Chaplinomètre

Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /2008 12:39

Two lovers      by Tsipy


De James Gray


Avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow et Vinessa Shaw

 


Depuis que sa fiancée l’a quitté du jour au lendemain, Léonard est retourné vivre chez ses parents. Il a peu d’intérêt pour la vie. Toujours bipolaire, sa vie n’est pas trépidante, il travaille dans le pressing des son père, rentre chez lui (son père) le soir dans sa chambre d’adolescent. Il rencontre Sandre, fille de l’ami de son père, elle représente la sérénité. Sandra est belle, patiente te très intéressée par Léonard. Quant à lui, il apprécie la jeune fille qui semble accepter sa personnalité, ses doutes et son passé. Tout se passe très bien, il se laisse bercer dans cette relation. Il rencontre un soir, sa voisine, Michelle. Elle aussi très belle, franche et très instable, elle lui plait dès le premier regard.

Bien qu’elles soient diamétralement opposées, les vies futures que ces deux femmes peuvent lui offrir lui plaisent tout autant. Il dit pourtant faire un choix.

L’histoire bien qu’elle parait très simple ne l’est pas pour autant. Travaillant beaucoup plus sur la psychologie du personnage que sur ses problèmes de cœur, James Gray évite le mélo américain.

Le scénario est parfaitement rythmé. Entre Michelle, Sandra et la vie de famille, le personnage se promène et nous entraine dans ces différents univers.

Chaque personnage a bien sa place, aucun ne vient écraser l’autre. C’est grâce aux personnages des deux femmes que la mise en scène permet au spectateur de ne pas s’ennuyer.

Quant aux acteurs, Joaquim Phoenix joue à la perfection le bipolaire suicidaire amoureux. Gwyneth Paltrow m’a énormément déçu. Tout au long du film, le spectateur ne voit pas Michelle mais l’actrice interprétant un personnage. Dans le rôle d la déséquilibrée, elle en fait beaucoup trop et n’est pas assez crédible à mon goût. C’est Vinessa Shaw qui éclate à l’écran. Elle est belle, avec son interprétation d’une douceur, elle parait à la fois ordinaire et extraordinaire. Elle est, dans ce film une révélation. Merci à elle et j’espère la revoir très bientôt dans un rôle principal et surprenant.

Certains plans restent très simple et d’autres exceptionnels. Les deux révèle la beauté soit des personnages soit des paysages. On sent la minutie du réalisateur, quelques plans semblent être un arrêt sur image et devenir des tableaux animés. La musique est splendide, elle ne vient pas sur l’image mais l’accompagne.

Superbement manié, les acteurs, la musique, la lumière, la couleur tout est disposés justement dans l’image.

La première séquence subjugue le spectateur et lui annonce d’emblée qu’il entre dans l’univers à la fois réaliste et fantastique. Dès la première image, James Gray nous annonce que Two Lovers est loin d’être un mélo ordinaire mais une œuvre cinématographique à part entière dont l’artiste a eu plaisir de tourné et détourné une histoire magnifiquement ordinaire.


Johnny Mad Dog      by Rémi


De Jean-Stéphane Sauvaire


Avec Christopher Minie, Victoria Vandy, Tagbeh Tweh et Barry Chernoh

 

 

Afrique, pays non défini, époque contemporaine. Johnny, dont le nom guerrier est Mad Dog ("chien enragé" pour les non aguerris à la langue de Shakespeare) est à la tête d'un petit commando de rebelles uniquement composé d'enfants soldats. La révolution est proche. Dans la capitale, Laokole, jeune fille de seize ans assume seule la responsabilité de faire survivre sa famille composée de son jeune frère et de son père amputé des deux jambes.

Johnny Mad Dog, quatrième réalisation de Jean Stéphane Sauvaire, produit par Mathieu Kassovitz et inspiré du roman Johnny chien méchant de l'écrivain congolais Emmanuel Dongala, constitue donc la chronique de ces deux destins se croisant dans les tumultes d'un conflit ethnique comme il en a existé, en existe malheureusement encore et on l'espère n'en existera plus. Pour définir un film, on peut dire qu'il est bon, excellent, absolument brillantissime ou alors qu'il est bof, mauvais, nullissime, que c'est un navet (spéciale dédicace à Jean-Marie) ou encore une immonde bouse cinématographique informe et malodorante. Cette liste est bien évidemment non exhaustive. Et puis il y a le film "choc", celui pour lequel l'âme naïve et guillerette rentre dans la salle la fleur au fusil et ressort avec les yeux qui piquent et un petit filet de sang au coin des lèvres, conséquence de la gifle intersidérale qu'elle vient de prendre. Et je dois dire que pour ma part, bien que spectateur averti, le retour à la lumière du jour fut brutal.

En effet, dès les premières secondes ce qui saute aux yeux, c'est l'absurdité absolue de la situation dans laquelle Jean Stéphane Sauvaire nous plonge immédiatement et qui va perdurer tout au long du film. Par exemple, l'impuissance des casques bleus face aux provocations des jeunes rebelles, un enfant qui court avec des ailes de papillon dans le dos un gros calibre à la main, un soldat en robe de mariée ou encore ne serait-ce qu'une adolescente enterrant son père. Tous ces éléments distillés dans l'image comme dans le discours installe un malaise permanent chez le spectateur. Mais ce n'est pas tout, et là les enfants, c'est l'heure de se souvenir de ce qu'on a appris pendant son catéchisme et de faire ce que Jésus ferait.

Et bien oui, il tendrait l'autre joue, et ce geste est salvateur pour recevoir la gifle esthétique que nous inflige Johnny Mad Dog. La photographie est sublime, la mise en scène n'est pas en reste, notamment la composition du cadre et les décors naturels de la République du Libéria qui sont encore terriblement marqués par les guerres civiles (qui ont ravagé les pays jusqu'en 2003) servent parfaitement le film. Petit mot pour les acteurs qui sont tous amateurs (la plupart étant de vrais ex-enfants soldats ne sachant pas lire et improvisant) et offrent une magnifique performance collective sans aucune fausse note avec une mention spéciale pour les deux acteurs principaux (Christopher Minie et Daisy Victoria Vandy) ainsi que pour Dagbeh Tweh exceptionnel en gamin fou furieux.

Et puis j'ai pris également un léger coup de boule personnel, parce que je n'ai de mon point de vue constaté aucune volonté de la part de Jean Stéphane Sauvaire d'excuser les enfants soldats. C'est là pour moi que ce situe la grande force du film, c'est que bien qu'il montre l'embrigadement orchestré par les adultes, il n'en excuse pas pour autant le comportement violent et destructeur d'enfants qui ne sont pas différents des autres si ce n'est qu'ils ont la croyance de détenir un pouvoir de vie ou de mort sur quiconque. Enfin, je situerai un unique point noir sur le scénario qui constitue plus une succession de séquences qu'une vraie histoire, mais la première séquence est tellement poignante et nous emporte si profondément dans l'univers du film que cette faiblesse scénaristique transparaît finalement très peu à l'écran. Donc pour tous ceux qui n'ont pas envie d'aller voir un film d'horreur habituel (et ce malgré les brillants conseils d'Etienne et Vincent), mais aussi et surtout pour tous les autres, aller voir Johnny Mad Dog pour découvrir que l'horreur la plus insupportable est celle qui possède un visage d'enfant.

 

 

 

 
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /2008 14:01

The Duchess      by SPG

 

De Saul Dibb

 

Avec Keira Knightley, Ralph Fiennes et Charlotte Rampling

 

 

A venir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mesrine : l’ennemi public numéro un      by Céline

 

De Jean-François Richet

 

Avec Vincent Cassel, Mathieu Amalric, Ludivine Sagnier, Gérard Lanvin, Samuel Le Bihan et Olivier Gourmet

 

 

Le premier opus était très sombre mais n’abordait que peu la personnalité de Jacques Mesrine. Ce volet est sensiblement différent. Bien que techniquement on retrouve une photo parfaite, une vrai leçon de cinéma, comme dans la première partie, le réalisateur utilise dans cet opus beaucoup plus la caméra légère et fébrile qui semble coller parfaitement à l‘ambiance de cette fin de vie : toujours traqué, Mersine est nerveux, comme l‘image. Dans ce volet, par l’intermédiaire du personnage de François Besse, admirablement interprété par Mathieu Amalric, on prend conscience de la folie de l’ennemi public n°1. En effet, dans le film, Besse n’a de cesse de recadrer son ami Mesrine. Les deux hommes s’opposent philosophiquement. Alors que Besse a une démarche sincère et n’encense pas sa profession de gangster, Mesrine, lui, court après la célébrité et n’en termine pas de légitimer ses actions d’un point de vue politique. C’est ici que le réalisateur a vu juste, on découvre réellement Mesrine, un homme toujours en quête de célébrité, prêt à tout pour continuer à faire le show. Il apparaît comme un pantin de la folie, bourré d’humour mais réellement hors de la réalité. Ici c’est vraiment le côté pathétique de Mesrine que l’on retient, beaucoup moins le héros. Ces choix sont incohérents, son désir de gloire est irritant. On s’attache à lui car il est malade, non pas pour le côté spectaculaire de ses actions. J’ai beaucoup pensé aux médias et à leur rôle dans ce genre de faits divers. On peut assurément affirmer que Mesrine se nourrissait des médias et que ces derniers ne le savaient que trop. La médiatisation de ce personnage a fait qu’il gagnait de plus en plus de confiance en lui et quelque part, les médias lui assuraient une certaine légitimité.

Ce côté du film m’a paru universel, on peut toujours se poser la question du rôle des médias, de ses choix qui orientent souvent l’opinion public dans un sens ou dans l’autre.

Les deux acteurs qui ne fallait pas prendre :

- Ludivine Sagnier, qui joue la petite amie de Mesrine, n’en finit pas de minauder, comme dans tous les films où elle a tourné d’ailleurs, c’est absolument insupportable.

- Ensuite, je pense que tous ceux qui ont vu le film s’en souviendront, la performance de Gérard Lanvin est a coupé le souffle. Il joue Charlie                       

Par soucis de réalisme, le réalisateur lui a demandé d’adopter l’accent marseillais. Mais voilà, à chaque fois qu’il ouvre la bouche, c’est l’hilarité générale. Lanvin n’est pas crédible pour un sous, le personnage, par son militantisme peut vite tomber dans la caricature… Et bien c’est le cas. Heureusement qu’il n’intervient que très peu dans le film car une performance aussi mauvaise peut gâcher le travail d’une équipe, aussi sérieuse et professionnelle soit elle.

 

 

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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 12:45

The visitor      by Tsipy

 

De Thomas Mc Carthy

 

Avec Richard Jenkins, Haaz Sleiman et Danai Jekesai Gurira

 

 

Walter est professeur dans une université américaine. Il tente d’apprendre le piano en vain. Il écrit sans écrire un livre, il s’ennuit. Alors qu’il se voit contraint de partir à New York pour un colloque. Il doit lire devant une assemblée un article qu’il n’a fait que signer. Arrivée à New York, il se rend dans son appartement, mais ce dernier est habité. Un couple y vit tranquillement. Les deux squatteurs sont tout d’abord choqués. Pensant être dans la légalité, ils se mettent en colère et comprennent qu’on leur a mentit et quittent l’appartement. Walter intrigué par ce couple, leur propose de rester vivre chez lui en attendant de trouver un autre logement. S’en suit une relation autour de la musique entre deux hommes que tout semble éloigné.

Les acteurs jouent magnifiquement bien. Des acteurs peu connus avec un charisme qui éclate à l’écran. Chaque personnages cachent une histoire, un passé mystérieux et ordinaire à la fois, peu importe nous on s’en fiche ce qui nous intéresse c’est leur présent. Mac Carthy n’introduit pas de héros, les personnages sont des personnes que l’on peut croiser tous les jours dans les rues de New York.  Que ce soit les personnages principaux ou des visages que l’on croise à l’écran, le spectateur est amené à imaginer leur passé, leur histoire personnelle.

Walter qui s’accroche au piano pour continuer à vivre avec le fantôme de sa défunte femme,  va alors s’intéresser à Tarek et son Djem bé. Les sons varient, le rythme s’accélère et la vie de Walter devient plus passionnante.  Walter dans le deuil vivait une vie calme et ennuyeuse, avec Tarek, il semble apprendre et découvrir la vie. Il abandonne son passé en suivant ce jeune qui vit au jour le jour.

Mac Carthy nous peint dans la première partie un monde magique où tout nous semble possible, où il n’y a ni barrières ni frontières. Accepteriez-vous un couple chez vous sans lui poser de questions ? Et bien Walter lui oui et il le fait sans se poser une question. Les personnages sont libres et la caméra est mouvante. Les habitants de new York vivent ensemble sans même apercevoir la différence de l’autre. C’est la tolérance qui règne dans ce monde. Il filme un New York non communautaire, libre.  Dans la seconde partie, le réalisateur enferme ses personnages dans des endroits clos, des miroirs, des cadres de fenêtres ou des portes. Les personnages tentent alors de s’évader de  ce New York aux lignes rectilignes qui les surplombent. La caméra se pose et devient de plus en plus fixe. Les personnages qui ne faisait pas attention à la nationalité de l’autre lui renvoie alors à la figure comme si cela était trop visible. Mac Carthy nous  a fait rêver dans la première partie et dans la seconde le spectateur regrette d’avoir été aussi naïf. Le réalisateur nous plonge dans la cruelle réalité où tout est structuré. Les personnages ne sont plus des êtres vivants libres de circuler, ils deviennent les habitants appartenant à un pays ou à un autre. Tarek mérite-t-il de vivre sur le sol américain ? Oui sans aucun doute. Mais la loi ne lui permet pas.  Il es alors réduit  à l’état de clandestin présent illégalement sur le sol américain et non un musicien doué et passionné. Mac Carthy nous explique que la justice n’est pas juste mais durement droite.

La musique n’est pas seulement l’accompagnement de l’image, elle est un personnage à part entière. C’est elle qui va lier les deux hommes. Elle va changer la vie de Walter en lui permettant de revivre et de construire la mémoire de femme. Le rythme du Djem bé et de la musique classique vont permettre aux personnages de différentes générations et de différentes cultures de se rapprocher et d’acceptez leurs différences. La musique très présente dans la première partie du film permet au réalisateur d’instaurer un monde harmonieux. Lorsque Tarek est détenu, la musique disparait et les personnages ne peuvent plus communiquer entre eux. Plus les personnages ne peuvent jouer plus ils s’éloignent.

Mac Carthy, selon moi, signe ici un chef d’œuvre à l’américaine. Un film sans cascades, ni héros, où les personnages peuvent être nous même. Alors qui est donc the Visitor ? Le spectateur ne peut répondre avec exactitude à cette question. Ce peut être Tarek qui vient chambouler Walter et qui vient vivre chez lui. Ce peut être Walter qui s’immisce dans la vie de Tarek, et tant d’autres personnages du film. Peut importe au fond, ce peut être aussi le spectateur qui assiste à cet extrait de vie passivement assis sur son fauteuil sans aucune honte. Le réalisateur nous renvoie à notre passivité de spectateur mais aussi à notre passivité de citoyen. Mais ce peut être aussi nous même, qui nous aussi, croisons des personnes dans notre vie et qui les changeons, en bien ou en mal, et qui repartons contraint ou non construire notre vie. Mac Carthy filme la vie telle qu’elle est aujourd’hui, en nous exposant qu’elle pourrait être autrement.

 

 

La bande à Baader      by Hélène

 

De Uli Edel

 

Avec Martina Gedeck, Alexandra Maria Lara et Bruno Ganz

 

 

Sous la réalisation de Uli Edel le producteur Bernd Eichinger a réussit un casting avec les acteurs les plus marquants de ces dernières années. Entre autre Moritz Bleibtreu, Martina Gedeck et Bruno Ganz.
Le film commence en 1967 avec les manifestations contre la visite du Chah d'Iran à Berlin. Pendant ces manifestations, un étudiant pacifiste est tué. Pour finir en 1977 après la mort des détenus en prison, donc Gudrun Ensslin, Andreas Baader et Jan-Carl Raspe, puis le lendemain l'assassinat de Hans Martin Schleyer, un des otages de la RAF.
Pendant ces dix ans, la RAF a plongé l'Allemagne dans la peur. Ce qui ne s'arrête pas jusqu'au début des années 90.
Ils commencent par des attentats comme, par exemple placer des bombes dans des supermarchés.
Leur motivation est de manifester contre l'impérialisme américain, contre la guerre de Viêtnam, mais aussi et surtout un proteste contre la société allemande, qui tolère son passé nazi et qui les tolère dans ses plus hauts rangs. Au début leurs actes ne sont pas destinés à tuer des gens, mais ils deviennent de plus en plus extrêmes.
Le film est long si on regarde la durée, mais il n'y a pas une seconde où on pense à regarder l'heure. Une action est chassée par l'autre... peut être à certains moments c'est un peu trop et nous nous perdons dans les événements.
Mais à part cela le film es très bien réussit, surtout grâce à ses acteurs formidable!
Le film montre la RAF sans jugement, il ne la condamne pas, mais il ne la félicite pas non plus.

