Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 00:05


Première

 

Juin 2009 : le meilleur est toujours pour la fin

 

C’est avec une émotion non dissimulée que j’entame devant toi, auditeur, ma dernière chronique de la saison. Oui, toi qui nous écoute et que je peux maintenait tutoyer, toi qui est mon ami, sache que nous vivons en ce moment même les derniers instants d’une relation radiophonique entamée il y a maintenant plus de six mois. Il y eut des moments difficiles bien sûr, mais ils semblent au final bien peu nombreux au regard de tous les merveilleux moments partagés en ta compagnie et sous ton oreille complice. Et comme il ne s’agit que d’un au revoir, je te propose de clôturer cette année avec un feu d’artifice qui te ferra te languir de la rentrée prochaine. En ton honneur, j’ai donc sortie l’artillerie lourde, celle qu’on ne rencontre qu’une seule fois dans une vie. Je vais en effet te parler du seul magazine qui traite des trois principaux centres d’intérêts masculins, c’est-à-dire les voitures, les demoiselles venues d’Asie et la baston. Mensuel du cinéphile moderne, The Yakuza Tribune (c’est son nom) constitue ainsi le Graal de tout homme (et aussi des femmes un tant soit peu raffinées), simplement parce qu’il s’agit ni plus ni moins du magazine de cinéma de et par Luc Besson.

 

En couverture de ce bijou de journalisme et surtout de littérature, on retrouve Luc en toute simplicité, assis chez lui dans son fauteuil en or massif, brandissant un sceptre orné de diamants afin de prouver à tous ceux qui oseraient le penser que non, la célébrité ne la pas changée, que oui, il est resté le même, à la fois si grand et si humble. Ceci serra démontré avec encore plus de force dans le portfolio présent dans le magazine, puisque ce dernier se constitue de photos du jeune Luc orné d’une couronne et dégustant avec une extrême distinction une galette des rois, car comme notre dieu à tous le dit si bien : « La vie, c’est comme une galette des rois ; si tu veux être sûr d’avoir la fève, il faut manger la galette en entier !». Oh Luc, grand philosophe devant l’éternel. Après cette couverture digne d’être exposée au Guggenheim, il est temps d’ouvrir cette véritable boite de Pandore cinématographique qu’est The Yakuza Tribune. L’édito poursuit en effet dans la droite lignée d’excellence amorcée par la couverture puisqu’il est écrit par Luc Besson himself qui nous explique, un peu à la manière d’un Jean-Michel Frodon, comment le dernier plan du Transporteur 3 est absolument différent de tous les autres plans du film, et des deux précédents, et de tous les Taxis et de tous les autres films Europa. Comme nous te comprenons Luc ! Comme tu as raison !

 

Après cette mise en bouche légère comme un soufflé au fromage, il est temps de rentrer dans le vif du sujet avec le cahier critique. Alors ne vous inquiétez pas mes amis, dans The Yakuza Tribune, ce ne sont pas les dernières grosses cylindrées cinématographiques qui sont passés à la moulinette, mais bel et bien les vrais cylindrées, celles qui sentent l’huile de vidange et qui sont chaudes du carbu. Oui, Luc a passé au peigne fin toutes les nouvelles voitures qui vont bientôt envahir les plateaux d’Europa Corp. Parmi les critères de notation, la tenue de route, c’est-à-dire le nombre de dérapages que la voiture peut faire sur une ligne droite d’un kilomètre, la sécurité, c’est-à-dire le nombre de Chinois qui peuvent heurter le pare-brise avant que ce dernier ne se fissure, ou encore le confort, c’est -à-dire le nombre de jeunes Asiatiques ou de cadavres qu’on peut ranger dans le coffre. Vous vous en doutez, à l’épreuve du Stathamomètre, ce sont encore une fois les allemandes qui s’en sortent le mieux. Luc décerne notamment une mention spéciale à la future Audi A7 puisqu’elle décroche le record de la plus longue projection de Yakuza avec un jet de 42 mètres après départ arrêté.

 

Ensuite, c’est l’heure de la séquence nostalgie avec la magnifique rubrique Star d’un jour, Star de toujours qui nous présente des acteurs révélés à jamais grâce à une production Besson. Ce mois-ci, Luc est parti rendre visite à Laurent Piemontesi et Charles Perrière. Mais si voyons, Tango et Sitting Bull. Oh, mais enfin, les Yamakasi ! C’est donc avec un réel plaisir que nous retrouvons Laurent, alias Tango, qui est maintenant devenu la star des taxis boys. Pour ceux qui ne sauraient pas en quoi consiste cette profession au combien importante et pourtant sous-estimée, il s’agit de faire danser les demoiselles d’âge mûr dans les bals populaires. On comprend alors que le créateur de l’art du déplacement urbain est décidé d’exercer son art dans les dancings. Quel plus grand challenge pour l’homme qui passe à travers le paysage urbain que de faire virevolter de mamies sur du Bernard Lavilliers. Quand à Charles Perrière, sachez qu’il n’a pas quitté son costume de grand sage, bien au contraire. Il est désormais l’adulte le plus respecté de son immeuble et organise des réunions avec toutes les amies de sa mère chez qui il vit pour les aider à mieux comprendre leurs enfants. De plus, il vient d’achever son manuscrit d’initiation à la philosophie pour les jeunes de banlieue, intitulé de manière très à propos Je crache donc je suis et qui serra publié dans quelques mois.

 

Enfin, après ces émouvantes retrouvailles, la dernière page est sans doute celle qui m’a le plus touchée. Elle présente une œuvre caritative dont on parle trop peu voir pas du tout. Il s’agit du Nacerithon. Le Nacerithon, c’est un organisme parrainé par Luc Besson qui collecte vos dons afin d’avoir toujours une caution d’avance jusqu’à la prochaine interpellation de Samy, interpellation qui serra toujours plus proche qu’on ne le croit. Une plateforme téléphonique est donc disponible toute l’année 24 heures sur 24 pour récolter vos promesses de dons au 7264 mais également par sms en envoyant SAMY au 36 400. Ensemble, sauvons l’auteur shakespearien Samy Naceri pour qu’il puisse enfin y avoir un Taxi 5, et ainsi ensemble, sauvons le cinéma français.

 

Voilà chers auditeurs, c’était ma dernière revue de presse jusqu’à la rentrée prochaine. Je vous souhaite donc de passer un été cinéphile mais aussi et surtout studieux, rempli de nombreuses lectures de la presse cinématographique afin que vous aussi, vous vous fassiez votre propre im(presse)ion sur pellicule.



Vous l’aurez bien sûr compris, cette revue n’existe pas. Cette chronique était une manière de fêter dignement la dernière de la saison.

 

Par SeBastien - Publié dans : Im(presse)ion sur pellicule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés