La Raoulothèque

Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 13:20

 

Mélodie pour un meutre de Harold Becker avec Al Pacino, Ellen Barkin, John Goodman, Richard Jenkins et Samuel L.Jackson (1990)

 

 

Franck est un flic modèle depuis plus de trente ans, cependant depuis que sa femme l’a quitté il plonge dans l’alcool. Au même moment un meurtrier s’attaque à des hommes ayant posés des annonces poétiques dans les journaux. Franck va devoir sortir de son enfer pour affronter ce nouveau serial killer.

 

Alors comme dirait si bien Etienne : Pourquoi ce film ?

Tout d’abord parce qu’on y trouve Al Pacino dans un de ses premiers films, et on remarque déjà la qualité incontestable de son jeu d’acteur. Ce type de rôle qui lui colle à la peau depuis toujours à, dans ce film, un gout assez particulier car il y est également question d’amuuur. Cet amour incarné par la très talentueuse et très belle Ellen Barkin, façon Sharon Stone dans un Basic instinct avant leur.

En ce qui concerne la mise en scène, on voit que Harold Becker sait ou il va et comment il veut emmener le spectateur ; certes la laisse qu’il nous attache est parfois un peu rude à l’image de certaines assez brutales, cependant il associe avec brio l’atmosphère oppressante de New-York et l’humour virile des flics.

A la fois simple et surtout remplie de mystère et de fausses pistes tout à fait crédibles, le scénario joue parfaitement sa partition sous le crayon de Richard Price qui a eu la bonne idée de ne pas privilégier une écriture caricaturée vis-à-vis des policiers, tout ceci accompagné d’un travail toujours en amont de la part du réalisateur de Code Mercury.

Ce thriller pas tout jeune, sortie en 1989, nous montre que les effets spéciaux et les pétarades sont souvent inutiles et peuvent faire plonger un film ; ici Mélodie pour un meurtre (ou Sea of love, en anglais) s’attache presque uniquement à ses personnages et à leurs émotions, qui elles sont souvent explosives.

Après cette jolie vague de compliments tout sucre tout câlin, j’ai envie malgré tout d’y inclure mon bonus-malus (et oui étant donné que je n’ai toujours pas fait le control technique de ma voiture, je suis à fond dans le jargon quatre roues, moteur, amende !), donc mon bonus est une scène d’amour magnifiquement filmé, à la fois sauvage et rigolote ou l’on peut voir Al Pacino sur le point de presque se faire violer (j’ai bien dit presque, et ouais vous imaginez Al Pacino se faire violer franchement ? NON, NON, et NON !!!). Mon malus et, certes, tout petit mais a son importance lorsqu’on est fan du dieu de Scarface, le distributeur français a eu l’idée tout à fait crétine de doubler la voix de Pacino avec celle de Rocky ou un peu dans le genre, et là je dis boulette, patate !!

M’enfin bon tout ceci n’enlève pas le charme du film, ni sa crédibilité en tout points réaliste.

Je m’excuse, je me mets à genoux chers collègues et chers auditeurs, j’ai fait ma critique il y a deux heures et je n’aurais jamais du allez voir Madagascar 2 car, comme vous pouvez le deviner, ce ne sont pas vraiment des jumeaux à moins que John Goodman se retrouve en Moto Moto, et que Al Pacino se soit réincarné en chef des pingouins. Donc j’ai encore la tête un peu embrouillée par I like to move it, cependant je vous conjure malgré mon manque d’assiduité, d’acheter ce film sortie en DVD en 2004, et qui a pour prix exceptionnel 10 euros. Bon ok je fais de la pub mais je me rattrape comme je peux. Voyez ce film et vous pourrez voir que dans la longue filmographie de Pacino ce lui-ci est loin d’être Le plus mauvais.

 

Par SeBastien - Publié dans : La Raoulothèque
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Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /2009 22:12

 

Donnie Darko de Richard Kelly avec Jake Gyllenhaal, Drew Barrymore, Patrick Swayze, Noah Wyle (2002)

 

 

Donnie n’est pas un adolescent ordinaire, intelligent mais perturbé, il a pour ami imaginaire Frank : un lapin géant. Lorsqu’un jour Donnie échappe in extremis à la mort, Frank lui annonce que la fin du monde est proche et que Donnie doit accomplir sa destinée.

En 2001 Richard Kelly, tout jeune cinéaste, nous surprend avec film au nom intrigant : Donnie Darko. Le film est présenté au Festival de Gérardmer et boum 3 prix ; comme à Sundance il est rare que ce festival se trompe et donc pas loupé moi j’ai envie de dire film culte !!

