Pendant ce temps là votre émission de cinéma préférée fête son soixantième numéro, et oui déjà et à émission particulière édito de prestige !
Et quoi de mieux que de consacrer mon édito à la cérémonie des oscars qui s’est déroulée ce Dimanche à Los Angeles. Il n’y a rien de plus glamour et de plus cinéma sur la planète.
Depuis le 16 Décembre un certain Avatar ne cesse de pulvériser tout les records établis avec Titanic. Le film a beau être le film ayant rapporté le plus d’argent ce n’est pas celui qui repartira avec le plus de statuettes.
On passera sur la cérémonie en elle-même qui a fait passer le show (entre guillemets) Valérie Lemercier et de Gad Elmaleh pour le duo de présentateur le plus investis.
Une chose est sure le duo Alec Baldwin / Steve Martin étaient de loin pas à la hauteur.
Cette soirée et comme c’est souvent le cas, la cérémonie récompense les films de manière a surprendre le public. Un succès au Box Office n’est pas forcément synonyme de victoire.
Et là preuve le grand gagnant de la soirée et le film Démineurs (soit Hurt Locker en V.O) de la réalisatrice Katryn Bigelow (l’ex femme de James Cameron en passant).
Depuis des années elle est la dame de l’actionner américain (Point Break, Strange Days).
Lorsque il y’a quelques temps j’avais chroniqué ici même Démineurs j’avais dit, prophétiquement ? S’il ne doit en rester qu’un en l’occurrence ce sera une (soit KB) je n’avais pas tord puisque c’est elle qui a remporté cette grande soirée en empochant l’oscar du meilleur film, l’oscar du meilleur réalisateur (elle devient donc la première femme à recevoir cette statuette tant convoitée), l’oscar du meilleur scénario, l’oscar du meilleur montage (Bob Murawski et Chris Innis), l’oscar du meilleur son (Paul N.J Ottosson et Ray Beckett), et l’oscar du meilleur montage sonore (Paul N.J Ottosson). Reléguant ainsi loin derrière le phénomène mondial avatar avec « seulement 3 oscars, celui de la meilleur photographie, celui des meilleurs décors (Rick Carter, Robert Stromberg, Kim Sainclair), et celui des meilleurs effets visuels
(Joe Letteri, Stephen Rosenbaum).
Ce fut également la soirée de la reconnaissance pour le Film Precious de Lee Daniels qui rafle deux statuettes, celle de la meilleure actrice dans un second rôle pour Mo’Nique, celle de la meilleure adaptation (Geoffrey Fletcher).
On notera également la reconnaissance de deux grandes stars internationales, Jeff Bridges (oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Crazy Heart) et l’actrice Sandra Bullock qui en deux soirs cumule le Razzie de la pire actrice (qu’elle était allée chercher sur scène pour son rôle dans All About Steeve) et l’oscar de la meilleure actrice pour The Blind Side.
Christophe Waltz confirme son statut de meilleure révélation a 40 ans passé et de futur acteur incontournable en remportant l’oscar du meilleur second rôle pour son rôle de Landa dans Inglourious Basterds.
A noter que le monde des trekkies est en ébullition du processeur, grâce à la réécriture d’Abrams, Star Trek remporte son premier oscar, et ce dans la catégorie meilleurs maquillage.
Le film d’animation de l’année 2009, là haut quand a lui repart avec deux statuettes, la meilleure musique, et celle du meilleur film d’animation pour Pete Doctor.
Enfin on notera pour finir que Un prophète comme Le ruban blanc se sont fait coiffer au poteau du meilleur film étranger par un obscur film argentin que personne n’a vu (El secreto de sus ojos).
Mais que l’honneur des français est sauf puisque nous remportons le meilleur court métrage d’animation avec Logorama.
Il est indéniable encore que cette soirée a réservée bien de surprises en sacrant Démineurs, alors qu’Avatar tournait en orbite depuis quelque temps… Que Quentin Tarantino et ses Basterds sont repartis sans scalps d’homme en or.
Une 82ème édition qui ne fera sans doute pas grande date dans l’histoire des oscars
Mais qui aura eu le mérite et comme l’an dernier de sacrer un film risqué, qui n’a failli jamais voir le jour des
salles obscures (l’an dernier Slumdog Millionnaire avait failli ne pas avoir de distributeurs), Démineurs a mis plus d’un
an a sortir aux Etats Unis.
Finalement l’attente se sera révélée bénéfique puisque Katryn Bigelow donne au film de guerre de nouvelles lettres de noblesse, et a l’image d’un Jarhead traitant de la guerre du golfe, Démineurs apparaît comme le film de guerre de l’Irak. Et ce qui est formidable avec les oscars c’est que dès que c’est fini on commence déjà à chercher les prétendants de l’édition de l’année prochaine.
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