La Horde (by Vincent et Etienne et Thomas pour l’occasion)
Film d’épouvante horreur teinté de policier de Yannick Dahan et Benjamin
Rocher
Vincent :
Pour un premier film de zombies français et pour un premier film pour Yannick Dahan, l’essai est
plutôt concluant, même s’il reste beaucoup de points à améliorer. A commencer par le scénario qui n’est pas franchement renversant. On peut regretter que ce dernier semble être le fruit d’un
délire entre potes (4 scénaristes pour un film de zombies !!!) au détriment d’un univers posé, mûri et réfléchit. L’action est au rendez-vous et semble même prendre trop de place, ce qui
déteint fortement sur les personnages qui se la jouent trop « à l’américaine ». La réalisation est, dans l’ensemble, assez belle, mais certaines scènes sont véritablement insupportables
tant le cadre bouge. Derniers points négatifs, les points de tensions (les personnages sont en permanence en train de se mettre sur la gueule pour des broutilles) et la musique du générique de
fin minable.
Du côté des points positifs, les codes du genre « zombie » sont bien respectés, voire
même presque clichés. Mais cela s’excusera car il s’agit du premier long-métrage de zombies français. Les personnages, malgré qu’ils ne soient pas attachants pour un sou, sont relativement
excellent, surtout lorsqu’il s’agit de nous faire rire (cf. ledit René ^^). Pour ce qui est des scènes d’actions, malgré que la bagarre (occasionnelle) à main nue avec les zombiacs puisse être
extrêmement agaçante, c’est visuellement beau. Enfin, l’hémoglobine est au rendez-vous, voire en trop grande abondance peut-être.
Bref, un film intéressant pour un premier essai dans le genre.
Etienne :
La Horde est donc, et restera Le premier film de
zombie français. Si l’on regarde un peu de ce côté de l’atlantique le cinéma français n’est pas véritablement friand de ce genre là. Certes quelques films ont déjà tenté une incursion dans le
gore mais n’ont jamais poussé l’exercice de style jusqu’au bout. Et en ça La Horde se démarque déjà.
La Horde c’est quoi ? C’est le rêve qui devient
réalité pour des potes élevés à la chair et au sang !! A la castagne et à la réplique qui tue ! Au caméos et aux références assumées. La Horde est non seulement le premier film français
mais c’est également la première réalisation pour Yannick Dahan (ancien rédac en chef du mag Mad Movies) et de Benjamin Rocher. Aidé au scénario par Stéphane Moissakis toujours fidèle au poste au
sein de ce dit magazine.
La où La Horde parvient à frapper fort c’est que le
film réunit tout les éléments du genre et arrive à le transposer en France dans un contexte ou le tissu social se déchire de plus en plus.
Le scénario peut par plusieurs aspects renvoyer a des œuvres qui ont marqué le genre tels que
Zombie (Dawn of the Dead), ou même Assaut de
Carpenter.
Rajouter à cela une troupe de flics partis en quête vengeresse dans une cité quasi
désaffectée pour venger un de leur collègues assassinés, convoquer la bande de malfrats par excellence, et faites venir la troupe de zombies assoiffés de chair et de sang.
La Horde parvient honorablement a se hisser au rang
de film de genre, film qui rend hommage a tout ceux qui ont nourris l’imagination de leur créateur (Dahan, Rocher, Moissakis).
Malgré un budget manifestement peu élevé, le film parvient à créer un sentiment de peur et de
claustrophobie au sein de cette tour envahie et encerclée pas une horde de zombies.
Rajoutons que le film fait fort dans son casting en choisissant des gueules, des inconnus du grand
public mais qui ont tous un charisme qui permet que l’on croit totalement à leurs personnages.
Malgré quelques défauts dans le cadrage et effectivement quelques dialogues a rallonges, le film
fait office de magnifique tir d’essai pour la France dans le genre. Venant même a être adoubé par McT a Gerardmer.
Et si je dois bien l’avouer, je redoutais un peu les dialogues en français pour un film de ce genre, je dois avouer qu’au final ca fonctionne.
La production design est elle aussi véritablement réussie et parvient à créer un Paris a feu et a
sang.
Incontestablement La Horde est un film de Geek, fait
par des Geeks, et qui s’adresse aux Geeks. Mais il serait bien idiot de s’arrêter là, car le film parvient à toucher au delà du spectateur visé car il se révèle être une œuvre réussie qui augure
un bel avenir cinématographique a Yannick Dahan. Si les français ces derniers temps parviennent bien a faire quelque chose c’est de s’expatrier au pays de l’oncle Sam pour venir donner une petite
French Touch au cinéma américain (La colline a des yeux, Mirrors
d’Alexandre Aja et Le choc des titans de Leterrier)
Après en avoir longtemps parlé de cinéma de genre et de films badass, Yannick Dahan se décide
enfin à pratiquer et c’est pour le plus grand plaisir de tous. Keep Going !!
Film d’horreur/épouvante de Jaume Balagueró et Paco Plaza, avec Manuela Velasco, Óscar Sánchez
Zafra et Ariel Casas. (2009)
Vincent :
L’action de [Rec 2] se déroule 2 heures après les évènements du premier opus.
Souvenez-vous, la jeune journaliste Ángela Vidal et son caméraman Pablo étaient partis réaliser un reportage sur une intervention de pompiers. Ils s’étaient alors retrouvés enfermés dans un
immeuble du centre de Madrid avec pour seul compagnons une horde d’habitants contaminés par un « étrange virus ». Deux heures ont passés depuis le début du blocus sur le bâtiment, par
les forces sanitaires gouvernementales. Il n’y a plus de contact avec les occupants de l’immeuble mis en quarantaine. Une brigade d’intervention spéciale, équipée de caméras, est chargée de
pénétrer dans le bâtiment afin d’analyser la situation. Ils doivent amener avec eux un soi-disant « responsable des autorités sanitaires ». Mais cet homme semble en connaître plus que
quiconque sur cette menace décidemment bien réelle…
J’ai envie de dire que l’année 2010 commence bien, et même très bien avec la sortie de [REC
2] sur nos écrans. Mais comme le film est sorti en 2009, on dira que c’est l’année dernière qui finissait bien, et même très bien. Tout d’abord parce que l’affront fait aux spectateurs (et
même au monde du cinéma) avec la sortie de Paranormal Activity fait déjà partie de l’histoire ancienne. Les films d’horreur ont enfin retrouvés un niveau acceptable, largement acceptable
avec cette suite du film le plus marquant de l’année 2007 (en termes de cinéma d’horreur). Tout d’abord, il faut éclaircir un point sur « Le cinéma d’horreur ».
J’ai remarqué cela depuis un petit bout de temps, et j’avoue que ce que j’entends m’agace
profondément. Le cinéma d’horreur n’a pas vocation à faire mourir de peur le spectateur à chaque film du genre : d’une part parce que, si cela avait été le cas, il n’y aurait plus grand
monde sur la planète, et d’une autre part parce que plus personne n’irait voir ces films. Si vous voulez sursauter et mouiller votre pantalon, c’est vers le cinéma d’épouvante qu’il faut se
tourner.
La différence ? Le cinéma d’horreur est un genre qui englobe tous les films à caractère
horrifiques (donc, tout ce qui révèle de « l’horrible »), alors que le cinéma d’épouvante est un sous-genre du film d’horreur. Vous me direz donc, « oui, mais au début de ta
chronique tu disais qu’il s’agissait d’un film d’horreur/épouvante ». Bingo ! Vous avez tapé dans le mille. A l’exception près que vous n’avez pas pris en compte le paramètre
je-fais-ma-chronique-avec-les-éléments-que-je-trouve-auprès-des-spécialistes. Ainsi donc, si vous jugez que le film [REC 2] n’est pas digne d’un film d’épouvante, arrangez-vous avec les
spécialistes ! En tout cas, [REC2] appartient bien au répertoire film d’horreur, cela ne fait aucun doute.
A commencer par le scénario, certes basique, mais franchement : ça fait du bien d’arrêter
d’innover pour faire du neuf avec du vieux ! Ainsi, le scénario de [REC 2] reprend en grande partie les éléments du premier volet : une trame narrative que l’on suit grâce
caméras fixés dans les casques des membres de la brigade spéciale (et autres…), une action qui se déroule en huis-clos dans un immeuble plus fermé qu’un camp militaire nord-coréen, et une horde
de créatures contrôlés par, non pas un virus, mais une entité démoniaque. Et oui ! Quand je vous parlais de refaire du neuf avec du vieux, il s’agissait bien de ce point précis. Depuis
combien de temps n’avions nous pas eu de bon film qui traite de la possession démoniaque ?
A moins depuis L’Exorciste. Je n’irais pas jusqu’à dire que [REC 2] rivalise
avec ce dernier, mais il on y retrouve à coup sûr des grand clins d’œil de la part des réalisateurs. Au programme, créatures qui rampent au plafond, voix sinistres sorties de nulle part, rituels
d’exorcisme et surtout le soulèvement d’une question clé : Sommes-nous sûr que notre société est bien libérée et indépendante du joug de l’Eglise ? Tant de points qui font plaisir à
retrouver et qui paraissent même étonnant venant d’auteurs espagnols, qui sont pourtant réputés comme ultra-religieux. Enfin, encore une fois, je préfère ne pas vous en dire plus, cela révèlerait
du spoiler.
Passons maintenant aux acteurs qui, comme dans le premier, sont tout simplement bluffant de
sincérité. Je ne sais pas si il est utile de les citer, car la plupart sont inconnus (pour ne pas dire la totalité), exception faite de Manuela Velasco (que l’on avait déjà vu dans le premier
épisode) qui faut son grand retour. Certains ne seront pas d’accord avec moi sur les performances de l’acteur Jonathan Mellor dans le rôle du Dr Owen (le curé), mais je l’ai trouvé
particulièrement bluffant dans son rôle d’envoyé de l’Eglise plus effrayant que les suppôts de Satan. Encore une question qui mérite qu’on y porte plus d’intérêt quand à la place de la vraie
terreur entre les démons de l’Enfer et les gardiens du Paradis.
Pour ce qui est des effets spéciaux et de l’ambiance du film, il est évident que ces deux points
sont très réussis. On a même le droit à un grand clin d’œil à L’exorciste avec la marche des créatures au plafond. Bref, une ambiance à la [REC] avec comme seul défaut le fait
que l’on sait à quoi s’attendre.
Pour conclure, je dirais que [REC 2] est un très bon film d’horreur, mais qui se révèle
être quand même un petit peu en deçà de son aîné. La grande déception du film vient de l’annonce d’un 3ème épisode qui pourrait très bien compromettre le succès de la saga. Alors,
quand on sait que les réalisateurs ont déjà prévus des idées pour aller jusqu’au 6ème volet, on ne peut s’empêcher de croiser les doigts en espérant que la licence ne tombera pas dans
les abysses de la redondance déjà sillonnées par de nombreux films d’horreurs, à l’image de la saga Saw.
Etienne :
Je serais un petit peu moins catégorique que Vincent dans l’affirmation que Rec2 est un bon
film, certes le film présente quelques bonne idées narrative et de mise en scène telle que la multiplication des points de vue et ce grâce aux changements de caméras, ainsi que la multiplication
des points de vue en direct grâce aux caméras fixées sur les casques des agents de police.
La vision infra rouge qui révèle certaines choses invisibles à l’œil nu, les enfants zombies
à quatre pattes dans les conduits d’aération-par exemple qui se révèle très efficace et certaines séquences inquiétantes mais qui, au final, sont trop peu ou trop mal exploités et ne suffisent à
faire de ce REC 2 une suite solide.
De plus alors que le premier film reposait en grande partie sur le mystère de la contamination,
ici les réponses sont clairement données dès le début du deuxième film ce qui en atténue considérablement le propos ainsi que le côté angoissant que le premier pouvait se targuer de faire
ressentir.
La justification de la contamination qui reste superficielle et reste une immonde réécriture d’un
film culte des années 70 réalisé par William Friedkine, vous voyez de quels films je veux parler… !
Au-delà du second degré maladroit vient se greffer des comédiens hystériques et qui en rajoutent
des quantités considérables, en devenant rapidement insupportable et surtout vraiment pas crédible en ligne de mire le groupe d’agent du GIGN ils sont trois (en plus de celui qui tient la
caméra), ce sont les trois mêmes, petit trapu et chauve va les distinguer dans la pénombre de l’immeuble !! Et juste derrière le groupe de 3 jeunes également difficilement supportable et
surtout pu crédible dans ce qui leur arrive. Je rejoins Vincent dans le fait que l’acteur qui joue le prêtre reste véritablement le seul acteur qui se démarque du lot et qui je doit dire apparait
assez crédible dans le rôle de l’exorciste, cet homme a une gueule c’est sur !!
Malgré quelques bonnes idées, REC 2 est une suite décevante, trop hystérique et axée sur la dimension fun de l’expérience. Relevant davantage du shoot em up
que du film d’horreur efficace, les fans du premier s’abstiendront, en espérant que Rec 3 n’aura pas lieu malgré
la scène de fin qui laisse malheureusement présager du pire et pas cinématographiquement parlant.
De Oren Peli Avec Katie Featherston, Micah Sloat, Amber Amstrong
(2009)
Etienne
Dans la mouvance du style caméra vérité relancé par Cloverfield et [REC] en 2007, Paranormal
Activity crée un Buzz chez nos amis ricains et fait (soit disant) chier dans son froc Mr. Steven Spielberg, de quoi mettre l’eau à la bouche…
Comment qualifier ce Poltergeist cinématographique… ? Vous savez un truc
mauvais, qui vient tout faire bouger chez vous sans que vous le demandiez… Un truc difficile a vous débarrasser. Bah voilà Paranormal Activity c’est
un film uniquement vendu sur le Buzz.
Intérêt cinématographique néant !!!
Cependant, la vérité est toute autre. S’il existait une police de la qualité
au Cinéma, Oren Peli le réalisateur de Paranormal Activity se retrouverait direct derrière les barreaux
pour avoir commis le casse du siècle avec un OCNI (objet cinématographique non identifié) qui ne mérite ni l’appellation d’œuvre ni celle de film. Employons les termes adéquats, Paranormal Activity est une bouse enveloppée dans un joli paquet cadeau promotionnel. Et devant le juge du cinéma
Oren Peli prendrait une peine de prison ferme !!
L’histoire : Un jeune couple suspecte leur maison d'être hantée par un
esprit démoniaque. Ils décident alors de mettre en place une surveillance vidéo durant leur sommeil afin d'enregistrer les évènements nocturnes dont ils sont les victimes. Les images récupérées
de septembre à octobre 2006 ont été montées en un film de 86 minutes, "Paranormal Activity".
Donc Paranormal Activity joue sur
le peudo documentaire, il joue sur l’ambiguité…. Est-ce un vrai film ? Est-ce Vrai ? A la lecture du pitch on peut se le demander…on a le droit de douter. Aux vues des premières images
on comprend tout de suite que c’est un canular….Le canular agit sur 2 étages….celui de l’histoire, on sait que ce n’est pas vrai et que c’est une fiction. Mais là ou c’est également un canular
c’est de faire passer ce film pour un film…. Ce n’est qu’un enchainent de scènes dans la maison…
Le réalisateur signe pourtant un coup d’éclat….opérant sur le film comme
scénariste, réalisateur, producteur, monteur, éclairagiste, chauffeur, cuisto, coiffeur, maquilleur cascadeur (non jdéconne ya pas besoin). Avec seulement 15.000 dollars de budget, le film
en récolte plus de 107 Millions au box office. S’inscrivant dans la lignée du projet Blair Witch le film nous fait croire qu’il va nous faire peur en jouant avec nos peurs primales, la hantise
que quelque chose de surnaturel, d’inexplicable rationnellement viennent nous terrifier chez nous, dans notre chambre.
Le film met en lumière une nouvelle forme cinématographique, le film avant le
film….c’est à dire un battage médiatique et la construction d’un mythe autour du film, un coup de buzz organisé magistralement par des publicitaires qui a coup de vidéos dans la salle de cinéma
d’une projection test nous fait croire que ce film fait peur puisque les gens dans la salle sont terrorisés….
Passons ces vélites et obligations purement commerciales pour nous attaquer au
fond du problème… Comme les pseudos personnages du film le réalisateur a l’air de filmer et de diriger au fur et a mesure sans véritable histoire sur laquelle baser son film. On s’ennuie ferme
durant tout le film. Les séquences présentées dans la bande annonce ne sont que les séquences de possession démoniaque de la maison. Une montée en puissance durant le film. Enfin montée en
puissance…..c’est beaucoup dire….Ces séquences sont présentes à l’écran toutes les 20 minutes pendant quatre minutes environ entrecoupées de scènes de la vie quotidienne de ce couple.
L’utilisation de la caméra doit être constamment justifiée pour éviter
l’incrédulité.
Ces contraintes, Oren Peli s’en moque car, voyez vous, il est un artiste
visionnaire.
Ainsi, dans Paranormal Activity, l’homme du couple achète une caméra numérique afin de prendre en flagrant délit l’esprit frappeur qui hante
sa maison mais décide auparavant de tester son appareil sur sa conjointe. On peut dire que pour marcher, elle marche sa caméra, étant donné que sur une heure quarante de métrage, une heure vingt
est consacrée à la cellulite de l’arrière-train de sa copine et à des événements ô combien passionnants tels que le brossage de dents, la confection du dîner, la visite de la maison, le quart
d’heure d’entraînement journalier de Monsieur, etc… Bref, 80% du film ressemble au mélange d’un épisode de Derrick et de Strip-Tease pour la simple raison que le héros est un crétin fana de sa
caméra, dixit sa femme que ça excède autant que nous.
Ceux qui hurlaient sur le caméraman cascadeur de Cloverfield apprécieront. Tout aussi gênant, le côté brut attendu d’une vidéo témoignage amateur passe à l’as à cause d’effets de montage ultra voyants, eux aussi
non justifiés.
Passons aux 20% de terreur qui intéresse tant de monde, et enterrons définitivement cette parodie
de film. Non seulement les passages « angoissants » se passent tous de nuit et sont espacés d’une vingtaine de minutes à chaque fois, faisant que l’on comprend rapidement qu’il ne se
passera rien le jour et qu’on devra subir le morne quotidien de ce couple d’américains débiles.., mais en plus les dits passages sont presque aussi ennuyeux que le reste du film.
Une porte qui bouge, un drap qui se soulève tout seul vingt minutes plus tard, un pet de fantôme
qui fait trembler toute la maison, encore vingt minutes plus tard. Le tout réalisé de la même manière avec une caméra statique dans le coin de la pièce. Avouons que les choses deviennent plus
intéressantes sur la fin, mais là encore Oren Peli décide de faire son climax en hors champ. Bref, à moins que vous ne soyez du genre à hurler lorsque votre téléphone portable sonne ou quand
quelqu’un tousse, vous pouvez passer votre chemin, y a rien à voir. Triste constat que de voir une telle arnaque se faire élever au panthéon du film de pétoche
Le film a même le culot de citer L’exorciste sans prendre de pincettes et c’est
super mal foutu !!!
Que ce film ai été un film amateur, voir même étudiant il serait passé comme de
bonne facture avec tout de mêmes de gros défauts et des coupes au montage incompréhensibles et vraiment incohérentes ! Quelle idée de lui offrir un distributeur…. ? Je sais l’appât du
gain reposant sur un excellent plan marketing !!!
J’arrive a la fin de ce ma critique et je n’ai pas parlé des effets spéciaux,
c’est normal il n’yen a pas !! Même un film à petit budget aurait gagné en crédibilité et en intérêt de développer un peu plus les manifestations démoniaques….
Le film cherche une légitimité scénaristique en nous pondant à la fin une
moitié d’explication ou au moins d’une origine a ce mal…Mais c’est mal amené et pas ce n’est pas expliqué complètement (une photo a moitié brûlée oh la laissez moi rire).
Bref Paranormal Activity restera dans les annales comme étant le film
ayant rapporté le plus d’argent au monde par rapport à son investissement initial dépassant donc son ainé (Projet Blair Witch).
Attention Paranormal Activity est une arnaque pure et simple, reposant sur un
effet de propagation d’un buzz savamment organisé sur internet. Si vous avez envie de vous faire peur je vous conseille de vous acheter l’exorciste et jusqu’en enfer, de vous mettre dans le noir
là vous aurez le droit de frissonner de trouille devant le mal !!!!
Vincent
Le film dont on dit qu’il est le « film le plus effrayant depuis 25 ans » n’est en fait
qu’une grande farce. La seule chose paranormale, c’est de faire des films pareils !! D’accord ils se sont donnés une contrainte avec un budget de seulement 15 000 dollars, mais cela
autorise-t-il les auteurs à faire de la daube ? Dommage, car encore une fois, il y avait de l’idée. En effet, ça faisait un bout de temps qu’on n’avait pas vu un film qui traite d’un esprit
(ici un démon) qui hante des personnes la nuit. Mais pour faire marcher des films comme celui-ci, il serait plus efficace de voir ledit « démon ». Dans Paranormal Activity, on est confronté à….un coup de vent, au mieux une ombre ou encore des portes qui claquent toutes seules. Alors, j’entends déjà les défenseurs du
film me dire : « oui, mais c’est bien aussi de faire un film à suspens dans lequel on ne voit rien, ça fait plus peur ». Oui….mais non ! Passe encore le fait que le démon soit
« invisible » encore faudrait-il que ses manifestations soient crédibles. Non mais franchement, vous-avez déjà entendu parler d’un démon qui fait mumuse à claquer des portes et à
marcher dans la farine ?? Bref, on parle bel et bien, ici, d’un souci de crédibilité. Et je ne parle pas des incohérences en tous genres de la réalisation et du reste du scénar’. Bref,
Paranormal Activity est un vrai gruyère.
On s’attaque maintenant au jeu des acteurs. AHAHAHAHAHA !!!!! C’te
blague !!!
Bon allez, on enchaîne avec la réalisation et ses aspects techniques. WOUAH les nuuuuls, hé ! A
mon avis si ils ont opté pour une caméra à l’épaule pendant tout le film, c’est parce qu’ils n’ont pas bien suivis les cours de cadrage à la fac !! Les films du même genre, à l’image de
REC, avaient au moins l’avantage de nous proposer des plans propres.
Allez, on s’en jette un dernier coup avec les effets spéciaux. (Silence) Et voilà !! C’est
fait. Enfin quoi, vous n’espériez quand même pas que je vous parle des 3-4 portes qui claquent toutes seules (merci le fil de pêche !), d’une ombre qui passe sur les murs (merci le type en
hors-champ !) et des bruits de pas dans les murs (merci la post-prod’ !). Heureusement que Spielberg est venu dire au réalisateur de changer la fin, car je n’ose pas imaginer la vision
de la fin originale!!
De Kevin Greutbert Avec Tobin Bell, Costas Mandylor, Betsy Russel
(2009)
Alors voila comme chaque novembre depuis maintenant près de 6ans un film Saw débarque sur nos
écrans. Et cette année c’est au tour du 6ème chapitre soit Saw 6. Alors on va tout de suite passer sur les faciles jeux de mots liés au
titre et dire tout de suite Oui Saw6 est une boucherie mais une boucherie qui ne vaut pas une merguez !
Alors il faut resituer l’histoire du film.
L'agent spécial Strahm est mort, et le détective Hoffman s'impose alors comme le légataire
incontesté de l'héritage de Jigsaw. Cependant, tandis que le FBI se rapproche de plus en plus dangereusement de lui, Hoffman est obligé de commencer un nouveau jeu qui révélera enfin quel est le
véritable grand dessein derrière les machinations de Jigsaw...
Alors le réalisateur réalise ici son premier long métrage (et ça se voit), mais il n’est pas en
territoire inconnu jusque là il était le monteur attitré des 5 premiers volets…et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il aurait mieux fait de rester derrière son ordinateur plutôt que de
passer derrière la caméra.
Depuis déjà quelques épisodes la saga s’essoufflait visiblement, Saw 6 ne fait que rajouter une grosse brique a un édifice déjà instable. Saw 6 ne convainc pas. Pire il
ennuie.
Les scènes qui ont fait la réputation de la saga n’ont plus aucun sens a part celui de faire du
gore juste pour le gore.
Ce qui avait fait le succès de Saw résidait également dans la manipulation du spectateur tout au
long du film avant de le retourner avec un switch end. Là, la seule manipulation, c’est celle de faire croire au spectateur que ce sera un bon film.
On nous vend chaque Saw comme une pièce supplémentaire du puzzle qui nous permet de comprendre un
peu plus le tueur au puzzle. Mais il n’en est rien Saw 6 est juste un énorme clip de ce qu’on a déjà vu dans les épisodes précédents entrecoupés de
pièges de tortures.