Effectivement Kelly nous propose une vision décalée du monde des ados voyant avec curiosité et parfois dégoût le comportement des adultes. Certes l’histoire n’a pas pour but de crier révolution ni d’envoyer balader les règles, cependant le réalisateur utilise les codes cinématographiques pour mieux les détourner et emmener le spectateur à sa guise sans jamais se foutre de lui.

Le réalisateur a choisi Jake Gyllenhaal dans le rôle principal, son interprétation est à couper le souffle et fout un peu les boulles, cependant on comprend pourquoi sa carrière brille de milles feux au regard de ses choix toujours très intelligents et parfois surprenant (Jarhead, Brockeback Mountain). L’acteur nous dévoile un personnage doué mais légèrement atteint du ciboulot, qui a pour mission de sauver le monde… ou plutôt son monde à lui.

Richard Kelly crée dans son film une atmosphère pesante mais jamais oppressante ou se rencontrent le fantastique, le suspens, l’humour noir, et l’amour sans jamais se perdre ; il nous montre avec maestria que ce genre d’œuvre n’a pas besoin d’une dose d’effets spéciaux poussée à l’overdose mais juste la touche nécessaire pour bien faire évoluer l’histoire. Celle-ci mêlant Dieu, la quête de la vérité, l’existentialisme, et le voyage dans le temps nous emmène tout droit vers une réflexion divertissante pendant le film, mais très philosophique en prenant du recul.

De plus le réalisateur à eu le nez creux en demandant à Michael Andrews de composer la musique de Donnie Darko, le musicien pose une mélodie douce-amère tout le long de l’œuvre, et surtout avec le titre phare Mad World qu’il a emprunté au groupe Tears for Fears en soignant le ton pour être en totale adéquation avec l’image avec la voix vibrante de Gary Jules. Il utilise également des titres de différents groupes tels que Joy Division, Duran Duran, ou encore INXS, toujours en respectant cet univers très nuageux et psychologique.

Encore une fois je salue le casting, autour de Jake Gyllenhaal on retrouve sa sœur Maggie Gyllenhaal qui joue… sa sœur, Patrick Swayze en chaman anti-peur qui nous montre que son talent est toujours aussi surprenant après des films aux antipodes les uns des autres comme Dirty Dancing ou Point Break, on retrouve également Mary McDonnell vue dans Independance Day. Bref des choix surprenants mais tous juste car chaque interprétation est au diapason de l’histoire.

On peut donc dire que ce film est l’une des bonnes surprises de ce début de siècle, une œuvre cinématographique à part qui réinvente le thriller psychologique sous l’angle de la science-fiction.

Enfin voila je blablate mais j’espère que vous salivez à l’idée de voir cette pépite du cinéma d’auteur ; de plus une version director’s cut vient de sortir alors autant profiter des commentaires d’un petit génie en matant sa nouvelle création.

Par SeBastien - Publié dans : La Raoulothèque
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 16:42

 

Les lois de l’attraction de Roger Avary avec James Van Der Beek, Shannyn Sossamon, Jessica Biel et Faye Dunaway (2003)

 

 

Au milieu des années 80 à Camden Collège, la vie du campus tourne autour du sexe et des drogues, tout le monde couche avec tout le monde et en gros c’est la fête permanente qu’on n’aura jamais à Bordeaux3 ! Au milieu de toute cette orgie, un trio se forme entre Sean le tombeur, qui s’éprend de Lauren qi veut garder sa virginité pour le bon garçon, et Paul le bisexuel qui tombe amoureux de Sean.

Non je ne vous ferais pas les 69 bonnes raisons d’aller voir ce film quoique, on tente ? Aller chiche !

- Le magazine Studio a dit « Quel choc ! » accompagné de 4 petites étoiles

- Le magazine FHM a dit « Stupéfiant ! » accompagné de rien du tout

- Le magazine Première a dit « Absolument brillant » avec rien non plus, faigniasse !

- Raoul Duke magazine a dit « Vive les campus américains je déménage ! »

- Ce film a été réalisé par Roger Avary, déjà auteur du cultissime Killing Zoé, et co-scénariste du palmé Pulp Fiction.

- Il est l’adaptation du livre de Bret Easton Ellis déjà auteur de American Psycho… prends ça dans les dents !!

- Y’a James Van Der Beek qui a enfin lâché sa tototte de Dawson pour jouer un méchant garçon, j’ai envie de dire pas trop tot !! Et en plus le petit blondinet se démerde drôlement bien ! Si si j’vous jure !

- Y’a Jessica Biel qui en a eu marre d’être à 7 dans une maison, et qui a voulu jouer la grosse bitch et de s’envoyer tous les mecs et toutes les lignes de coke qui passaient devant elle. Et franchement c’est carrément bon !

- Y’a que Faye Dunaway en mère complètement défoncée aux cocktails et aux médocs c’est pas beau à voir mais qu’est ce que c’est marrant.

- Y’a une pure chorégraphie sous alcool de deux mecs sur une musique des Clash.

- Eric Stoltz, déjà présent dans Killing Zoé, nous dévoile enfin le vrai visage des professeurs d’universités.

- Roger Avary nous fait le plaisir de tourner les scènes sous différents points de vue, un peu à la Pulp Fiction… quel hasard !

- L’affiche du film est tout simplement génialissime : des peluches exécute le Kama sutra sans pudeur ; elles ont pas froid aux yeux les copines à Winnie l’ourson.

- Y’a Kate Bsworth qui est encore plus idiote que d’habitude, vous saurez de quoi je parle si comme moi vos lectures sont bien Closer, Voici, Choc, etc etc…

- On voit enfin ce que deviennent les militaires yankees après la guerre et comment ils utilisent leurs méthodes d’entraînement.

- Les thèmes des soirées là-bas sont super intrigants, par exemple y’a la soirée Fin du monde, ou encore la soirée Prêt à baiser. C’est bizarre y’a toujours beaucoup de monde qui y va ! A croire que nos thèmes à nous tels que Soirée pyjama, sont moins intéressants !

- On nous démontre qu’essayer de se pendre avec un fil de téléphone attaché au petit crochet à coté de l’ampoule du plafond, ça peut faire mal et surtout ça rate à tous les coups !

 

Comme 69 ça faisait un peu beaucoup et comme la Raoulothéque c’est une fois par mois j’ai divisé 69 par 4 ce qui nous donne… 17,25, il me reste donc le 0,25 à faire après vous avoir fortement conseillé non pas de me mettre dans un hôpital psychiatrique, mais de mater ce film délirant à tout prix car non seulement il est drôle (comme moi) et intelligent (euh là je sais pas !).

- Et donc 0,25, y’a que ce film…

 

Par SeBastien - Publié dans : La Raoulothèque
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /2008 12:08

The Usual suspects de Bryan Singer avec Gabriel Byrne, Kevin Spacey, Benicio Del Toro, Stephen Baldwin et Pete Postlethwaite (1995)

 

 

Cinq malfrats sont arrêtes pour un braquage qu’ils auraient commis, durant leur garde à vue ils décident de monter un nouveau coup pour se venger de la police. Cependant leur plan parfait les mènera bien plus loin qu’ils ne l’imaginaient.

Un film de gangster à la base ça me met la puce à l’oreille, mais là je dois bien l’avouer ça ma carrément foutu les nerfs en ébullition !!

Tout d’abord si on se penche sur le casting on peut se dire « bah merde alors », parce que franchement entre Kevin Spacey, Gabriel Byrne, Stephen Baldwin, Benicio Del Toro, et le regretté Pete Postlethwaite, on a de quoi se frotter les mains et on peut tranquillement se caler dans le canap’ parce qu’on sait que le spectacle va être au rendez-vous !!

Mais en plus si je vous qu’il y a du suspens, de l’énigme, des gros mots, et une fin à vous couper la chique ; et ben quoi allez y les gars… valeur sure je vous dit, ça déménage façon grand huit sans que vous ayez à sortir de chez vous et sans l’envie de vomir à la fin.

Que demande le peuple ? Bon ok c’est un peu court comme dissertation, mais un bon Duke n’est jamais à court d’argument, foi de Raoul !!!

Si on regarde l’intrigue, on se dit ouh lala ça sent le nœud de matelot façon fidjien !! Et bien nan ; Singer a l’intelligence de prendre son temps dans sa mise en scène, il prend la spectateur par la main et le pose dans un coin de la pièce à chaque nouvelle scène afin de lui laissé ingurgiter. Cependant pas de quoi s’endormir malheureux !! Car le fil conducteur reste inspiré, les nouvelles séquences rebondissent encore plus haut que les précédentes afin de tenir en haleine le spectateur. On est bien loin des grosses fusillades, des bombes qui pétouillent toutes les trente secondes ; on assiste tout simplement à un film âpre et brut, sans concession mais avec une touche d’humour bien calé.

