Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 13:19

Antichrist     by Céline

 

De Lars Von Trier

 

Avec Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe

 

 

L’histoire : un couple vient de vivre un drame, alors qu’ils étaient en train de faire l’amour, leur enfant Nic, se réveille, parcours la maison, et se jette par la fenêtre de la chambre de ses parents.

La femme, interprétée par Charlotte Gainsbourg est touchée de plein fouet par une très grave dépression. Son mari, thérapeute, va essayer de déterminer ses angoisses. Ils se retirent tout les deux dans une maison à Eden, maison entourée d‘une forêt inquiétante qui abrite des sons et créatures qui n‘ont de cesse de faire travailler l‘imagination de la jeune mère endeuillée. Eden est un endroit qui terrifie la jeune femme, la thérapie va consister à exorciser ses peurs…

La thérapie va se révéler violente, la folie et l’angoisse de la femme vont se dévoiler au cours du film… S’en suit une longue période d’autodestruction pour ce couple, autodestruction orchestrée par la folie grandissante du personnage interprété par Charlotte Gainsbourg…

Vous le savez certainement, ce film a fait l’objet de très grande polémique, à vrai dire en regardant les critiques de presse, il n’y a pas grande polémique puisqu’elle est assez unanime : « Antichrist est un très mauvais film ».

Pour ma part, je n’ai pas trouvé ce film très mauvais, bien au contraire.

Lars Von Trier est un maitre de la réalisation, il sait parfaitement utilisé les nombreux outils mis à sa disposition par le cinéma pour plonger le spectateur dans une ambiance très particulière. Et c’est peut être ça que les critiques n’ont pas aimé. Ce film est réellement une expérience pour le spectateur, on peut facilement accusé le réalisateur de manipulation car il nous met vraiment à l’épreuve. L’épreuve est d’autant plus difficile cette femme est interprétée par Charlotte Gainsbourg, qui, dans la pensée collective est plus perçue comme un ange plutôt qu’un démon.

On ne peut pas ne pas parlé de la violence de quelques scènes. Il est évident que certaines scènes sont insoutenables et c’est là qu’on comprend que le boulot est bien fait, nous ne sommes pas face à de la boucherie dégueulasse mais face à des scènes véritablement bien amenées et pensées. A vrai dire, le plus difficile à soutenir est le regard de Charlotte Gainsbourg, totalement possédé…

Petit bémol, Lars Von Trier a choisit d’utiliser des raccourcis dramatiques au profis de scène « choc », par conséquent, la compréhension du film est par moment assez approximative.

Pour finir, je pense vraiment que ce film ne méritait pas autant de polémique, il faut peut être aller le voir en occultant le reste de la carrière cinématographique de Lars Von Trier…

 

 

Terminator Renaissance     by Etienne

 

De Mc G

 

Avec Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin et Helena Bonham Carter

 

 

Ta ta tattata ta ta ta tattata….ces quelques notes raisonnent aux oreilles de tout les fans de Terminator. L’histoire commence en 1985 quand James Cameron sort ce petit film de science fiction ou une machine envoyée du futur vient éliminer la mère du leader de la résistance humaine Sarah Connor. Tout droit sorti d'un cauchemar. C'est ainsi que James Cameron, atteint d'une forte fièvre, a eu la vision d'un squelette cybernétique qui allait devenir quelques années plus tard  l'une des plus grandes icônes du cinéma C’est aussi le film qui assoit notre Schwarzi comme le tueur implacable…Le T100.

6ans plus tard Cameron remet ça avec Terminator le jugement dernier, le film révèle au monde Edward Furlong vu dans American History X depuis. Ce film change de registre puisque c’est un film d’action assumé, mais et surtout il va révolutionner le cinéma de science fiction et des effets spéciaux…ILM la société de Georges Lucas est en charge de tout les effets numériques…Le morphing…..

Ayant mis en scène les deux premiers volets en 1984 et 1991, le réalisateur s'est ensuite désolidarisé du projet Terminator 3 ayant estimé avoir filmé tout ce qu'il avait à raconter. Mais les franchises fructueuses ne restent jamais longtemps obsolètes à Hollywood et en 2003 arriva le très attendu troisième épisode signé Jonathan Mostow. Un ratage quasi total rattrapé in extremis par les dernières minutes du long métrage. Vague remake des précédents opus sans la conviction et l'élégance d'un Cameron, le film concluait la trilogie d'une façon bien vulgaire. Dès lors, le destin de la franchise paraissait compromis

Il aura fallu attendre près de 6ans (tiens le même laps de temps qu’entre le 1 et le 2) pour ré-entendre ces fameuses notes de musiques et découvrir le 4ème opus de la série, Terminator Renaissance (ou salvation en vo).

John Connor est de retour. Cette fois c’est bien lui, à l’âge adulte, dans un monde en ruines. En 2018, il n’est pas encore ce chef de la résistance emblématique que l’on nous a décrit dans les trois précédents opus. Cette fois, les machines n’ont pas à voyager dans le temps pour l’éliminer.

Respectant l’univers dépeint par James Cameron (je néglige volontairement le volet de Jonathan Mostow qui s’ostracise lui-même), les reproches ne pourront pas naître de cet aspect. On retrouve dans cet opus un monde décimé, une résistance parcellaire, un tableau d’apocalypse qui contient tous les éléments que nous étions en droit d’exiger.

