Mélodie pour un meutre de Harold Becker avec Al Pacino, Ellen Barkin, John Goodman, Richard Jenkins et Samuel L.Jackson (1990)
Franck est un flic modèle depuis plus de trente ans, cependant depuis que sa femme l’a quitté il plonge dans l’alcool. Au même moment un meurtrier s’attaque à des hommes ayant posés des annonces poétiques dans les journaux. Franck va devoir sortir de son enfer pour affronter ce nouveau serial killer.
Alors comme dirait si bien Etienne : Pourquoi ce film ?
Tout d’abord parce qu’on y trouve Al Pacino dans un de ses premiers films, et on remarque déjà la qualité incontestable de son jeu d’acteur. Ce type de rôle qui lui colle à la peau depuis toujours à, dans ce film, un gout assez particulier car il y est également question d’amuuur. Cet amour incarné par la très talentueuse et très belle Ellen Barkin, façon Sharon Stone dans un Basic instinct avant leur.
En ce qui concerne la mise en scène, on voit que Harold Becker sait ou il va et comment il veut emmener le spectateur ; certes la laisse qu’il nous attache est parfois un peu rude à l’image de certaines assez brutales, cependant il associe avec brio l’atmosphère oppressante de New-York et l’humour virile des flics.
A la fois simple et surtout remplie de mystère et de fausses pistes tout à fait crédibles, le scénario joue parfaitement sa partition sous le crayon de Richard Price qui a eu la bonne idée de ne pas privilégier une écriture caricaturée vis-à-vis des policiers, tout ceci accompagné d’un travail toujours en amont de la part du réalisateur de Code Mercury.
Ce thriller pas tout jeune, sortie en 1989, nous montre que les effets spéciaux et les pétarades sont souvent inutiles et peuvent faire plonger un film ; ici Mélodie pour un meurtre (ou Sea of love, en anglais) s’attache presque uniquement à ses personnages et à leurs émotions, qui elles sont souvent explosives.
Après cette jolie vague de compliments tout sucre tout câlin, j’ai envie malgré tout d’y inclure mon bonus-malus (et oui étant donné que je n’ai toujours pas fait le control technique de ma voiture, je suis à fond dans le jargon quatre roues, moteur, amende !), donc mon bonus est une scène d’amour magnifiquement filmé, à la fois sauvage et rigolote ou l’on peut voir Al Pacino sur le point de presque se faire violer (j’ai bien dit presque, et ouais vous imaginez Al Pacino se faire violer franchement ? NON, NON, et NON !!!). Mon malus et, certes, tout petit mais a son importance lorsqu’on est fan du dieu de Scarface, le distributeur français a eu l’idée tout à fait crétine de doubler la voix de Pacino avec celle de Rocky ou un peu dans le genre, et là je dis boulette, patate !!
M’enfin bon tout ceci n’enlève pas le charme du film, ni sa crédibilité en tout points réaliste.
Je m’excuse, je me mets à genoux chers collègues et chers auditeurs, j’ai fait ma critique il y a deux heures et je n’aurais jamais du allez voir Madagascar 2 car, comme vous pouvez le deviner, ce ne sont pas vraiment des jumeaux à moins que John Goodman se retrouve en Moto Moto, et que Al Pacino se soit réincarné en chef des pingouins. Donc j’ai encore la tête un peu embrouillée par I like to move it, cependant je vous conjure malgré mon manque d’assiduité, d’acheter ce film sortie en DVD en 2004, et qui a pour prix exceptionnel 10 euros. Bon ok je fais de la pub mais je me rattrape comme je peux. Voyez ce film et vous pourrez voir que dans la longue filmographie de Pacino ce lui-ci est loin d’être Le plus mauvais.
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