Le film est doté d’un montage clippesque catastrophique. C’est la nouvelle mode du moment, le
monteur qui passe à la réalisation. Après le monteur de The Descent, c’est donc Kevin Greutbert qui s’y colle. On sent que le réal est venu voir ce
que faisait son remplacent.
D’une débilité profonde, sois disant pourfendeur d’une certaine morale, Saw6 peine a tenir son
spectateur en haleine. Et ne parvient même pas à faire frissonner.
On attend la suite a chaque fois en ce disant quelles sont les révélations que l’on va apprendre
sur Jigsaw…
Force est de constater qu’il existe déjà 6 chapitres de Saw autant que de Star Wars….Et sachant
que la série compte encore deux hypothétiques suites…ca fait froid dans le dos et c’est la seule chose qui fait désormais peur dans Saw.
On est bien loin de la formule inventée par James Wong avec Saw chapitre 1, seul épisode
véritablement intéressant se révélant très bien écrit et très bien réalisé.
Seule note positive la bande sonore toujours a aussi parfaite de Charlie Clouser, une des
meilleures musiques de films traduisant le suspens et la manipulation du spectateur.
De Jon Harris avecShauna McDonald, Natalie Jackson Mendoza, Gavan O’Herlihy (2009)
« Rescapée de l'expédition spéléologique de " The Descent ", Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par
les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l'oblige à redescendre sous terre afin de guider l'équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. Alors que le groupe
s'enfonce dans les profondeurs, Sarah commence à réaliser toute l'horreur de cette mission.
Le danger qui les guette, tapi dans les ténèbres de la grotte, est encore plus féroce que celui auquel Sarah a survécu... »
Tout d’abord lorsque j’ai commencé a me renseigner sur le film, il faut dire que je n’étais pas emballé… une suite d’une œuvre
désormais culte de Neil Marshall, un nouveau réalisateur (le monteur du premier opus), sa première réalisation, et la suite d’une version happy end pour les états unis…
Seulement voilà : outre le fait que Harris se voit d’emblée accorder le bénéfice du doute, il est sacrément bien épaulé : comme
pour The Descent, chef-op (Sam McCurdy) et compositeur (David Julyan) rempilent. Et c’est au jeune surdoué James Watkins, propulsé metteur en scène le plus prometteur du Royaume-Uni depuis Eden
Lake, qui en co-signe le scénario et assure la réalisation de seconde équipe (soit pas mal de scènes d’action à effets très gore). Défini par ce dernier comme le « Aliens du film d’horreur
spéléo » Cela faisait beaucoup contre le film et la magie du cinéma a opéré…plongeons une deuxième fois au plus profond de The Descent.
The descent Part 2 reprend donc ce qui a fait le succès du premier, des gens dans une immense grotte inexplorée, des monstres,
des morts, du sang (beaucoup de sang) et un incontestable savoir faire du réalisateur Jon Harris.
Le film nous envoie dans un univers d’horreur, le réalisateur parvient a créer une atmosphère de claustrophobie, nous sommes
véritablement enfermé avec l’expédition dans cette grotte.
Un sentiment d’enfermement qui s’accentue au fur et a mesure que le film avance.
Aucune tête d’affiche ce qui pour tout bon slasher qui se respecte est obligatoire et nécessaire. De bons acteurs qui se
débattent pour survivre, inutile de dire peine perdue.
Le but c’est de jouer avec nos nerfs et notre capacité a anticiper, aujourd’hui ce genre de film est monnaie courante et il est
difficile de se démarquer surtout lorsque c’est une suite… Le réalisateur parvient réussie dans les 2 et le jeu avec les nerfs du spectateur et avec l’anticipation, il parvient à renverser les
codes et a surprendre là ou on ne s’attend pas.
L’ambiance sonore est impeccable, aucune fausse note de ce côté-là, elle colle merveilleusement bien, que dis je fabuleusement à
l’image. Tiens justement en parlant de l’image, plutôt de l’éclairage, évidement le sujet l’impose, mais encore faut il le souligner, le travail sur la lumière est impeccable, un jeu de lumière,
et d’absence de lumière partagée entre les lampes torches et l’obscurité effrayante.
Un scénario qui se tient dans la limite que c’est quand même un film d’horreur. On sait ce qu’on va voir et on redemande. Le
premier film annonçait qu’il y’avait des films d’horreur et des films qui font peur (sous entendu The Descent premier du nom), le deuxième opus lui vous terrifie.
Sans avoir une fin trop happy end, elle laisse place a une possible suite, qui aura le courage de partir à la rescousse
des sauveteurs ? Un groupe du GIGN ?
Le réalisateur maîtrise son sujet et offre au spectateur ce qu’il demande, de la peur !! Il parvient avec beaucoup
d’habilité à jouer sur la vision des monstres et sur leur suggestion (l’ambiance sonore y fait beaucoup).
On aurait pu craindre une pure entreprise mercantile il n’en est rien, The descent Part 2 est sans doute l’un des films les plus
flippants de cette fin d’année en attendant de voir le fameux barbeuc avec Saw 6
Si le principal handicap des « crawlers » est la cécité ne faites pas la sourde oreille et laissez vous entraîner dans
les salles obscures voir The Descent part2 et frissonner.
De Sam Raimi avec Alison Lohman, Justin Long, Lorna Raver
Durée 1h39
Etienne
Présenté hors compétition au cours du dernier festival de Cannes, le nouveau film de Sam Raimi a mis une ambiance
d'enfer sur la Croisette et signait le retour du cinéaste dans la ville qui changea sa vie, lorsqu'en 1982 il y présenta The Evil Dead au marché du film. Etrange coïncidence
puisque Jusqu'en enfer entretient des liens très serrés avec la trilogie comico-horrifique qui fit le succès de Raimi et sonne comme le retour aux sources tant attendue par ses fans. Un
film qui sent bon le Old School en comparaison avec ses récents blockbusters (Spiderman en autre) et c'est peu de le dire puisqu'il s'agit d'un vieux projet autrefois intitulé The Curse, qu'il
écrivit en 1993.
Au départ prévu pour Ellen Page, le rôle principal (qui est aussi celui du souffre douleur de Raimi) revient à
une autre actrice au physique d'adolescente, la charmante et trop rare Alison Lohman accompagnée d'un acteur tout aussi rare (du moins par chez nous) et qui ne fait pas son âge non plus, Justin
Long, habitué à l'horreur 80's avec les Jeeper Creepers et qui ressemble de plus en plus à un frère Raimi. Bref, tous les ingrédients sont là pour la plus grosse attraction de l'année, attachez
vos ceintures on y va !
Résumé
Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay
Dalton. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la
compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à
la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, incomprise de son petit ami,
elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l'entraîne dans une course frénétique contre la damnation éternelle, pour inverser le sortilège...
Old school, vous avez dit old school?Oui,
ma bonne dame, et ce, dès le logo vintage de la Universal qui ouvre le film et qui va jusqu'à le clôturer avec une superbe vignette promotionnelle pour le Universal Studio dans le pur style
années 50 !! Raimi revient aux fondamentaux !!
Lors des scènes d’apparition du démon on assiste à un véritablement déchaînement des enfers qui se traduit par
l’apparitions d’ombres.
Ces immenses ombres menaçantes qui semblent engloutir les protagonistes renvoient également à l'expressionnisme
allemand, notamment dans une séquence d'escalier.
Des choix étonnants pour un film actuel donc, mais qui n'empêchent pas Sam Raimi de faire du pur Sam
Raimi.
Outre les évidentes auto-références à ses oeuvres passées (la cabane à outils, la oldsmobile réccurente, un
possédé qui se transforme en deadite d'Evil Dead ou encore une mouche envahissante qui fait écho à l'araignée radioactive de Spider-Man), c'est au niveau de l'efficacité des plans, du montage
énergique et de la simplicité à passer du rire à l'effroi que l'on retrouve la patte du réalisateur.
Ce qui est vraiment bien dans ce film ce sont les scènes d’actions complètement déjantées bourrées d’humour et de
référence cartoon. Ainsi, on assiste médusé à un combat hargneux entre l'héroïne et l'horrible Mme Ganush à l'intérieur d'une voiture, mixant allégrement une tension des plus folles, de
l'absurde, du gore rigolo, de l'action survitaminé, le tout prenant des allures de cartoon live. Une scène de combat d’ailleurs qui vous tiendra en haleine !! Cet amour du cartoon hérité de
Tex Avery, Raimi le pousse même dans ses derniers retranchements lors d'une séquence hilarante où la vieille gitane se prend littéralement une enclume sur la tête et crache ses yeux exorbités par
le coup sur la pauvre Alison Lohman.
L'humour sadique, il n'y a rien de mieux, surtout que dans Drag me to hell le besoin de relâcher la pression se
fait constamment ressentir. Rarement un film n'aura à ce point mis les nerfs à l'épreuve. Si l'ambiance visuel est incontestablement réussie, que dire du travail sonore effectué...
Un grand bravo pour le sound design qui représente ici au moins 70% de la peur ressentie et qui fera, à n'en
point douter, sursauter à plusieurs reprises le plus endurci des amateurs d'horreur. Le compositeur Christopher Young a fait un boulot monstrueux !!!! Monumental un sound design travaillé a
un tel point qu’il en devient presque un chef d’œuvre…Raimi aime bien torturer ses actrices car il aime leur mettre plein de trucs dégueu dans la bouche…
Mais attention, les bruits tonitruants sont toujours intelligemment associés à une menace réelle et visible à
l'écran où annoncent son arrivée imminente.
Pour finir, la bande originale de Christopher Young , remplit sa fonction à merveille, agrémentant sa musique
d'ambiance de partitions de violons.
Les acteurs : Alison Lhoman, Lorna raver (madame ganush), Rham Jas (Dileep Rao) le medium pour son premier
rôle au cinéma s’en tire très bien…. !!!
La scène de l’exorcisme est sans nul doute la meilleur scène d’exorcisme depuis le film éponyme de William
Friedkin…Sans nul doute qu’un jour on pourra le ranger a coté dans le panthéon des films de genre…
Bref, Drag me to hell est un film bien plus intelligent et travaillé que ce que son postulat de départ pouvait le
laisser entendre et s'inscrit admirablement dans la filmographie de Sam Raimi comme un « Néo Evil Dead » bénéficiant de tout le bagage emmagasiné au cours de sa carrière. Un peu moins
fou fou mais nettement plus soigné, tout en gardant un second degré équivalent.
Avec Drag me to hell, Sam Raimi nous offre un divertissement haut de gamme à même de satisfaire tous les types de
public. Un vent de fraîcheur que ce film d'horreur à l'ancienne qui nous fait d'autant plus regretter l'omniprésence des "torture porn" à la Saw sur nos écrans. Le réalisateur nous prouve que,
contrairement à ses personnages, lui ne s'est jamais renié et sait toujours s'éclater comme à ses débuts.
Thomas
Il y a longtemps qu'on l'attendait ce retour de Sam Raimi au genre qui a fait sa gloire. Je veux bien sûr parler
du film d'horreur à tendance loufoque à la manière de sa trilogie Evil Dead. Et on peut dire que l'attente en valait la peine quand on voit le résultat, tout simplement hallucinant, sur grand
écran. Le film frôle la perfection que ce soit aussi bien du coté de la technique que du film en lui-même.
Ce qui frappe d'abord dans Jusqu'en Enfer, c'est sa plastique réellement jubilatoire. Que ce soit au niveau de la
photographie ou des cadres, chaque image est réellement sublime et maîtrisée sur le bout des doigts. Mais avec un Sam Raimi aux commandes, qui allie l'esprit déjanté d'Evil Dead aux prouesses
visuelles d'un Spider-Man, ce n'est pas si étonnant. Il suffit de voir la scène d'introduction ultra puissante pour s'en convaincre. Scène durant laquelle un jeune garçon se fait capturer par le
démon du film qui se termine sur un travelling vertical incroyable et d'une efficacité folle.
Sam Raimi annonce la couleur, il nous a fait un film qui envoie sec et qui va nous prendre par les roubignolles
et les maltraiter à outrance. Mais ces images n'auraient pas autant d'impact sans un élément essentiel au film, te aux films d'horreur en général : le son ! Outre une musique extrêmement
immersive orchestrée par un Christopher Young (déjà compositeur sur Spider Man 3) qui réalise ici un sans faute, il faut ajouter un sound design tout simplement impressionnant qui décuple la
force des images pour envoie des "grandes tartes dans ta gueule" au spectateur.
Que ce soit dans les apparitions d'un démon réellement flippant, ou celle d'une revenante toute aussi flippante,
le son crée une ambiance palpable et amplifie les moments de frousse de façon assez jouissive. Un exemple ? L'une des toutes premières attaques du démon où le réalisateur arrive à nous foutre les
jetons en filmant un plafond ! Tout se joue sur le mixages où les sons viennent d'un hors champ que l'on pourrait croire plausible (des bruits de pas à l'étage) pour lentement migrer vers un
univers sonore où champ et hors champ s'entremêlent et se confondent (un bruit de portail rouillé qui revient fréquemment et qui fait péter la chair de poule dès qu'on
l'entend).
Rien que pour ça, la vision de ce film en salle se justifie immédiatement, tellement il serait bête de ce gâcher
une expérience aussi puissante par un téléchargement de bouillie pixellisée meurtrière.
Mais ce serait trop simple de limite le film à sa simple technique, parce que ce qui le rend efficace c'est
également et surtout une réalisation étonnante et un scénario beaucoup plus élaboré que certains voudront bien le croire.
Certes, l'idée de départ est on ne peut plus simpliste : une banquière refusant un prêt à une gitane se fait
jeter un sort en représailles. Mais à ce constat de départ simpliste s'ajoute un travail sur les personnages pensé et développé dès les premières séquences. En effet, lorsque l'on regarde comment
le personnage de Christine arrive à la décision de refuser le prêt il est d'une part impossible de ne pas se reconnaître un minimum dans sa réaction, mais le châtiment qu'elle reçoit apparaît
également beaucoup moins disproportionné.
Alison Lohman interprète un personnage très attachant c'est vrai, mais un personnage lâche qui se laisse marcher
sur les pieds et n'assume pas ses responsabilités. En refusant le prêt, elle cherche à prouver qu'elle ne mérite pas toutes les humiliations qu'elle subit dans son travail, qu'elles soient
volontaires ou non. Mais en faisant cela, se trahi elle-même, n'arrive pas à gérer une situation qui la dépasse et au final fini par infliger les même humiliations dont elle est victime à une
personne qu'elle prend en pitié dès le départ.
En se soumettant à un système hiérarchique proche de la loi de la jungle, elle perd une part de son humanité,
détruit une personne moralement et publiquement, et écope d'un châtiment s'apparentant cette fois à celui de la loi du Talion. S'ensuit un film d'horreur que l'on pourrait juger plus classique si
le parcours entrepris par Christine pour se défaire de la malédiction dont elle est victime, n'était semblable à un parcours intérieur la mettant face à se responsabilités pour la pousser à les
assumer.
C'est quelque chose d'au final en apparence tout con qui va avoir au final des conséquences bien plus graves
qu'on aurait pu le penser. Et en même temps, quand on sait que Christine refuse le prêt pour avoir une promotion, l'attachement n'en est que plus grand et l'on se reconnaît finalement très bien
dans cette petite blonde. Et ça, c'est ce que l'on appelle une putain d'identification aux personnages, et c'est ça qui donne toute sa force au film !
Et après, Sam Raimi remet une couche d'excellence avec une mise en scène réellement bien pensée et qui tranche au
final complètement avec les objectifs d'un Evil Dead. Certes, le réalisateur garde ici son penchant cartoonesque dans les scènes d'horreur pure, mais elles sont montrées ici de façon tellement
frontale, que ce coté loufoque devient réellement malsain. La scène de la voiture au début du film en est le meilleur exemple. Mais à coté cet aspect outrancier, il faut voir à quel point le hors
champ prend une ampleur et une importance capitale dans ce film.
Ce n'est pas pour rien si le démon est toujours montré au travers d'ombres. Car les ombres, quoi qu'on y fasse
sont toujours présente dans une image, et quand Sam Raimi fait surgir une menace du hors champ pour la matérialiser ensuite par une ombre sur un mur, il donne au hors champ une dimension
omniprésente et enferme son personnage principal dans une situation inextricable, prisonnière d'un monde qu'elle est la seule à voir et donc par essence, lui-même hors champ aux yeux des autres
personnages du film. Et puis ça fait aussi vachement plaisir de voir un film d'horreur qui utilise la caméra portée de façon intelligente, vu qu'elle ne se manifeste que lorsqu'elle se pose en
tant que représentation du démon, décrit textuellement dans le film, comme une force incompréhensible et incontrôlable.
Après le film n'est pas exempt de tout défaut, on regrettera par exemple la présence d'un insipide Justin Long
(geek McGyver dans Die Hard 4), dans l'absence de caméo de notre ami Bruce Campbell, grand pote du réalisateur, ou dans la fâcheuse tendance qu'a ce bougre de Sam Raimi à s'autociter en renvoyant
plusieurs fois à la série des Evil Dead. Des clins d'œil trop nombreux qui en deviennent agaçants.
Mais bon, ceci n'altère en rien l'incroyable qualité de ce film, et ça n'annule pas non plus la pure et simple
obligation que chacun se doit d'aller voir ce film en salle, parce que c'est une véritable tuerie !
La dernière maison sur la gauche(by Vincent et Etienne)
Film d’horreur de Dennis Iliadis, remake du remake de Wes Craven du même nom. Avec Garret Dillahunt, Sara
Paxton, Spencer Treat Clark, Monica Potter, Tony Goldwyn, Riki Lindhome et Aaron Paul.
Durée : 1h40
Résumé :
John et Emma Collingwood possèdent une maison isolée sur les berges d’un lac. Ils décident
de partir en vacances avec leur jeune fille de 17, Mari. Cette dernière, partie retrouver son amie Paige en ville, rencontre Justin, une jeune homme de son âge qui semble cacher quelque chose. A
peine se sont-ils rencontrés que le père de Justin débarque en compagnie d’un homme et d’une femme. Ces trois là se trouvent être en cavale, recherchés par la police, et sont extrêmement
dangereux. Et pour cause, Paige ne tarde pas à se faire tuer et Mari est violée et laissée pour morte. Malheureusement, les fugitifs et Justin se voient obligés de demander l’hospitalité pour la
nuit à un couple habitant dans une maison près d’un lac. Que se passerait-il si ce couple était la famille de la fille qu’ils ont violée et laissée pour morte ? Apprêtez-vous délecter chers
spectateurs. Le sang va couler…
Vincent
Et bien franchement, avec Etienne, on n’était pas très enthousiastes à l’idée d’aller voir ce film. C’est vrai
que, généralement, les remakes de remakes ne sont jamais très fameux. Mais avec La dernière maison sur la gauche, nous avons été très agréablement surpris. Vraiment, le film n’est pas
banal, et il nous sort un peu du genre de films dans lesquels les ennemis sont des monstres sortis d’on ne sait où. Cette fois-ci, l’horreur se fait sans avoir un tas de barbaque atrophiée ou
encore un tueur en série psychopathe et invincible pour faire office de boss final. Pour une fois, le scénario nous entraîne du côté des « gentils » qui vont commettre un véritable
massacre sur des « méchants » qui l’ont bien mérités. Bref, un film de vengeance en comité restreint, qui nous promet de nous offrir notre dose mensuelle de sauce barbecue. Du côté du
casting, le casting est vraiment de premier choix quant à la qualité des acteurs. A commencer par un acteur qu’Etienne apprécie particulièrement : Garret Dillahunt, déjà aperçu dans No
Country For Old Men et dans L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. A ses côtés, Riki Lindhome (qui apparaît dans Million Dollar Baby ou, plus récemment, dans
le film L’échange) et Aaron Paul (apparut dans Mission Imposssible 3) dans les rôles des dangereux fugitifs. Du côté des « gentils », on a Monica Potter (Les ailes
de l’enfer, Saw) et Tony Goldwyn (Le dernier samouraï, Le sixième jour) qui interprètent les parents. Enfin, La dernière maison sur la gauche nous permet
de découvrir deux jeunes, au talent très prometteur : Sara Paxton et Spencer Treat Clark (Gladiator, Incassable, Mystic River). Pour la plupart, il s’agit ici de
leur meilleur rôle au cinéma, mais nul doute qu’on les retrouvera très bientôt sur le devant de la scène, à l’affiche de grands films.
Enfin, un petit mot sur les décors, qui méritent vraiment qu’on s’y intéresse de près. En fait, c’est
l’esthétique du film dans sa totalité qui mérité qu’on en parle comme d’un acteur. Le travail est tout simplement remarquable. Les plans sont d’une qualité assez frappante pour un film d’horreur,
et qui plus est un remake. Les scènes dans la forêt sont tout à fait sublimes. Je ne sais pas comment vous dire ça, mais le film nous offre un vrai travail d’orfèvre en matière de traitement de
l’image. De même que pour les effets gore, le rendu est extrêmement réaliste. Mais rassurez-vous, le film n’en fait pas une surenchère. Il me semble que le interdit au -16 ans est un petit peu
injustifié.
Bref, vous l’aurez compris, La dernière maison sur la gauche est bel et bien LE film d’horreur de ce
mois, à défaut d’être le seul. Profitez-en, les films d’horreurs sont déjà suffisamment rares pour se permettre de rater les meilleurs. Foncez donc voir ce film qui se révèle être très accessible
et très intéressant. Nul doute que Dennis Iliadis, le réalisateur, n’a pas fini de nous surprendre de par la qualité de son travail. A quand le prochain ?
Etienne
J’entends déjà les hordes de fan me menacer de mort car la semaine dernière, oui la semaine dernière pour les
sorties j’avait du prendre un mauvais coup sur la tête car au delà du bon sens j’avais conseillé d’aller voir 17 encore et de fuir les salles qui diffusait La dernière maison sur la gauche. Mais
que m’était il arrivé ? Heureusement cette semaine avec Vincent nous allons rendre à César ce qui appartient à César et en l’occurrence il s’appelle Dennis Lliadis.
La dernière maison sur la gauche est donc un remake d’un film de Wes Craven qui date de 1972. Sur celui la Wes
Craven, le maestro himself supervise en tant que producteur.
Presque quarante ans après sa sortie, les exécutifs hollywoodiens poussés par le succès du remake de La colline a
des yeux et le retour à la mode du survival, décident de retourner dans la dernière maison sur la gauche avec au volant Dennis Illiadis, un jeune réalisateur grec qui signe ici son deuxième film
après Hardcore (2004) et sa première incursion sur le territoire américain.
Donc tout part du calvaire d’une jeune adolescente par une bande de dégénéré que seule l’Amérique des années 70
pouvait engendrer.
Les acteurs qui sont ils ? Pour la plupart ce sont d’illustres inconnus a part pour un public avisé…tel que
moi. Le méchant Krug…l’acteur est habitué surtout aux séries : Le méchant russe de la série Life et de la série The Terminator : The Sarah Connor Chronicles.
Pour la mère, Monica Potter (actrice de série également Boston Justice). Pour le père Tony Goldwyn c’est un
réalisateur acteur, qui a réalisé de nombreux épisodes de séries (Dexter, Dirty sexy money, Greys Anatomy,).Pour ce qui est du frère du méchant Aaron Paul, c’est un des acteurs de la nouvelle
série Breaking Bad que je conseille fortement) avec dans le role principal Bryan Cranson (le père de Malcolm).
Un film de studio, un casting d'acteurs de série tv, un réalisateur qui a tout du yes man venu d'Europe pour
perdre sa crédibilité en faisant un remake moisi comme nombreux avant lui, tant d'éléments qui pourraient porter préjudice à l'intérêt de ce projet. Sauf que ce n'est pas le cas. Wes Craven et
Sean S. Cunningham, co-producteurs, ont eu du nez en choisissant Dennis Illiadis et l'on peut facilement imaginer que le réalisateur des Griffes de la Nuit a laissé une grande liberté à ce
dernier, comme ce fut le cas pour Alexandre Aja sur La colline a des yeux, en voyant le résultat à l'écran.
Ces précisions faites, passons au film en lui-même. Le film est interdit aux moins de 16 ans en salle et c’est
compréhensible. Ici Lliadis applique un lifting au film de Craven un lifting qui loin de dénaturer un visage lui redonne de l’éclat. En effet Lliadis nous sert un film très aboutit, ou la
violence règne à l’écran durant tout le film. Quelle soit visible ou sous tendue, propre des films de genres. Le scénario se tient et les scènes de violence sont impressionnantes.
Là ou le film se démarque des films d’horreurs du moment, remake ou non, c’est que la dernière maison joue avec
le cadre et les images. Le réalisateur nous offre des plans d’une beauté à couper le souffle. Se passant en pleine forêt, la nature est ici magnifiée en plein milieu de scènes de violences
humaines. La nature elle est protectrice et a une image positive, dans le film le mal est incarné dans l’homme, sa violence et sa folie.
On notera également le soin apporté au symbolisme, notamment celui de l'eau, que ce soit sous la forme d'une
piscine au début du film, milieu naturel de l'héroïne adepte de la natation, qui nous est montré comme une sorte de matrice, une source de pureté où elle peut vivre en position fœtale, du lac où
elle meurt puis renait, ou de la pluie qui force les criminels à se réfugier et à subir le courroux qu'ils méritent. La nature est ici extrêmement positive, le mal ne provient que de l'être
humain.
Ces éléments tendent à développer une dimension fantastique, une poésie, dans ce drame ordinaire, tout en restant
toujours dans la sobriété. C'est justement à cause de la maîtrise d'un bout à l'autre de son sujet que l'on ne pourra pardonner à Dennis Illiadis de nous infliger une courte séquence finale
totalement hors propos qui verse dans le grand guignol. Un choix incompréhensible et douteux qui clôture le film sur une note négative, mais qui ne fera heureusement pas oublier que le reste est
réussi et constitue une très bonne surprise.
Après La colline a des yeux, Wes Craven est en phase d'être le réalisateur le plus chanceux avec les remakes de
ses films, en espérant que le futur Les griffes de la nuit ne vienne pas changer la donne. Quant à Dennis Illiadis, il rejoint Alexandre Aja, Zack Snyder et Marcus Nispel (seulement pour Massacre
à la Tronçonneuse) dans le cercle très fermé de cette nouvelle vague de remakeurs talentueux des classiques de l'horreur.
Un critique américain a dit : « Si vous voulez saisir l’état d’un pays, regardez ses films
d’horreur »
Oui a conseiller a tout les fans ou non du genre, mais a ne pas forcément mettre devant les yeux de
tous.
Film de Science-fiction/ Horreur sorti en 2003 en France, réalisé par Danny Boyle et
scénarisé par Alex Garland ; avec Cillian Murphy, Naomie Harris, Brendan Gleeson et Megan Burns.
Un commando de la Protection Animale s’infiltre dans un laboratoire scientifique dans le
but de délivrer des dizaines de chimpanzés soumit à d’horribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un étrange virus, se jettent sur leurs sauveurs et les
massacrent.
28 jours plus tard, le virus s’est répandu à une vitesse fulgurante à travers le monde. La
population a été évacuée par les forces armées, et les rares survivants tentent par tous les moyens d’échapper aux hordes de « Contaminés » qui envahissent les rues des grandes
agglomérations, devenues des villes fantômes. C’est dans ce contexte apocalyptique que Jim, un coursier victime d’un accident de la route, se réveille d’un profond coma dans un hôpital situé en
plein milieu de Londres…
La question est : mais pourquoi ai-je choisit ce film ? Et bien, cher auditeur,
tout simplement parce que, sur nos écrans, c’est la misère au niveau film d’horreur. Et à moins de vouloir aller voir la magnifique, la sublime ou plutôt l’incroyable belle merde qu’est
Unborn (si j’en croit les dires d’Etienne, dans sa chronique d’il y a 15 jours), je pense que le vous saurez apprécier un bon conseil la matière.
Et cette fois-ci, je vous donne 3 bonnes raisons de me croire sur
parole :
Raison n°1 :28 jours plus tard est
l’œuvre d’un certain Danny Boyle. Ca vous dit quelque chose ? Vous savez, le gars qui a réalisé le film La plage (avec Leonardo Di Caprio) et Sunshine. Ca ne vous dit
vraiment rien ? Alors si je vous dis que c’est aussi le gars qui a réalisé Slumdog Millionaire, ça vous revient ? Une pointure en la matière, on peut dire. Ajoutez à cela sa
collaboration avec Alex Garland (scénariste de La plage et du futur Halo, adaptation du célèbre jeu vidéo, qui sortira sur nos écrans en 2010) au scénario de ce magnifique film
qu’est 28 jours plus tard.
Raison n°2 : Les films d’horreurs étant le
meilleur moyen de découvrir des nouveaux talents, 28 jours plus tard n’échappe pas à cette règle. Et c’est avec grand plaisir qu’on retrouve Cillian Murphy (que l’on avait pu remarquer
dans Batman Begins et Batman : The Dark Knight dans le rôle de l’Epouvantail) dans le rôle principal au côté de Naomie Harris (aperçue brièvement dans la saga Pirates
des Caraïbes) et de Megan Burns dans son premier grand rôle. Bref, un casting assez sympathique qui laisse également place à un invité de marque : Brendan Gleeson (Braveheart,
Mission Impossible 2, Harry Potter…) dans un rôle de père de famille éblouissant.
Raison n°3 :Parce que le concept du film est une
vraie innovation dans le domaine du film de zombies. En effet, Danny Boyle innove en nous proposant des créatures plus sophistiquées, si l’on peut dire. Fini les zombies putrides bêtes comme leur
pieds qui marchent à deux à l’heure. Cette fois-ci, les « contaminés » (c’est leurs noms) sont capables de courir, de sauter et d’escalader les obstacles pour aller cueillir leur proie.
Une vraie intelligence mise, pour une fois, au profit des « méchants », ce qui laisse plus de place à la terreur que cela engendre.
De plus, le tournage du film en vidéo numérique favorise nettement le rendue des séquences
de traque en zone urbaine.
J’espère que ces raisons vous ont convaincus de regarder ce magnifique film qu’est 28
jours plus tard. Et si vous accrochez, n’hésitez à regarder 28 semaines plus tard, la suite, en attendant la sortie du 3ème opus, qui, espérons-le, sortira très
prochainement dans nos salles……et relèvera le niveau catastrophique de ce début d’année 2009 en matière de films d’horreur.
De David S. Goyer avec Odette Yustman, Gary Oldman
Durée 1h25
Alors le film du mois, Unborn…. Laissez moi rire. Ou plutôt ce mois ci nous pourrions le nommer le plus mauvais
film sois disant d’horreur du mois.
Alors Unborn est le dernier né… (Notez l’humour) de David S Goyer connu surtout pour avoir réalisé le dernier
volet Blade et d’avoir écrit les scénarios de Dark City et de Batman Begins. Meilleur scénariste que réalisateur et Unborn est la pour nous confirmer la règle. Le
prochain projet du réalisateur est le Spin off de X-Men Magnéto (oui alors pour Sébastien qui ne s’en est pas remis de pas avoir fait la blague la semaine dernière…Magnéto Serge.Voilà c’est
fait). Espérons que Magneto sera l’exception qui confirmera la règle Goyer.
Goyer tente donc de mener une carrière de réalisateur, ambition pour laquelle il semble avoir moins de
prédispositions. Produit par le finaud Michael Bay, Unborn, nouveau film de commande et production calibrée pour ramasser le maximum avec un minimum d’efforts (et ça c’est le moins
qu’on puisse dire) et qui, à force de prendre le spectateur pour plus bête qu’il ne l’est, fini par l’énerver vraiment.
Alors un petit résumé de l’histoire :
Jeune étudiante, Casey Bell (Odette Yustman) est soudainement tourmentée par d’effrayantes visions :
celles d’un enfant maléfique. Peu à peu, son quotidien se dérègle, jusqu’à ce que Casey apprenne qu’elle eut autrefois un frère jumeau, mort à la naissance. Dès lors, la jeune femme vient
réclamer de l’aide auprès de Sendak (Gary Oldman), un expert en sciences occultes qui devra traduire un mystérieux livre pour pouvoir libérer Casey de ses hantises.
A ce moment là j’ai envie de me dire oui pourquoi pas ? Gary Oldman d’habitude gage de qualité ici s’est
fourvoyé dans un des plus grands navets de films d’horreur trompés par le chant des sirènes du compte en banque.
Un parc désert, une banlieue tranquille, des visions cauchemardesques : l'environnement de cet Unborn est vite
posé. Trop vite, tant le film parait enchaîner les situations à toute allure, ne laissant jamais la place à une éventuelle pesanteur de s’installer. Des incohérences énormes tout au long du
film. Pire que ça, des ellipses incompréhensibles. Un montage haché et de mauvaise facture. On est là…on se retrouve ailleurs. Il n’y a véritablement aucune cohérence entre les séquences, et même
entre les scènes.
Se réclamant des films ésotériques les plus connus, le film de David Goyer tombe totalement sous le coup de
son public, visé, ciblé, harponné, à savoir les adolescents en quête d'une seconde partie de soirée. Affligeant, grotesque et mauvais.
Un film d'horreur purement et simplement "Teenage", ne cherchant jamais à impliquer le spectateur dans
l'action ni même à le troubler : Goyer est frontal, fonçant tête baissé dans les raccourcis douteux d'un scénario trop banal. David S Goyer nous montre qu’il est le Paul W.S Anderson du film
d’horreur. Le film ne cherche même pas à établir un climat de tension ou de peur. Dans un premier temps parce que ça passe trop vite mais aussi et surtout parce que c’est très mauvais. Le film
annonce qu’il dure 1h25 faux ! Il ne dure qu’une heure et quart le reste étant le générique. J’ose et j’assume crier au scandale. Je sais que c’est la crise mais même avec peu de budget on
peut faire des choses bien à condition que l’on soit motivé et ayant un œil cinématographique, ce que Goyer n’avait ni l’un ni l’autre.
Emmené par Odette Yustman (Ersatz de Megan Fox vue dans Cloverfield l’an dernier), le scénario ne parvient jamais
à offrir au personnage une quelconque profondeur ou dimension, laissant une Odette livrée à elle même et incapable de donner corps à Casey. On se demande presque alors à savoir les
véritables intentions de Goyer, tant celui-ci se prend les pied dans chaque tapis se présentant devant lui. Et je peut vous dire que le film est un défilé de tapis, présenté par devinez quoi un
marchand de tapis !
Si la volonté de faire de ce Unborn une série B totale est manifeste (effets à outrances, personnages
lisses et stéréotypés, séquences exutoires de mauvaises qualités il faut le dire), le ton du film paraît balancer entre pastiche et hommage.
Le film balance sans cesse sur la corde raide, plongeant toujours plus profond vers l’abîme du genre. Un
genre régit par des codes certes, mais dont l’abus est dangereux et pour la santé du spectateur et pour le film lui-même. Goyer, en cinéaste boulimique, cite à n’en plus pouvoir, il prend tout ce
qui lui passe par la main, ne cherchant jamais l’originalité en se réfugiant derrière des poncifs sans jamais tenter de les réinventer.
Libre aux courageux de dresser le nombre incalculable des impressions de « déjà-vu » ressentis au
cours du film. Optant pour la figure de la gémellité, le scénario de Goyer en oublie le malaise, offrant un métrage trop lisse et jamais dérangeant. Même lors de l’exorcisme final, la
scène la plus importante… Elle est d’une pauvreté scénaristique, graphique, de mise en scène grave. Il n’y a rien à en tirer. On n’a jamais peur, on n’est jamais surpris, on ne frissonne pas.
Pire on se retient de rire
Si les productions de Michael Bay s’orientent vers le remake (le Massacre à la Tronçonneuse de Marcus
Niespel), Unborn pourrait se voir quant à lui comme un immense pot-pourri, plagiant et récupérant à son compte sans jamais les lier mais plutôt à les emmêler les ficelles classiques du
cinéma d’horreur.
Casey est alors traquée par un gamin tout droit tiré de la Malédiction, évitant les miroirs de
Mirrors, protégée par des Dreamcatcher et soutenu par un Exorciste amateur. Rien que là je viens de vous citer 4 films du pas mal au grandiose que Unborn réclame comme
filiation.
Aux commandes de cet exorcisme nous retrouvons un Gary Oldman avec stupeur et effroi, présent dans le film a
peine une dizaine de minutes…
En conclusion on peut dire que David S Goyer accouche dans la douleur de cet Unborn, produit de
consommation courante sans saveur ni texture, ni identité. Difficile en effet de trouver une autre justification au projet que celle purement commerciale et financière, ébahi que nous sommes
devant cette série B en forme de compilation ratée. Une parodie de série B, oui on en est là.
Et lorsque l’on sait que Goyer s’apprête à réaliser Magneto, (non pas celui de Serge) spin-off centré
sur Erik Magnus Lehnsherr, là Goyer parvient véritablement a nous faire trembler de peur… !
Goromètre : 0 !! Oui le Goromètre est impitoyable, il n’a aucune pitié.
Un film de Marcus Nispel, remake du tout premier Vendredi 13 de 1980. Avec Jared Padalecki, Danielle
Panabaker, Amanda Righetti et Derek Mears.
En 1980, Jason Voorhees assiste à la mort de sa mère, décapitée avec une machette, au camp de Crystal Lake. Une
vingtaine d’années plus tard, 5 adolescents se retrouve sur les lieux du drame sans le savoir. Ils sont à la recherche d’un champ de cannabis qui se trouverait dans la forêt qui borde le lac.
Mais ils ne s’attendent pas à se retrouver face à Jason et ses envies meurtrières. Six semaines plus tard, des adolescents se retrouvent en vacances dans un chalet à proximité du lac. Ils
rencontrent Clay Miller, un jeune homme qui cherche se sœur mystérieusement disparu avec ses copains six semaines plus tôt. Mais Jason est proche, très proche, et il n’a qu’une seule envie :
tuer !
29 ans après le premier Vendredi
13, le célèbre tueur au masque de hockey Jason Voorhees est de retour pour notre plus grande frayeur. Sous la caméra de Marcus Nispel, déjà réalisateur de Pathfinder en 2007 et du
remake de Massacre à la tronçonneuse en 2003, Jason revient hanter nos esprits et nous dire qu’il n’est pas passé aux oubliettes.
Tout au long du film, la tension est là. Jason est omniprésent et peut surgir n’importe où. Les groupes
d’adolescents n’ont qu’à biens se tenir, le danger est partout. Je ne cache pas que j’ai bondit de mon siège assez souvent. Une heure et demie d’épouvante pour les amateurs du genre. A
déconseiller aux personnes cardiaques.
Du point de vue de la mise en scène et des acteurs, ça reste très correct pour un remake de film d’horreur.
Certes l’ambiance est là, mais certaines séquences ressemblent beaucoup à des gros clichés de la société américaine, et surtout des jeunes. A moins qu’il n’y est qu’aux Etats-Unis que les
adolescents soient assez écervelés pour partir à l’aventure dans une forêt glauque dans laquelle s’est produit un véritable carnage, avec pour seul de but de s’envoyer en l’air de toutes les
manières possibles : sexe, drogue, alcool et j’en passe. Est-ce vraiment l’image que les jeunes d’aujourd’hui donnent aux adultes ? En tout cas, cela n’entache pas le jeu des acteurs
qui sont, certes, jeunes, mais aussi terriblement talentueux. Le casting ne compte que de jeunes vedettes inconnus du grand public, et c’est là que le film d’horreur fait plaisir à voir : on
va vraiment découvrir de jeunes talents. J’aimerais ajouter que ce Vendredi 13 met l’accent sur l’instinct de chasse de Jason. C’est une véritable traque dans laquelle les protagonistes
tomberont morts (et le plus souvent déchiquetés, mwahahahaha !!) aux pieds du tueur qui s’amuse à tous les passer au fil de sa machette les uns après les autres. Du véritable slasher comme
on en a plus vu depuis bien longtemps.
Du côté des décors, c’est vraiment sympa. Malgré que l’action se déroule souvent dans l’obscurité, le mélange
studio/naturel ne se remarque même pas. C’est là que le film d’horreur est épatant : on est tellement absorbé par l’action que tous ce qui passe à l’écran nous semble pris sur le vif dans la
réalité.
Enfin, pour les amateurs du genre, sachez que la bande-son est tous simplement impeccable. C’est elle qui assure
le film du début à la fin. Apprêtez-vous à bondir dans votre fauteuil.
En bref, si vous pensez pouvoir tenir le choc, n’hésitez pas à vous ruer dans les salles pour admirer ce fameux
remake. Vendredi 13 saura, à coup sûr, répondre à vos attentes et vous faire passer un grand moment d’angoisse.