De plus on se réjoui de la prestation de Kevin Spacey en homme secret et manipulateur, ou encore de celle de Gabriel Byrne parfait en ex-flic rattrapé par son passé et tiraillé entre l’amour et la vengeance ; je pourrais facilement faire une ode à chaque personnage de ce film culte mais mon esprit diabolique (et tordu il faut bien le dire) me pousse à vous laissez déguster ce film tout seul. Et pourtant, et pourtant… je n’ose vous dire à quel point la manipulation est jouissive dans ce bijou filmique ; Singer nous plonge dans un huis clos à espace large ou chaque personnage tourne comme un lion en cage pour savoir qui va craquer ou se faire tuer en premier, ceci accompagné d’une musique douce amère et de dialogue ping-pong ciselés façon coupe jambon à 100km/h. Le réalisateur et le scénariste s’ingénient, dans ce polar tortueux et passionnant, à multiplier les faux-semblants sans perdre le spectateur en cour de route avec un montage épileptique et brouillon. Le travail est méticuleux, sombre, et intelligent, et chaque plan où dialogue a son importance pour élucider, avant la police, l’intrigue de ce film tel un Cluedo vivant.

Mon seul regret est pour Brian Singer qui, mis à part ce chef d’œuvre, n’aura fait que des films sans intérêt comme l’incompréhensible Ennemi Public, ainsi que le plus beau nanar volant Superman Returns. Mais bon c’est déjà mieux que rien ; comme quoi parfois la créativité c’est comme la foudre ça ne retombe pas deux fois au même endroit.

 

Par SeBastien - Publié dans : La Raoulothèque
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /2008 16:33

Papa de Maurice Barthélémy avec Alain Chabat, Martin Combes, Yaël Abecassis et Judith Godrèche

 

 

Louis et son père sont sur la route qui les ramène chez eux, malgré l’humeur toujours joviale du père l’ambiance est hantée par une histoire. Au fur et a mesure des kilomètres, des blagues et des arrêts dans des hôtels sans couleurs, ces deux bonshommes vont apprendre à se parler et à surmonter leur chagrin.

Mon premier est un petit schtroumf portant un maillot de foot, mon second est un gamin d’au moins 40 ans qui adore les petits princes dans le café, mon troisième est un gars avec le crâne rasé qui s’est dit que ce n’était pas si mal d’être derrière la camera ; mon tout est un film qui doit être associé avec kleenex…résultat Papa. Papa est donc la petite perle qui m’a fait chialer pendant 75minutes, est pourtant non je ne suis pas une madeleine mais je dois avouer que ma carapace s’est un peu craquelée au fur et a mesure du film.

Le schtroumpf de tout à l’heure c’est Louis, interprété avec beaucoup de sincérité par le jeune Martin Combes ; Louis il a 11 ans et il « péte les couilles » à son père comme le dit l’intéressé. Ce père pitre, blagueur, est incarné par Alain Chabat qui, je l’avoue sincèrement, m’a scotché. Il ne joue pas ce père, il le vit et nous le fait ressentir à chaque minute. Il dévoile une facette de jeu inconnue jusque là : l’homme sensible ; évidemment le comique est toujours présent mais en parfait équilibre avec cette faiblesse qu’il essaie de cacher sous une série de monologues qui ennuies son fils mais pas le spectateur.

Pour en revenir au troisième élément de mon énigme, il s’agit de Maurice Barthélemy, vous savez le mec des Robins des bois, le petit avec un corps de moustique. Vous voyez ? Et ben lui c’est celui qui jouait dans Casablanca Driver, son premier film comme réalisateur. Apres ce film sur l’histoire d’un mec qui veut être boxeur, il nous offre avec Papa un film généreux en émotion, doux et réaliste à la fois sur une qui pourrait très bien nous arriver. Ce road-movie à la française comme il aime l’appeler, nous montre que le mélange des genres n’est pas si compliqué que ça si on arrive à canaliser toutes ces influences : entre drame et comédie, en passant par le documentaire ; Barthélemy nous prouve qu’il sait jongler avec intelligence et humour.

On voit également que sa sensibilité ne s’arrête pas là lorsqu’il intègre le personnage de Léa, interprété par Yael Abecassis, tel un ange au dessus de ces voyageurs plein de secret.

Le réalisateur ne fait pas l’erreur de nous montrer ce « couple » avec une gentillesse niaise, il nous montre simplement le lien qui les unit avec fragilité. Cette complicité il nous la dévoile sur la route du nord au sud, une histoire accompagnée par des paysages, à première vue, sans intérêts, mais qui au finale collent exactement à l’atmosphère du film. On vit cette histoire avec le regard de Louis, le regard d’un enfant admiratif vis-à-vis de son père mais gêné par un secret qu’il a du mal à avouer.