L’appréhension était pourtant oppressante à la découverte du nom du réalisateur…. McG, non pas le héros un peu geek d’NCIS. Quand on parle de McG il est  lié devant l’éternel à Charlie et ses drôles de dames. Et la ca fait peur… Force est de constater qu’il s’en tire plus qu’honorablement, et qu’il modifie sa réputation par cet exercice périlleux dont il est venu à bout.

Le film s'ouvre sur le visage de celui qui restera la grande star de ce Terminator 4 : Sam Worthington. Il incarne Marcus Wright, un condamné à mort qui lègue son corps à la science et qui servira ainsi de cobaye à Cyberdine pour la création des Terminators.

L'acteur est une révélation que l'on doit à James Cameron. Le réalisateur en a fait la star de son prochain film Avatar (sortie prévue le 16 décembre prochain) et l'on comprend son choix.

A travers le rôle délicat d'un être mi homme mi machine, Worthington impressionne. Son jeu dégage du charisme, de l'humour, de la compassion. Il vole littéralement la vedette à Christian Bale (John Connor) et on attend avec impatience ses prochains films dont le Choc des Titans réalisé par Louis Leterrier.

Les fans ont leur content de références, habilement déposées. « Suis moi si tu veux vivre » (Follow me if you want live) lance Kyle Reese, en écho à cette réplique qu’il est le premier à prononcer dans le premier volet de la saga. « Il reviendra » (he’l be back) affirme John Connor, dans un contexte bien éloigné de celui au sein duquel Arnold Schwarzenegger émet cette citation la première fois.

La musique contribue également à nous rappeler certains instants. Pour piéger une moto-robot John Connor l’attire grâce à une musique, qui n’est autre que « You could be mine », de Guns & Roses. Pour les moins jeunes d’entre nous, l’image d’un John Connor rebelle et adolescent pilotant une motocross sur fond de ce même titre reprend vie et nous replonge dans le film qui a bercé notre enfance et effrayé nos nuits, apeurés de voir dans le noir apparaître deux yeux rouges venus pour nous dégommer.

Citons également que le compositeur du film n’est autre que Tim Burton. Très éloigné de son univers habituel livre ici une partition qui réactualise les célèbres notes qui avaient pris vie sur un synthétiseur il y’a près de 24ans mais largement inférieure a la partition de  Brad Fiedel.

Un futur chef de la résistance qui a maille à partir avec un T800 nu comme un ver, au visage emblématique puisqu’il s’agit d’une transposition de celui d’Arnold Schwarzenegger, qui fait ainsi un caméo sans avoir mis les pieds sur le plateau de tournage. Indispensable de voir Schwarzi qui restera éternellement attaché a la saga Terminator. On regrette juste de ne pas le voir plus longtemps. De toute façon Arnold est éternel…

A l’aube du projet, la production désirait Christian Bale pour camper le rôle de Marcus Wright. Devant l’insistance de l’acteur pour incarner John Connor, McG a finalement revu sa copie, et nous n’avons pas à nous en plaindre. Le personnage est assagi, mais on perçoit en filigrane un volcan d’émotions, qui nous ramène quelques années en arrière. S’il n’a évidemment pas le même visage, ce John Connor a le même caractère que son alter ego adolescent. Effectivement on peut tisser une belle corrélation entre les deux acteurs…une rage intérieure les anime (Christian Bale/Edward Furlong)

Le réalisateur offre une relecture saine de l’opposant machine.

Très bonne mise à jour. Les combats en extérieur sont spectaculaires, immersifs, et le premier quart d’heure du film nous enfonce dans le siège. Le ton est donné. Nous sommes en guerre dans un monde dévasté. Nous, spectateurs, autant que les personnages.

Terminator renaissance n’est pas exempt de défauts. John Connor aurait du mourir sans recours trois fois au moins (deux explosions nucléaires bien trop proches, et une barre de fer large comme le bras qui le traverse au niveau du cœur et d’un poumon).

On trouve certains raccourcis scénaristiques comme John Connor qui passe en deux secondes d'un avion à un sous-marin ou Marcus qui se retrouve directement sur une table d'opération. On aurait aussi aimé voir un peu plus Kyle Reese auquel Anton Yelchin redonne vie avec conviction. On sent de nombreuses coupes dans le film qui on l'espère seront réintégrées dans une future version longue. 

Néanmoins, faisant fi de ces faux pas, Terminator renaissance est un film à l’esthétique magnifique, une vision pertinente au diapason du monde décrit succinctement il y a 25 ans. Plus qu’un simple enchaînement d’effets spéciaux (néanmoins magnifiques en l’état) époustouflants, c’est un film qui possède une histoire qui à défaut d’être magistrale, a le mérite d’exister.Mi Spin off, Mi reboot.

Terminator Salvation n'est donc pas un excellent quatrième opus mais c'est le Terminator 3 qu'on aurait aimé voir. A défaut de pleinement convaincre, il remet la franchise sur de bons rails. Le titre français Terminator : Renaissance est approprié. A la fois nouveau départ de la saga et séquelle de qualité, le film pose les bases solides d'une nouvelle trilogie. Reste maintenant à espérer un cinquième volet de très haut niveau. McG a t il les capacités de se surpasser avec un autre film comme l'a fait Christopher Nolan avec The Dark Knight ? L'avenir nous le dira...Et soyons en sur He’l Be Back.

 

 

Par SeBastien - Publié dans : Chaplinomètre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés