sur un mode subtil et léger, mais qui à aucun moment n’obère l’humour incisif des scènes.

- Le thème de la normalité est traité d’une manière doucereuse avec un humour amer, pour le regard des autres envers le couple atypique pour lequel ne répond aucune norme sociale. Tous les sentiments humains sont représentés ; l’incrédulité, la méfiance, le dégoût, l’acceptation, la solidarité et la cohésion sociale autour de la poupée gonflable et de son soupirant, se lisent dans les regards des protagonistes, se mesurent dans leurs attitudes et leurs gestes. La vision que porte le réalisateur sur la normalité et le traitement du handicap, même dans ce cas extrême d’un couple improbable, est suffisamment crédible, pour ce qui est des soins apportés par nos sociétés, qui dans l’absolu de ce film, dialogue avec le handicap.

Le jeu des acteurs est remarquable ; autant sur la distanciation des personnages qu’ils incarnent, que sur la retenue de l’émotion ou l’expression d’une « gêne » comique. Le réalisateur a évité ainsi qu’une comédie fine ne se transforme en farce douteuse. Le scénario est solide avec une chronologie équilibrée, pour des scènes d’une égale portée symbolique. La facture est classique avec une trame préliminaire où l’on présente les personnages qui progressent dans des scènes sans incohérences, aux conclusions logiques et qui en amènent d’autres, et cela dans un rythme assez rapide. Cette œuvre n’a pas eu recours à un gros budget pour être réalisé. Cette vertu supplémentaire accentue la valeur du psychodrame qui est beaucoup plus fin que l’affiche ne le laisserait entendre, pour un film que je vous invite fortement à découvrir.


Louise Michel      by Céline


De Gustave Kervern et Benoît Delépine


Avec Yolande Moreau, Bouli Lanners et Benoît Poelvoorde

 


Le patron d’une usine à cintres en Picardie décide de délocaliser son entreprise. Il la vide en une nuit. Les ouvrières de cette usine se liguent donc contre lui et finalement contre tout les patrons afin de leur rendre la monnaie de leur pièce. Chapotée par Louise, ou Jean Pierre comme vous voulez, interprété par Yolande Moreau elles mettent en place une série de meurtre très ciblés.
Après leurs deux premiers films Aaltra et Avida, les grolandais nous reviennent, et en beauté s’il vous plait. On avait adoré le surréalisme des deux précédents films, l’humour acide mais surtout, l’intelligence du propos. Dans Louise Michel il s’agit de tout ça encore une fois. Des personnages plus barrés les uns que les autres, des situations délirantes, mais surtout un fond très intéressant Benoît Delépine s’est en partie inspiré d’un plan social de type délocalisation qui s’était passé en Charente, où il réside. Dans Louise Michel, les grolandais donnent la part belle au combat de ces femmes, c’est pourquoi d’ailleurs ils ont choisi d’appeler ce film Louise Michel qui est une des figures importantes de la commune de Paris, une femme pour le moins battante. Vous l’aurez compris j’ai adoré ce film ! Pour moi, les Grolandais font du cinéma au sens noble du terme, ils s’approprient le septième art dans son ensemble afin de produire un objet cinématographique délirant, intelligent, référencé… Kervern et Delépine sont des réalisateur amoureux du cinéma, et en tant que spectateur, on le sent et on en ressors ravie et enthousiaste en ce qui concerne l’avenir du cinéma français.
Allez absolument voir ce film, un chef d’œuvre unique en son genre, à ne rater sous aucun prétexte !



Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /2008 16:39

Largo Winch      by SeBastien


De Jérôme Salle


Avec Tomer Sisley, Kristin Scott Thomas et Mélanie Thierry

 


Jérome Salle a pris un vrai risque en décidant d’adapter sur grand écran un BD qui est un carton en France et dans le monde entier.
Quand en plus il choisit Tomer Sisley pour jouer Largo Winch, cela nous alerte encore plus.
Mais finalement, contre toute attente, le film est assez fidèle à l’esprit de la BD. Evidement, il faut quelques minutes pour voir en Tomer Sisley, Largo Winch, mais après ce petit flottement on est vite emporter dans l’histoire.
Une histoire très ressemblante au premier tome de la BD, donc pour les fans ils ne seront pas surpris. Ils constateront juste qu’il est plus facile à donner du rythme sur des planches de BD qu’au cinéma. Car le film a quelques creux, niveau rythme, il faut bien l’avouer. Mais a part cela, on prend plaisir devant un bon film d’action français (c’est assez rare pour le souligner). Tomer Sisley est très convaincant (comme quoi la ressemblance physique ne fait pas tout), Mélanie Thierry également (il faut dire qu’elle donne de sa personne, certains seront sans doute ravi de la découvrir très dénudée). Le seul bémol, Kristin Scott Thomas qui incarne Anne Ferguson. Elle ressemble physiquement au personnage de la BD grâce à une perruque, ce qui la rend plutôt pathétique. Qu’est elle venu faire dans ce film, on se le demande. Je préfère largement la voir dans des films plus intimistes.
Mais bon, Largo Winch est un film d’action plutôt réussi et dont on n’attend avec plaisir le numéro deux. Si les chiffres sont bon, car c’est cela la loi du cinéma…


Pour elle      by SeBastien


De Fred Cavayé


Avec Vincent Lindon et Diane Kruger


 

Quand Vincent Lindon devient Michael Scofield au cinéma, cela peut faire peur. Car c’est bien le thème de Pour elle, un homme décide de faire évader sa femme accusée à tort de meurtre. Ca ressemble à Prison Break mais le résultat est assez lointain.
Mais ce thriller français est plutôt convaincant. Le réalisateur s’attache à nous montrer la façon dont le héros conçoit le plan d’évasion et passe sur les liens entre les personnages. C’est sans doute le défaut du film, car les personnages étant assez fort, on aurait aimé en savoir plus sur eux.
Car la seule chose que l’on sait c’est que le héros aime tellement sa femme et son fils, qu’il va tout faire pour reconstruire cette famille éclatée.
Et on se laisse facilement embarqué. Evidement, on peut se dire a certains moments que cela manque de réalisme et que faire évader quelqu’un de prison ce n’est pas si simple. C’est sur, mais quand les américains font cela on ne trouve rien à redire et pourtant ce qui nous propose est encore plus irréaliste.
Quoi qu’il en soit on est pris dans le film et dans son rythme. On croise les doigts pour qu’il arrive à sauver sa femme, on tremble et on a peur avec lui. Bref, le réalisateur a fait du bon boulot.
En plus, il a choisi deux très bons acteurs, très convaincants, Vincent Lindon en homme prêt a tout et Diane Kruger en femme fragile, c’est un délice. A noter également l’excellente prestation du jeune Lancelot Roch dans le rôle d’Oscar.

Alors que dire de plus, rien sinon d’aller voir ce film français assez étonnant et très divertissant. Qui vous fera sans doute vous poser la vraie question qu’aborde le film sous ses airs de thriller. Jusqu’où sommes-nous prêt à aller par amour ?



Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /2008 11:21

Caos calmo      by Céline


De Antonello Grimaldi


Avec Nanni Moretti, Valéria Golino et Allessandro Gassman


 

L’histoire, un homme d’affaire Pietro, et son frère sont sur la plage en train de profiter de leur vacances en famille. Ils sauvent deux femmes de la noyade. Jusqu’ici une anecdote. Mais pendant ce temps là, dans la villa familiale, la femme de Pietro, Lara, se suicide, sous les yeux de leur fille de 8 ans Claudia. Pietro avait une vie plutôt plaisante, il avait des aventures de temps en temps, il aimait sa fille éperdument, il réussissait en affaire… Seulement le suicide de sa femme va l’amener à se poser des questions. Le deuil, il le vie bizarrement. Il décide de rester toute la journée devant l’école de sa fille, comme ça, elle pourra l’apercevoir de la fenêtre, dans ce square il se recrée une vie, c’est ici qu’on lui rend visite désormais, c’est ici qu’il fait ses « réunions » de travail, c’est ici qu’il rencontre une femme… Il va rapidement se rendre compte que sa vie antérieur ne lui plaisait pas, qu’il n’a finalement jamais aimé sa femme… Il fait en fait le deuil d’une vie qu’il a passé à faire semblant.

Ce film aurait pu être intéressant… si seulement il avait été bien réalisé. Évidement un scénario comme celui-ci appelle le pathos, le film plein de bon sentiments… Le réalisateur n’a pour le coup pas évité ces pièges… Au programme, de la musique pop avec une chanteuse qui s’époumone en chantant l’amour perdu, des gros plans improbables, des acteurs insensés, et encore de la pop musique mais cette fois ci avec un chanteur qui crache sa rage contre la destin qui est décidément trop méchant. Et oui quand tout semble aller bien, pourquoi Maman se suicide ? Je décortique un peu mon analyse de ce film :

- La musique : incessante, le spectateur n’a jamais une seule seconde de répit, sur 1H52 de film, comptez la moitié de braillage à la Avril Lavigne. Un conseil, la musique peut parfois rendre un film plus intéressant qu’il ne l’aurait été sans ( quoiqu’il faut quand même savoir la choisir ) mais elle peut aussi faire tout l’inverse ! Des instants dramatique peuvent être d’après moi plus intenses accompagnés d’un silence.

- Les gros plans agissent pour moi de la même façon que la musique dans Caos Calmo. Maladroits et surtout trop utilisés, j’ai senti apparaître en moi un sentiment de rejet face à l’écran, une envie subite de quitter la salle et de respirer un peu et d’embrasser Aki Kaurismaki.

- Les acteurs : Dès le début du film on voit apparaître le nom d’acteurs français ( Charles Berling, Hippolyte Girardau…), je me suis dit «  chouette ! Un film franco italien ! Mes racines, ma terre mon sang combiné dans un long métrage d’une heure et demi ! » malheureusement j’ai vite déchanté. Première apparition de Charles Berling avec un cigare à la main, en train de parler de fusion d’un groupe et des américains qui vont lui bouffer ses parts de marché. Autant dire que niveau crédibilité c’était pas vraiment ça.

La jeune actrice jouant le rôle de la fille à Pietro donc Claudia a un rôle centrale dans le film, même si elle n’intervient pas souvent et heureusement ! Elle récite son texte de la même manière que les poésies qu‘elle apprend à l‘école. Mais on ne lui en veut pas, les dialogues sont d’une telle superficialité…qu’il est difficile d’y mettre du cœur. 

Côté casting j’ai aussi envie de soulignée l’apparition remarquée de Roman Polanski, totalement hors sujet ! Dans un film de Philippe Katerine, Gustave Kerven ou Benoît Delépine ça le fait mais là… bizarrement pas du tout.

A retenir de ce film tout de même la performance de Nanni Moretti, impeccable dans son rôle. Malheureusement les artifices de la réalisation gâche sérieusement la pureté de son jeu. Je rappelle quand même que l’idée originale du film était intéressante, le scénario n’y est pour pas grand-chose dans cette catastrophe cinématographique.


Le jour où la terre s’arrêta      by Etienne


De Scott Derrikson


Avec Keanu Reeves, Jennifer Connely, Kathy Bates, John Cleese et Robert Knepper

 


L'arrivée sur Terre de Klaatu, un extraterrestre d'apparence humaine, provoque de spectaculaires bouleversements. (Non non Céline Dion ne se mettra pas a bien chanter faut pas rêver non plus) Tandis que les gouvernements et les scientifiques tentent désespérément de percer son mystère, une femme, le docteur Helen Benson (be voyons pourquoi pas un pizzaïolo du Queens ?),  parvient à nouer un contact avec lui  et à comprendre le sens de sa mission. Klaatu est là pour sauver la Terre... avec ou sans les humains.

Alors quand j’ai entendu parler du projet j’étais vraiment impatient de voir cette reprise du classique de Robert Wise de 1951. A l’époque l’extra-terrestre Klatuu venait mettre en garde les humains contre les dangers de la bombe atomique (et oui 1951 étant encore proche de 1945). Ici Klatuu (alias Keanu Reeves, alias néo, alias Constantine, alias Jennifer garner bon la blague est faite !!), vient essayer de discuter avec les humains pour faire comprendre que la terre est en danger… en danger de quoi me direz vous… ? D’une invasion de sauterelles géante venus de mars et qui ont faim d’humains… ? D’une rébellion de timon (mais si les suricates) a l’ADN génétiquement modifié…? du deuxième album de Paris Hilton (non la je crois qu’on peut rien y faire !!!).. Non messieurs dames Klatuu vient avertir les humains que la terre est en danger et qu’elle est menacée par les humains tout bêtement !!!

Et oui je vous l’annonce le jour ou la terre s’arrêta est tout simplement une charge écolo !!!

Alors au niveau du scénario on se dit ouais d’accord pourquoi pas, des extraterrestres envoie Keanu Reeves en représentant d’un monde inconnu… et bon faut le reconnaître Keanu il a la classe.

Donc le scénario est pas mal dans l’idée. Mais alors c’est long à se mettre en place.

D’abord Keanu arrive emmitouflé dans une jolie peau de baleine, se fait interrogé par « la méchante » du film la secrétaire d’état puis par la gentille Docteur Benson.

Voyons qu’il ne donne pas les réponses que l’Amérique attend on décide de l’interroger avec un détecteur de mensonges…. Super utile sur un extraterrestre (c’est les américains faut pas chercher…) et alors la on a droit a une scène de contre-interrogatoire en bon et du forme… Non seulement il a la classe mais en plus il est balèze. Donc Klatuu s’échappe et disparaît.

On assiste à un ersatz de chasse à l’homme. Oui oui Keanu est l’homme à abattre mais alors d’accord c’est un extraterrestre mais je n’ai jamais vu un extraterrestre aussi calme !! Il se fait poursuivre mais il ne stresse pas… et il appelle au secours Jennifer Connely… Non non il ne se passera rien entre ces deux la les scénaristes n’ont pas ajoutés d’histoires d’amour débile Merci a cet éclair de lucidité…Et bizarrement et plus particulièrement les américains quand il veulent retrouver quelqu’un be ils ont des satellites et ils le retrouvent en 2-2 et be la non il est fantomatique… enfin bon passons

Pendant que les américains restent des américains et essayent de tout faire péter avant de comprendre… comme dhab me dirait vous. Madame Jennifer Connely essaye de comprendre les motivations de l’extra extra terrestre. Et l’emmène voir un ami, un professeur j’ai nommé John Cleese (ancien monthy python et la il est excellent…).

Et pendant que tout va bien et ba la police débarque mais comment on t-il su qu’ils étaient la…. ? Bah a cause de Jacob, mais qui est Jacob… ah oui oups j’ai oublié de vous en parlez… c’est le fils du mari de Jennifer Connely mort en Irak un an auparavant… non pas un soldat un ingénieur qui construit plus qu’il détruit (NDLF). Et alors l’acteur c’est Jaden Smith.. Qui ? Le fils de Will Smith et si il a le nom de son paternel, il n’en a pas le talent…. Insupportable tout le film…

Donc je résume, encore un rôle christique pour Keanu Reeves, après Néo dans Matrix, Après John Constantine dans bah devinez Constantine… Klatuuu. Je pense que Keanu Reeves s’est ruiné en Xanax, et en Valium avant chaque prise… Pas une expression. Pas un sourire, pas un sentiment de colère…Mhh il a du revoir tout son jeu d’acteur…. Enfin Bref… On a une belle référence a la bible dans le film, bah oui d’accord c’est un film écolo, mais c’est tendance et faut bien ramenez tout ça a la religion….faut bien aider la religion…pour la tendanceiser un peu.

-Donc de grandes sphères apparaissent sur le globe…. Et elles se révèlent être des petites arches de Noé et après les arches c’est le déluge et la ça pète le grand robot géant de fer se transforme en un nuage dévorant tout sur son passage.

Bon passons… les personnages secondaires jouent très très mal. La faute à la VF. ? Je ne pense pas !!! Passons les quelques trous dans le scénario et l’hommage faits aux soldats américains morts en Irak…et un magnifique Happy end à la fin. On ne peut s’empêcher à la sortie du film de se demander mais pourquoi oui pourquoi les américains ont il touchés a ce classique de science fiction…. ??

Bon pour les effets spéciaux ils sont très bien fait, la destruction ou plutôt la disparition d’un camion et d’un stade sont super bien faits mais on aurait bien voulus en voir plus !!!

Enfin un message de fin un  peu pourris oui devant le précipice les humains peuvent changer…. Ouais be quand on voit ce que certains font à a la terre a mon avis la race humaine a déjà sauté du précipice depuis très longtemps et pas sur qu’il y ait un filet en bas !!!

 

Donc « Le jour où la terre s’arrêta » s’annonce comme une charge écologique, c’est tendance ces derniers temps après le magnifique bide de Phénomène de Shyamalan et le magnifique film d’animation Wall E. Donc si vous voulez changez les choses et sauvez la terre n’allez pas voir ce film !! Inscrivez vous a Green Peace ça sera plus efficace… !!!



Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /2008 20:03

Hunger      by Rémi


De Steve Mc Queen (II)


Avec Michael Fassbender, Liam Cunningham et Stuart Graham

 


Alors là les enfants, on est tombé sur du lourd (et je ne parle pas du gabarit du réalisateur, bien que particulièrement imposant). Donc autant l'annoncer de suite, Hunger est un film dont on ne ressort pas indemne. Il s'agit de la première réalisation de Steve McQueen, vidéaste très respecté dans le milieu de l'art contemporain (vainqueur par exemple du prix Turner en 1999, récompense la plus prestigieuse pour un sujet de sa Majesté dans le domaine artistique ; œuvres exposées entres autres au Guggenheim et au Centre Pompidou), et qui tend à le devenir dans le monde du cinéma. En effet, Hunger fut présenté en sélection officielle au dernier festival de Cannes dans la catégorie Un Certain Regard et remporta la très prestigieuse Caméra d'or qui récompense chaque année le meilleur premier film, toutes sections confondues.