Bref c’est ce que j’appellerai un petit film de poche, un beau film qu’on a envie de garder rien que pour nous mais qu’on ne peut s’empêcher de montrer à ceux qu’on aime tout simplement parce qu’il est beau.

Et voila mon humour a foutu le camp !!! Mon coté fleur bleu s’est imposé tel un doudou mammouth, alors avant que je devienne une guimauve je ne peux que vous dire de voir ce film seul ou à plusieurs mais surtout avec vos mouchoirs et votre sensibilité à portée de main.

Par SeBastien - Publié dans : La Raoulothèque
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /2008 16:24

J’adore Huckabees de David O.Russel avec Jason Schwartzman, Mark Wahlberg, Jude Law, Naomi Watts et Dustin Hoffman

 

 

 

 

C’est parti, la Raoulothèque ré ouvre ses portes.

Et pour inaugurer cette saison votre serviteur a choisi un film hilarant, barré et intelligent.

J’ai nommé : J’adore Huckabees de David O Russel.

Ce film pondu en 2004 nous raconte l’histoire d’Albert, un écolo poète, qui se pose des questions sur sa vie et principalement sur ce qu’il appelle sa « coïncidence ». Pour résoudre ce mystère il engage des « détectives existentiels », loufoques et légèrement entamés du ciboulot.

Pourquoi ce film, pourquoi le Alain Delon de la DVDthèque a choisi celui-ci ?

En tout sincérité parce qu’il est génial, parce que c’est le genre de scénario difficile qu’on reçoit un jour pour en faire un film divertissant, joyeux, et très intelligent.

A première vue ça parait assez fermée comme vision, voila je vous explique.

Le discours, ou plutôt les discours, s’insère parfaitement en concordance sans se mêler et sans brouiller le spectateur. Le seul choc est le ton direct et, malgré tout, léger de ce personnage joué par Jason Schwartzman.

Un acteur en exhibition, drôle et charmant, naïf et rêveur ; bref un acteur qui nous explose à la figure tout comme dans son dernier film A bord du Darjeeling Limited.

Et que dire de Mark Wahlberg (déjà acteur dans Les rois du désert du même O’Russel) de Dustin Hoffman et surprise Isabelle Huppert, tous plus décalés les uns que les autres dans les rôles surprenant, inattendu.

Et enfin le salaud du film : magnifique Jude Law en double face à la fois tête à claque et charmeur de génie.

Mais comme je le disais c’est un film intelligent à la fois par des discours écolo sans être totalement politique, sans être anarchiste.

Bref, un film qui laisse la parole au spectateur sans le gaver et en le faisant rire.

Le faire rire mais lui laissé le temps de réfléchir  sur les dialogues, sur les avis de chacun. On aurait envie de discuter avec eux, de passer de l’autre coté de l’écran pour s’en mêler sans haine mais pas non plus en étant complaisant.

On n’oublie pas non plus l’image un peu sucrette mais avant tout belle et indisciplinée à l’image des comédies.

Ce film parle avant tout de notre société actuelle, oppressante, aveuglante et cruelle.

Les Beatles disaient « All you need is love » et c’est dans ce sens que va J’adore Huckabees avec ce titre à contrepied, car Huckabees pourrait être Mac Do, Coca, EDF, etc…, on n’aime pas mais on fait avec et dés qu’on se pose quelques petites questions une révolte personne se créée. Cependant on est toujours ré envahit par cette fausse vague de douceur à l’image d’Huckabees. Alors on veut de l’amour, du contact, ne pas être seul.

Mais STOP ! J’en dit trop, je pourrais monologuer pendant un long moment sur ce film brillant autant par sa maîtrise que par son aura ; je pourrais vous dire qu’ici O’Russel a pris une dimension exceptionnelle avec ce bijou malgré d’autres très bon films (on attend d’ailleurs avec impatience son prochain nommé Naileed avec Jake Guyllenhall), je pourrais ajouter qu’on prend un plaisir à redécouvrir Isabelle Huppert belle à en craquer mon slip, en reprenant le rôle délaissé par Catherine Deneuve (la preuve que Dieu existe).

Bref, la seule chose que je peux vous dire c’est louez le, achetez le, volez le, et même téléchargez le ; mais surtout mattez le à fond seul ou accompagné et faites le passer tel un pétard jouissif et volatile.

Enfin voila, c’était le Alain Delon en direct du cors de Raoul Duke.

Par SeBastien - Publié dans : La Raoulothèque
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