Alors aujourd’hui j’inaugure une toute nouvelle chronique… Le syndrome Ed wood…. ?
Tout le monde a entendu ce nom, la plupart des gens l’associent au film de Tim Burton avec Johnny Depp racontant l’histoire d’un réalisateur américain un peu fantasque et assez décrié. Et bien la réalité n’en est pas très loin, Edward D. Wood Jr pour être précis est un réalisateur américain officiant dans les années 40 et 50 aux états Unis. Son nom est désormais célèbre pour avoir été élu comme le pire réalisateur de tout les temps et son film « Plan 9 to outer space » comme le plus mauvais film de tout les temps. Il a quand même eu le privilège de faire tourner pour la dernière fois le grand Bela Lugosi interprète intemporel de Dracula.
Mais Ed Wood, dans les années 50 réalisaient des films qui lui tenaient a cœur, « Glen or Glenda », « La fiancée du monstre », ou encore « The revenge of the dead » mélant extraterrestres, Bombe nucléaire, morts vivants….Il était pourtant persuadé qu’il réalisait de bons films, et aujourd’hui encore ce syndrome souvent méconnu fait des ravages dans le monde du cinéma.
De nombreux réalisateurs ont sont atteint et le pire c’est qu’il ne le savent même pas. On peut citer Thomas W.S Anderson (réalisateur que j’affectionne) ayant signé le savoureux course à la mort, Uwe Boll spécialisé dans l’adaptation merdique au cinéma des jeux vidéos culte comme « Alone in the dark », « Far Cry » ou encore « Blood Rayne 3 ».
Ce syndrome peut frapper n’importe quel réalisateur à n’importe quel moment de sa carrière… mais ce syndrome lorsque le réalisateur en est atteint a du mal a s’en débarrasser.
Nous allons voir tout d’abord que le film « Ultimate Game » ou « Gamer » en Vo, ne déroge pas à la règle. Ici non pas un mais deux réalisateurs, bien connus
Mark Neveldine et Brian Taylor. Ces noms ne vous disent rien ? Et pourtant ce sont eux qui sont à l’origine du désormais culte « Hypertension ».
Comment résumer ce film ? Difficile question !
Dans un futur proche, les nouvelles technologies ont fait évoluer le jeu vidéo. Le principe créé pour le jeu "Les Sims" est
appliqué à des êtres humains qui sont manipulés par des joueurs en ligne. On peut également rapprocher ça du jeu « Second Life »
Le milliardaire Ken Castle (Mickael C Hall) a créé le divertissement ultime : "Slayers", un jeu vidéo dans lequel des condamnés à mort, guidés à distance par des joueurs en ligne, s'entretuent
lors de combats diffusés sur les écrans du monde entier.
S'ils survivent à 30 épreuves, ils retrouveront leur liberté.
Kable, téléguidé par Simon, un ado fan de réalités virtuelles est aujourd'hui la star du jeu. Mais Kable ne s'appartient pas : arraché à sa famille, emprisonné et forcé à combattre contre sa
volonté, ce gladiateur des temps modernes doit survivre assez longtemps pour s'échapper du jeu et regagner sa liberté...
Tout de suite au vu du résumé on sent toute la dramaturgie qui émane de ce film ?
Que dire sinon que c’est une immonde bouse, un scénario aussi creux qu’un Kinder surprise !
Là ou le délire visuel d’hypertension marchait a la perfection, ici ça en devient carrément insupportable, une succession de
plans, un montage horriblement saccadé. Le film se targue d’avoir en fond une critique de la société et des joueurs de MMORPG (jeux de réalités virtuelles). Une surenchère de scène
glauque.
Que dire alors des acteurs, un Gerard Butler surtestosteroné, plus proche de n’importe quel barbare que du véritable héros. Un personnage vide et sans grande envergure condamné a gagner des combats dans une réalité inspiré du virtuel.
Que dire alors du génialissime interprète de Dexter, Michael C Hall. Et bien là aussi il n’est que le pantin des deux réalisateurs, de plus on retrouve le jeu quasi calqué qu’il opte dans Dexter, un regard froid, et inexpressif de schyzo.
En passant sur les erreurs techniques récurrentes dans le film, tels que des faux raccords, et autres incohérences scénaristiques. L’idée générale de personnes contrôlées a distance par des joueurs mériteraient un meilleur traitement.
Ensuite on peut associer cette grave altération de la qualité cinématographique au récent film « La proposition » que j’ai vu pour le plus grand plaisir de votre porte monnaie en avant première.
Un pitch simplet au possible, une grande éditrice New-Yorkaise d’origine canadienne voit son visa expirer, elle est sur le point de tout perdre. Sa seule solution épouser son fidèle assistant le plus vite possible. Mais entre ces deux là ce n’est pas l’amour fou. Pour prouver à l’immigration que leur histoire est vraie Margaret (sandra Bullock) décide de passer un week end dans la famille d’Andrew (Ryan Reynolds), Riche famille de l’alaska.
Que dire donc ? C’est une gentille comédie américaine, aux valeurs morales défendues, le mariage c’est bien. Il ne faut pas rigoler avec le mariage. L’amour, quel noble sentiment. Une comédie gentillette de ce début d’année mais avec un scénario a la fadeur du soja !
Reste que les acteurs tirent leurs épingles du jeu. Sandra Bullock est plus belle que jamais à 45 ans !!! Si si !!
Un film que vous pourrez voir si l’envie vous prend de sauver la mise a votre patronne dans la mouise. Et puis comme on le sait bien a Hollywood l’amour triomphe de tout les maux et de tout les ennuis.
Une comédie sans grands enjeux que celui d’être un pur divertissement. Un bon coté vous découvrez l’Alaska gratos….
Si vous avez réellement envie de voire une bonne comédie je vous conseille encore le film surprise de cet été « Very Bad Trip »
Voila le syndrome Ed wood c’est terminé pour cette semaine….A dans un mois et d’ici là je suis sur que de nombreux réalisateurs nous montreront les premiers signes de ce terrible syndrome.
| Juillet 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||