 

 

 

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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /2008 12:10

Max Payne      by Vincent

De John Moore

Avec Mark Wahlberg, Chris O’Donnell, Mila Kurnis et Olga Kurylenko


Je vois déjà venir les filles qui me diront : « Oh non !!Encore un film de flingues et de baston pour les mecs. Rien que du bourrin !! ». Et bien je leur réponds « oui ». Max Payne, le jeu de l’année 2001 était bien un jeu où l’on tirait plus que l’on ne réfléchissait. Cependant, le scénario étant tellement bon, et le récit tellement bien raconté, cette fine touche de bourrinerie ne gênait pas le joueur.
 Mais aujourd’hui, c’est au cinéma que Max Payne apparaît. C’est donc dans une salle pleine à craquer de fans du flic à la coiffure d’Elvis que je suis allé voir la bête. Et c’est malheureusement avec déception que j’en ressors.
 On ne met pas longtemps à vite regretter un scénario plat voire inexistant. Une histoire qui n’as rien à voir avec la version originale, si ce n’est la scène du meurtre de la famille Payne (reproduite à l’identique). En plus de ça, la fiction et la mythologie viennent s’en mêler et enfonce le clou aux yeux du spectateur. Cela commence mal, et ce n’est pas fini.
On continu avec des personnages peu attachant et un jeu d’acteurs peu crédible. C’est là que la question se pose : Que fait un tel casting d’acteurs dans un tel film ? En tête d’affiche, un Mark Wahlberg qui, à priori, n’entre pas dans le rôle du flic vengeur. Mais c’est avec une agréable surprise qu’on lui découvre un certain talent pour les rôles de persos torturés. Le reste du casting, lui aussi, fait rêver : Chris O’Donnell (notre ex-Robin des années 90), Donal Logue (le papa protecteur et déjanté de Parents à tout prix), Amaury Nolasco (notre Fernando Sucre de Prison Break) et la magnifique Olga Kurylenko (apparue récemment à l’affiche de Hitman et Quantum Of Solace). Cependant, leur prestation est nettement en deçà de celle de Mark Walhberg.
Pour ce qui est de la bande son, elle passe pour quasiment inexistante et n’apporte pas de vitalité aux scènes d’actions et encore moins aux scènes à suspens.
Enfin, un dernier point (positif cette fois) : les décors. Pour cela, il n’y a vraiment pas à cracher dessus : ils sont sublimes et reproduisent quasiment à l’identique ceux du jeu.


Septième ciel      by Céline

De Andrés Dressen

Avec Ursula Werner, Horst Rehberg et Horst Westphal


Inge, 65 ans vie depuis plus de 30 ans avec Warner qu’elle aime, un peu comme au premier jour. Mais voilà, un jour, elle croise le regard d’un homme de 10 ans son aîné et c’est le coup de foudre. Ils s’étreignent tout de suite, un peu comme deux adolescents. Inge a honte mais elle décide tout de même de le revoir, après tout, elle n’a qu’une vie et même à son âge elle se doit d’en profiter.
Tout va très très vite, elle l’annonce à sa fille, puis à son mari et sa folie douce devient vite un drame pour toute la famille. Elle voit son mari s’effondrer mais l’amour pour cet homme grandi de jour en jour, cette petite aventure devient un amour, un vrai. Donc elle prend la décision de quitter Warner son époux.
Ce film est un petit bijou. C’est une histoire d’amour, somme toute banale mais sauf que cette fois, les protagonistes on passé 60 ans. Le réalisateur a réussi à s’approcher au plus près de la réalité de la vie, de la fin de vie de ces personnes. Il nous parle d’être humains et non de la vieillesse, Il film les scènes de sexe sans pudeur, mais sans provocation aussi.


Mensonges d’Etat      by SeB

De Ridley Scott

Avec Leornardo DiCaprio et Russell Crowe


On attendait beaucoup de Ridley Scott environ un an après son Américan Gangster et bien il répond à nos attentes.
Ce film dur, poignant et à l’intrigue difficile à cerner, car elle colle au plus prés de l’actualité, et une réussite. Grâce aux deux personnages principaux on est embarqué dans une chasse aux terroristes à travers toute la planète.
DiCaprio est encore une fois bluffant à l’instar de son rôle dans Blood Diamond ce qui nous fait dire qu’il a définitivement tourné la page Titanic. Il joue un agent secret impliqué, dur et à la fois respectueux de tout ceux qui l’entoure. Il est pondéré, tous les arabes ne sont pas pour lui des terroristes.
Russell Crowe qui joue son patron a quant à lui beaucoup moins de mesure, il veut la peau de tous les terroristes quelques en soit les conséquences.
Grâce à une réalisation dynamique, un scénario un peu compliqué mais tellement intéressant et un casting de choix. Le réalisateur nous embarque dans son film et on ne le quitte plus. Résultat, on ne voit pas les deux heures que durent le film passées.
On attend donc le prochain Ridley Scott avec impatience.



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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /2008 20:06

Quantum of solace      by SPG


De Marc Foster


Avec Daniel Craig, Olga Kurylenko et Mathieu Amalric
 

 

La suite de Casino Royale deçoit. Le scénario par dans tout les sens, le film est trop rapide et dur à suivre. James Bond, fou de chagrin, décide de retrouver l'homme qui est derrière la trahison de la femme qu'il aimait, et découvre qu'il s'agit de Dominic Greene, un homme d'affaire impitoyable qui cherche à se remplir les poches en exploitant les réserves naturelles, et en créant des coups d'état. Même si il manque ce petit je ne sais quoi qu'on avait dans Casino Royale, on se doit de saluer la performance des acteurs, qui relèvent tout de même de film, ainsi que les cascades impressionnantes auxquelles on a le droit tout au long du film. A voir sans trop d'enthousiasme, au risque d'être déçu.


Home      by Hélène


De Ursula Meier


Avec Isabelle Huppet, Olivier Gourmet et Adélaïde Leroux
 

 

Une famille avec leurs trois enfants, habite à la campagne profonde, juste à côté d'une autoroute. Celle-là n'est pas fini, alors inutilisable. Ils mènent une vie tranquille et heureuse.
Mais un jour l'autoroute est finie et ouverte.
La famille jusqu'alors une famille de rêve commence à se dégrader et devient une famille au point de se diviser et tout cela à cause d'une autoroute...
Très bon film, mais aussi inquiétant, avec des acteurs convaincants, comme Isabelle Huppert et Oliver Gourmet.


Vicky, Cristina, Barcelona      by Tsipy

De Woody Allen


Avec Scarlett Johansson, Penelope Cruz, Rebecca Hall et Javier Bardem
 

 

Beaucoup de critiques regrettaient que Woody Allen s’en aille du nouveau continent et change autant. N’ayez craintes, il n’a pas changé autant que cela. Avec la voix off du narrateur omniscient, Allen laisse son emprunte dans la narration. A la fois présente et à la fois absente, cette voix off instaure le réalisateur dans l’histoire. Elle dirige la narration mais aussi la caméra car elle va engendrer des arrêts sur images, des travellings et des changements de lieux.  Woody Allen n’est pas seulement le réalisateur, il est celui qui dirige et raconte le film dans le film.

Qui a dit que Woody Allen avait quitté son Manhattan ? Grâce au personnage de Ben, le fiancé de Vicky, le réalisateur filme New York en reconstruction. On peut apercevoir les travaux sur les ruines du World Trade Center. De plus Vicky et Cristina sont les Etats-Unis ou plutôt leur représentation. Vicky représente l’américaine installée avec son avenir organisé, bien dans sa peau et réaliste. Cristina quant à elle est l’image de la new yorkaise jamais contentée, un peu volage et surtout rêveuse.  Elles sont à elles deux le reflet des femmes américaines. Mais elles ne semblent pas tout à fait heureuses dans ce New York détruit depuis le 11 septembre 2001 et se lance dans le rêve européen.

Woody Allen nous ballade dans Barcelone. Peut-être est-ce le regard américain mais à mon avis il utilise beaucoup trop de clichés. Les monuments filmés sont ceux que nous connaissons tous. Il ne donne pas d’autres images de la ville catalane que celles que l’on voit sur les papiers glacés des guides touristiques.

Mais Woody Allen mêle les deux langues avec brio. L’espagnol osé, dit à voix haute, parfois vulgaire mais si vivant affronte l’anglais, dit à voix basse, distingué et si timide. Deux langues, deux cultures s’affrontent et s’embrassent en même temps. Ce mélange très réussit amène aussi le spectateur à écouter et non pas que à regarder le film avec plaisir.

Peut-être est-ce aussi grâce à l’Espagne et à sa langue que le film est aussi sauvage, piquant, vivant et donc plus authentique.

Allen a encore plus de talent lorsqu’il fait son casting. Aucun acteur n’est mauvais, ils sont tous fantastiques, aucun d’eux ne semblent jouer la comédie mais paraissent être dans leur propre rôle. Javier Bardem est surprenant, Scarlett Johansson est étonnante, Pénélope Cruz est magnifique. Mais c’est le rôle de Vicky interprétée par Rebecca Hall  qui m’a le plus enchantée, elle joue merveilleusement bien, sans aucun excès, elle interprète son rôle du début à la fin de façon très juste.

Woody Allen a certes quitter son Manhattan et cela lui va si bien. Peut-être est-ce depuis la chute des deux tours jumelles, depuis la chute de l’emblème de New York que le réalisateur ne reconnait plus son décor parfait. Et peut-être est-ce en voyageant dans la vieille Europe que le réalisateur new-yorkais cherche son idéal décor. Et si Vicky Cristina Barcelona n’a pas raflé les récompenses à Cannes en mai 2008 ce n’est que parce qu’il n’était pas en compétition.



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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /2008 13:01

Enfants de Don Quichotte      by Céline

De Ronan Dénécé, Augustin Legrand et Jean-Baptiste Legrand


Le documentaire retrace l'action des enfants de Don Quichotte (à savoir une action coup de poing afin de rendre public l'état de la pauvreté en France, là devant nos yeux). On y découvre un Augustin Legrand pas aussi sûr de lui qu'on aurait pu le penser, on y rencontre aussi des personnages attachants, qui vivent dans une misère honteuse mais qui ont un sens de l'humour imparable dont certains devraient s'inspirer...
Comme tous les films militants, ce film est important. Pourquoi ? Parce qu'il est là pour nous ramener à la réalité, celle qu'on ose pas regarder, pour plusieurs raisons... Il est là aussi pour nous donner un coup de pied au derrière et nous dire " allez remuez vous, inversez la tendance!". Après un film comme ça on a envie de s'investir au quotidien, des fois un sourire suffit !
Pour finir je vais m'inspirer du groupe Noir Désir et adapter un de leurs vers : " Soyez désinvoltes, n'ayez PEUR DE RIEN".


Hellboy II : les légions d’or maudites      by SPG

De Guillermo Del Toro

Avec Ron Perlman et Selma Blair


Fort de son succès du Labyrinthe de Pan, Guillermo Del Toro nous livre un blockbuster sur vitaminé qui est un petit bijou visuel, tant les décors, les costumes, la lumières sont magnifiques. Mené par un Ron Perlmann surboosté et une Selma Blair enflammée, Hellboy sauve le monde de la rébellion d'un prince elfique haineux, qui n'a de cesse d'exterminer les hommes pour les soumettre au peuple magique, grâce à une arme de destruction massive, l'armée d'or.
Humour, romance, action sont au centre de ce très bon film grand public, qui tout de même, reste un peu violent. A voir en famille, ou entre copain, à partir de 12-13 ans.



Le crime est notre affaire      by Jean-Marie

De Pascal Thomas

Avec Catherine Frot, André Dussollier, Melvil Poupaud et Chiara Mastroianni


Et si Agatha Christie était française ? À l’évidence pour le cinéma Français, cela ne pose aucun problème ! La dernière œuvre de Pascal Thomas nous offre une délicieuse comédie policière au pays de la Fondue et du chocolat Suisse. L’adaptation du livre de la célèbre romancière est tout en finesse :
- Avec une réalisation pointilleuse, quand au respect de la trame du roman. Les rebondissements de l’intrigue sont menés tambour battant, sans temps morts, sur un rythme enlevé, avec un humour Anglais à la « Française ».
- Avec une interprétation talentueuse des personnages, par Catherine Frot et André Dussolier, qui ont su transformer l’humour Anglais en un vaudeville léger, sans pour autant édulcorer la psychologie des protagonistes de l’intrigue. Le ton est juste et l’apparence de « retrait » des autres acteurs du film, ne fait que servir l’intrigue et l’ambiance de mystère si chère à Agatha Christie.
- Les lieux et les décors ont été choisis avec minutie, les détails sont soignés et rien ne semble avoie été laissé au hasard, comme si chaque élément du décor avait été calculé pour être posé là, de manière naturelle.
Nous n’avons qu’un seul regret ; le dénouement de l’intrigue et le démasquage du coupable est trop vite expédié. N’hésitez pas cependant à courir dans une salle obscure, pour découvrir ce film tout en fraîcheur.



Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /2008 16:29

Course à la mort      by Etienne


De Paul W.S Anderson


Avec Jason Statham, Tyrese Gibson et Joan Allen
 

 

Course à la mort, dernier film en date du réalisateur Paul W.S Anderson. A ne pas confondre avec Paul Thomas Anderson réalisateur de chef d’œuvre (Magnolia, There will be blood).

Les deux seules choses qui rapprochent ces deux réalisateurs c’est leur prénom et leur nom de famille. Au-delà de ça il n’y a plus rien à voir !!

Celui dont on parle a également réalisé des chefs d’œuvre de nanaritude (oui j’invente des mots et j’assume), a réalisé le mythique Mortal Kombat avec Christophe Lambert, l’oubliable Resident evil et le nanar gagnant toute catégorie Alien VS Predator.

Ici notre réalisateur préféré… de nanar bien sur pas de chef d’œuvre faut pas rêver nous livre ici le remake d’un vieux film des seventies.

L’histoire en quelques mots, dans une Amérique futuriste les prisonniers sont contraints de participer a de très violentes courses automobiles dans des arènes fermées au sein même de la prison. Notre héros, Jason statham (responsable de nombreux nanar…), campe un mineur (ancien pilote de Nascar tient comme par hasard !!), froidement licencié, injustement accusé du meurtre de sa femme se retrouve propulsé au sein de la prison de Death race !!

Il est contraint de participer a ces fameuses courses à la mort, organisée par la directrice de la prison (Pamela Landy de Jason Bourne). On découvre que c’est elle qui a tout manigancée… car elle cherche a créer le spectacle car le show est retransmis à la télé c’est la nouvelle génération de télé réalité.

Bref que dire d’un tel nanar, tout les personnages sont des caricatures de personnages, rien qu’a leurs noms : Frankenstein, 14K, Machine Gun joe… non vraiment quels noms pathétique. On n’est à aucun moment pris par l’histoire au scénario stupide et maladroit !! De plus les acteurs jouent tous très mal.

On ne s’attardera même pas sur les passages de tension extrême digne d’un Bob l’éponge entre Jason Statham et la directrice. En un mot Ri-di-cu-le.

Que dire des scènes d’action seul intérêt dans ce genre de film, elles sont d’une platitude affligeante… on s’ennuie ferme et on espère que la fin arrive bientôt… J’ai failli m’endormir

En fait le film se résume à une multitude de clichés, le bon gars, innocent jeté en prison qui va tout faire pour récupérer sa fille placée en famille d’accueil, c’est sur elle sera tellement mieux avec Grumpf pardon Jason Statham, prisonnier en fuite et recherché par toute les polices !!! Oui Grumpf comme le géant dans Hot Fuzz.

Bref, autre débilité, les coureurs sont accompagnés de prisonnières, copilotes toutes fringuées comme si elles allaient faire un Lap Dance… non vraiment ridicule !! Descendant d’un bus comme si c’étaient les Pussy Cat Dolls…Pff je ne dirait qu’un seul mot lamentable

Je m’attarderai même pas sur la technique qui est tout bonnement inexistante, aucune recherche de plan, de travail sur le son…. C’est une commande de studio livrée froide, indigeste et dégueulasse.

A alors j’ai beaucoup aimé la fin par contre… non je rigole c’était pour voir ce que ça faisait de trouver un seul point positif de ce film, elle est à l’image du film ridicule. Le gentil parvient a s’échapper en s’alliant a son principal ennemi de la course, il se maque avec sa copilote et récupère sa fille. Ils s’établissent tous ensemble dans une casse auto au Mexique. Si c’est pas magnifique tout ça ? Tout est bien dans le meilleur des mondes !!

Bref Course à la mort est au cinéma ce que Cindy Sanders est à la musique, une pâle imitation, une parodie, une véritable mascarade !!! En deux mots A évitez !!!!


La loi et l’ordre      by Vincent


De Jon Avnet


Avec Robert De Niro, Al Pacino, 50cent
 

 

Pour ma part, j’ai trouvé ce film pour le moins efficace. Une mise en scène à l’américaine mais pour une fois ce sera sans une surenchère d’échanges de coups de feu de cascades époustouflantes à la limite de la Mission Impossible. Une chose qui touche vraiment dans ce film, c’est sa simplicité. Autant au niveau du scénario que de la réalisation, on reste dans le simple. Et c’est peut-être pour cela que ça marche….C’est vrai quoi ! Pourquoi faut-il toujours que les histoires se compliquent pour que le spectateur accroche ?

Maintenant, passons à la part des acteurs… Et pour une fois elle n’est pas des moindre, car c’est avec un casting de rêve que l’on est servit. Al Pacino et Robert de Niro enfin réunis dans un film. Si ce n’est pas beau ça ! Les fans de ces deux grands messieurs le diront qu’on les a déjà vu jouer ensemble dans Heat, et moi je leur réponds que c’est la première fois qu’on les voir apparaître dans la même scène côte à côte. A ce petit duo de perles, on retrouve également Donnie Wahlberg, John Leguizamo mais également 50 Cent. Ce n’est pas dans les habitudes de vanter les mérites d’un rappeur, mais comme cette fois on parle d’acteur, je vais dire qu’il est tout simplement éblouissant.

Le seul défaut réellement ennuyeux du film est le langage policier utilisé. Quasiment deux heures de film durant lesquelles on n’entend que des « putain » et « enculés » (excusez les termes mais ce sont du film), ça devient vite agaçant.

Bref, pour le petit résumé on retiendra un film de flics simple avec un scénario simple, une réalisation simple et un superbe casting d’acteurs. Ajoutez à tout ceci quelques répliques percutantes et vous obtenez un film efficace.


Le crime est notre affaire      by SeB


De Pascal Thomas


Avec Catherine Frot, André Dussollier, Melvil Poupaud et Chiara Mastroianni
 

 

Un meurtre, une famille recluse dans un château bref tous les ingrédients parfait pour un roman d’Agatha Christie.
C’est ce que nous propose pour la troisième fois Pascal Thomas. Le film est plutôt rythmé (comme peut l’être un film policier tiré de l’œuvre dans la romancière), sympathique et divertissant.
Il n’apporte pas grand-chose de neuf. Malgré une réalisation très commune, le réalisateur nous tient en haleine tout au long du film. Et bien évidement le final est savoureux.

Soulignons l’excellente prestation du duo Frot/Dussollier qui fonctionne parfaitement bien. Il s’en donne tous les deux a cœur joie et c’est réussi. Ils nous arrachent même des sourires.
Bref, Le crime est notre affaire est loin d’être le film de l’année mais c’est un très bon divertissement à la française.




Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /2008 17:34

Premières neiges      by Héléne

De Aïda Begic

Avec Zana Marjanovic, Jesna Ornella Bery et Sadzida Setic


Premières neiges est le premier film d'Aida Begic qui essaie de montrer les difficultés d'après
la guerre.
Slavno, un petit village perdu et isolé en Bosnie est le point central de vie de plusieurs femmes, leurs enfants et le grand-père. C'est la Bosnie d'après-guerre. Les hommes ont disparu ou ont été tué.
Les survivants essaient de subsister avec peu de choses, voire rien.
Mais un jour le train train quotidien commence à basculer... peut être vers un autre, un meilleur futur!



Blindness      by Tsipy

De Fernando Meirelles

Avec Julianne Moore, Mark Ruffalo, Alice Braga et Gael Garcia Bernal


A Sao Paulo, alors que tout le monde vit sa petite vie tranquille sans se soucier de l’autre, certaines personnes tombent aveugles comme on tombe dans les pommes. Par peur que cela soit une épidémie, le gouvernement prend la décision d’isoler les malades dans un hôpital désaffectés. Pourquoi s’embêter avec l’état du lieu si les malades ne le voient pas. Un échantillon de la population se retrouve alors dans cet endroit et se voit contraint de vivre, dormir, manger, aller au toilettes ensemble sans voir et sans se voir. Le seul élément que le gouvernement a eu comme merveilleuse idée est de mettre en place une télévision pour guider informer les aveugles. Une femme voyante décide de suivre son mari dans cet enfer pour le soutenir et l’accompagner voir l’assister. Elle va alors être les seuls yeux pour les personnages te pour nous tous.

L’histoire vous l’avez peut-être deviné est une métaphore. Dans cette société où les Hommes ne s’intéressent qu’à leur apparence, n’étaient-ils pas déjà aveugles lorsqu’ils voyaient que ce qu’ils percevaient ? Seule cette femme voit encore et personne ne sait même elle-même ne sait pourquoi elle n’est pas atteinte par la blancheur lumineuse. Peut-être est-ce parce qu’elle était une des seule à voir les gens comme ils étaient réellement et non ce qu’ils voulaient être.  Peut importe elle n’est ici pas un héros, ni non humaine, le contraire peut-être elle est restée intègre dans son état d’Homme.

Au départ j’ai eu peur de rester enfermer dans l’hôpital tout simplement pour ne pas à avoir encore à revoir une métaphore des camps de concentrations. Mais non, les personnages nous emmènent dans un autre univers où nous pouvons assister à des scènes très intéressantes. Des hommes et femmes nus, dépourvus de toute dignité errent dans des rues commerciales où ont survécus des affiches publicitaires de femmes et hommes parfaits. Le film n’est alors pas seulement une métaphore sur ce que l’homme a ou auparavant faire à l’humanité, il est aussi ce qu’il peut s’infliger à lui-même aujourd’hui et demain sans réellement  voir ce qu’il fait.

La complexité de l’adaptation, car s’en est une était d’illustrer la « non-image » des non voyant. Mereilles réussit avec grandeur cette illustration, avec un filtre blanc le spectateur a toujours l’impression d’être ensoleillé et d’être sur le point de devenir aveugle mais de percevoir encore qu’elle images de la réalité. Il va même plus en plongeant le spectateur dans le noir complet pendant quelques secondes et cela nous déroute et nous soulage à la fois.

De plus Sao Paulo n’est jamais cité. Comme s’il s’agissait d’une ville monde où tous les spectateurs du monde entier peuvent vivre, elle est alors notre ville à tous, la ville universelle. En nous rendant flou les lieux, le réalisateur permet alors une meilleure identification, il s’agit d’un film brésilien mais joué par des acteurs américains, dans le film et dans son contexte Mereilles nous trouble en double. L’héroïne, merveilleusement interprété par Julianne Moore, n’a pas de nom et au fond peut importe qui est elle ou plutôt qui était elle avant le fléau car dans le film elle est devenue une tout autre personne.

Mais le plus intéressant dans Blindness est tout simplement la réalisation, Fernando Mereilles joue avec le blanc et la couleur comme les films des années 1920 savaient le faire si bien avec le noir et blanc. Tout en s’amusant avec la surexposition, le clair obscur, le blanc et le noir total, le visible qui est le centre du film devient comme une impression, comme une image mentale. La pellicule devient comme une texture, une matière. Elle est alors presque palpable ; comme si nous étions tous assis dans des fauteuils dans une salle obscure et que notre perception nous la devons qu’à notre touché.

Beaucoup de personnes avaient peur que Mereilles ne soit pas à la hauteur de ses deux précédents films (La cité de Dieu et The constant gardener) en se rapprochant des Etats-Unis, mais Mereilles réussit avec brio la transformation et l’adaptation, ce qui est très risqué dans le cinéma. Alors que les sceptiques courent au cinéma pour voir et tâter Blindness.




Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /2008 17:17

La belle personne      by Céline

De Christophe Honoré

Avec Louis Garrel, Léa Seydoux et Grégoire Leprince-Ringuet


La Belle Personne
est un film de Christophe Honoré, librement adapté du roman de Madame de LaFayette : la princesse de Clèves.
L'histoire est simple, un jeune prof d'italien séducteur, Nemours tombe sous le charme d'une jeune fille, Junie, qui se trouve être son élève. Mais que choisir pour les deux amoureux ? L'amour consommé accompagné de son lot de son souffrance ou bien l'éloignement terrible qui donnera naissance à l'oubli... Ce film est interessant très triste mais tellement irritant ! Au programme : envolées lyriques de la part des ados qui ne paraissent pas forcément crédible, du bobo en veux tu en voilà ! avec Louis Garrel, président en chef de la "Bobomie" ou "Bobosie" comme vous voulez, mais aussi des clichés de ce Paris que connaissent uniquement les parisiens ... Bref, un film qui énerve quand on est dans noter petite province... Mais j'avoue que j'ai tout de même apprécié 1H35 de Louis Garrel...



Go Fast      by Raoul Duke

D’Olivier Van Hoofstadt

Avec Roshdy Zem, Olivier Gourmet et Catalina Denis


Attention attachez vos ceintures, bon elle était facile mais voila c’est du bon, y a d’la brute, y a du truand (…j’vous laisse cogiter sur cette phrase !).
Franchement c’est inspiré, c’est bien tourné, on s’ennuie pas. De plus comme je le disais tout a l’heure on a sous les yeux d’excellents acteurs : de Roschdy Zem (peut-être son meilleur rôle) a Olivier Gourmet (au sommet se son art, espérons qu’il ne redescende pas) en passant par la toute nouvelle Catarina Denis (magnifique et sauvage). Bref des artistes totalement immergés dans leurs rôles, certains devraient en prendre de la graine !
Ce film qui nous parle du monde des go faster est intrigant (même pour la gente féminine, si si !) ; le bourrin n’a pas l’empreinte Stathamienne bien que Luc Besson produise le film ; simplement l’histoire d’un flic qui fait son boulot avec des ptits comptent a régler avec les gros méchants vendeurs fumeurs de marijeanne (po bien !) ; de plus on a enfin un film ou les flics ne passent pour des bouseux envers leurs collègues du monde de la loi (genre képi, sifflet, et bignouse a l’ombre du coffre de la voiture).
Maintenant que dire du réalisateur Olivier Van Hoofstadt ? Bravo et merci de ne pas avoir massacré un bon scenar’, un bon montage, des plans justifiés, certes une ou deux longueurs mais comme je le disais le rythme nous fait vibrer tout le long du film.
Et enfin je salue l’excellentissime choix des musiques qui accompagnent parfaitement l’image sans l’écraser et surtout sans nous casser les oreilles.
Bref bonne surprise, intéressante ; qui utilise les poings et la tête avec intelligence, chaque coup de feu est pris comme un upercute on est scotché au siège et on a envie d’y rester !



Faubourg 36      by SPG


De Christophe Barratier


Avec Gérard Jugnot, Clovis Cornillac, Kad Merad et Nora Arnezeder

 


Faubourg 36 est un film magnifique, où scénario, personnage et décors y sont soignés avec la plus grande attention. Il nous fait plonger dans le Paris de 1936 avec une grande aisance, et nous transporte avec ces chansons entêtante et entrainantes. Un Gerard Jugnot boulversant, une Nora Arnezeder à la voix fraiche et douce, un film ou on passe du rire au larme, bref, un excellent moment de cinéma





 

Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /2008 16:54
 

Le roi et l’oiseau      by Héléne

De Paul Grimault


Le roi et l'oiseau est un dessin animés touchant de Paul Grimault de 1980.
C'est un monde à part, un univers qui sort de la plume de Jacques Prévert.
Un hymne à l'amour, à la solitude et à l'humanité...
C'est le roi Charles Cinq et Trois font Huit et Huit font Seize qui règne au pays de Takicardie. C'est le roi absolu qui ne tolère rien, mais qui est en même temps prisonnier de sa solitude. Il essaie de s'échapper de sa solitude et cela détruit à la fin cet empire absolu.




 

Mamma Mia ! Le film      by SPG


De Phyllida Loyd


Avec Meryl Streep, Amanda Seyfried, Pierce Brosnan, Colin Firth et Julie Walters


 

Mamma Mia, le film qui vous fait aimer ABBA ! Adaptation de la comédie musicale du même nom, le film est un concentré d'humour, de fraicheur, de peps, de couleur et de chansons cultissimes ! Mené une Meryl Streep déchainée et d'une énergie débordante, Mamma Mia vous donne la pêche et l'envie de chanter et danser ! Un film à voir en famille, et quand on a un coup de blues !





Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
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