Pour ce qui est de l'univers, Hunger nous plonge dans l'Irlande du Nord du début des années 80 et plus précisément dans le quartier H de la prison de Maze, lieu d'incarcération des prisonniers politiques de l'IRA. Oui, il y a une prison, oui il y a Steve McQueen, mais croyez-moi on est très, mais alors très très loin de La Grande Evasion. En effet, les prisonniers sont en plein "Blanket and No-Wash Protest", action qui consiste en un refus de porter l'uniforme des criminels de droit commun (ils se retrouvent donc nus) ainsi que le refus des règles d'hygiène de base. Vous découvrirez à cette occasion que les détenus sont aussi des artistes et que vivre à deux dans une cellule de 3m² ne constitue en rien un frein à la créativité, bien au contraire. Mais comme l'indique le titre, ce film parle surtout de la manière dont Bobby Sands a décidé de se battre pour obtenir un statut particulier pour les prisonniers politiques de l'IRA, c'est-à-dire par une grève de la faim. Bobby Sands est ici interprété par Michael Fassbender, dont nous avions pu admirer toute la capacité d'ouverture d'esprit, la volonté de découvrir l'autre, en gros la formidable philanthropie qui le caractérisait dans 300, où il démontait du Perse à tout va et qui là nous montre toute son introspection, toute sa capacité à travailler sur lui-même, puisqu'il a perdu jusqu'à 14 kilos pour le rôle. Il est d'ailleurs tellement excellent dans Hunger que l'on comprend aisément pourquoi M. Quentin Tarantino lui a offert le rôle du lieutenant Archie Hicox dans le déjà très attendu Inglorious Bastards, prévu pour 2009. A noter également la brillante performance de Liam Cunningham, qui va par ailleurs rentrer dans l'histoire avec Michael Fassbender, non pas pour son rôle dans La Momie 3 : la tombe de l'Empereur Dragon, mais grâce au fameux plan séquence de plus de vingt minutes dont n'importe qu'elle personne s'intéressant un minimum au cinéma a forcement entendu parler.

Et là, le lecteur attentif qui boit littéralement mes paroles se dit que ça fait bientôt trois minutes que je parle sur Hunger sans en avoir rien dit (oui parce que le lecteur aime aussi les bons mots). Sache cher lecteur que ce n'est pas par manque d'inspiration ou même par fainéantise que je viens de me livrer à une telle roublardise mais bien par un profond respect pour l'œuvre cinématographique magistrale qu'est Hunger et aussi par profond respect pour toi. Je m'en explique par Steve McQueen lui même, qui défini le début de son film comme une pièce non éclairée dans laquelle le spectateur devra se repérer en tâtonnant dans l'obscurité. Cette description (que j'ai découverte après vision du film) a été tellement représentative de l'expérience qui fut la mienne en face d'Hunger que j'ai préféré conserver à tous votre hymen cinématographique en ne vous livrant que la surface de la pièce. Donc IRA, IRA pas voir Hunger? Je ne peux que vous conseiller la première option : allez-y, déchirez votre hymen, tâtonnez les meubles, les bibelots et ensuite éclairez-moi tout ça en ouvrant la fenêtre de votre subjectivité. En bref, vivez Hunger et vivez-le vite, ce serait trop bête de l'avoir encore sur l'estomac avant d'attaquer la traditionnelle bûche de Noël.


Mange, ceci est mon corps      by Hélène


De Michelange Quay


Avec Sylvie Testud et Catherine Samie


 

Premier long métrage de Michelange Quay.

Au début nous survolons la mer vers l'intérieur de l'île de Haïti, à travers les bidonvilles, les montagnes... accompagné par une musique douce et agréable.

Des longues scènes suivent où des haïtiens en tenue traditionnelle dansent, accompagnés par des  rythmes de percussions. On se croit au début d'un récit... mais non. Tout au long du film, des scènes se suivent sans y avoir vraiment du sens.

Les mouvements de caméra sont fortement inspiré par la série des Cremaster de Matthew Barney.

« Mange, ceci est mon corps » n'est pas spécialement un film engagé mais il y a tout de même des partis pris de la part du réalisateur ( l'alternance domination/soumission ) qui nous poussent à réfléchir sur les passés coloniaux




Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés