Me revoilà donc pour vous parler de ce fameux syndrome si méconnu et pourtant qui fait de véritables ravages dans le monde cinématographique actuel. Il en va de la survie de ce noble art qu’est le cinéma. Un tel syndrome ne peut rester plus longtemps sous silence pour le seul prétexte que le révéler pourrait nuire a ces fameux réalisateurs atteint de ce mal si violent. Alors aujourd’hui je vais vous parler d’a peu près deux films, pourquoi a peu près me direz vous ? Et bien vous le comprendrez bien assez tôt.
Et dans cette chronique a ma gauche Poids lourd, originaire de New York le favori avec près de 80 ans de carrière cinématographique cumulée avec le réalisateur et son acteur principal, capable de très beaux combats comme de défaites cuisantes j’ai bien sur nommé Edge Of Darkness soit Hors de contrôle dans la langue magnifique de Molière. Et dans le coin droit, un film français, le challenger je vous en parlerais plus après…
Donc on commence avec Hors de contrôle film réalisé par Martin Campbell et c’est la transposition d’une mini
série anglaise de 6 épisodes datant de 1985 et crée à l’époque par ce même Martin Campbell. Ce réalisateur n’a pas grand-chose dans sa besace de réalisateur a part Goldeneye en 1995, les deux
épisodes de Zorro, et casino royale. (Ce qui fait tout de même deux épisodes de James Bond je vous avais dit qu’il était capable de beaux combats), Mais c’est également à lui que l’on doit
Vertical Limit, un faux Clifhanger.
Sa nouvelle version de James Bond reste une réussite sans aucun doute mais lorsqu’il décide de recycler sa série vieille de 25 ans ça se corse et là pour le coup le titre français prend une nouvelle dimension.
Le film est tout bonnement hors de contrôle pour un réalisateur en mal d’inspiration…je parle je parle mais je ne vous ai toujours pas dit de quoi il s’agissait. J’y remédie de ce pas : Thomas Craven est un inspecteur vétéran de la brigade criminelle de Boston. Il élève seul sa fille de vingt-cinq ans.
Lorsque celle-ci est assassinée devant ses yeux sur les marches de sa propre maison. Personne n'a de doute : c'est lui qui était visé. Pour découvrir qui a tué sa fille, l'inspecteur Craven va devoir s'aventurer dans les milieux troubles où les affaires côtoient la politique. Il va aussi devoir découvrir les secrets de celle qu'il croyait connaître.
Face à l'éminence grise du gouvernement envoyée pour effacer les preuves, la quête solitaire de Craven va le conduire au-delà de la pire enquête de sa vie, face à ses propres démons...
Et là c’est le drame…pas tout de suite, les 15 premières minutes du film sont relativement honorable et présentes des intentions louables.
Et puis lorsque commence la quête vengeresse de Craven alias Mel Gibson patatra, le scénario patine, s’emmêle les pinceaux….les incohérences apparaissent pour ne plus quitter ni l’écran ni le scénario.
Dites vous la jeune fille travaillait dans une boite privée spécialisée dans le nucléaire, le papounet apprend qu’elle a découvert quelque chose de vraiment compromettant sur la boite qui n’a pas hésité a l’empoisonner a base d’un composé radioactif dans sa bouteille de lait (dur) et de lui lâcher une magnifique décharge de fusil a pompes dans les tripes mais laisse Gibson mener son enquête sans vraiment chercher a lui mettre des bâtons dans les roues…ou des batons si petits…..
Si ce n’était que ça, la fameuse compagnie est située a flanc de colline et le bureau du directeur offre une vue panoramique magnifique sur la campagne et vas y que je te sors des dialogues interminables qui n’avancent a rien. C’est simple avec cette vue on croirait assister à la projection d’un film de promotion d’une région et en l’occurrence je me suis cru chez moi dans le lot.
Ajouté a ça le jeu tout plein de retenu d’un Mel qui passé les 5 premières minutes de choc psychologiques face a sa fille éventré dans le salon, mène cette enquête comme s’il s’agissait de n’importe quelle enquête banale….tout juste si il n’était pas a la poursuite trafiquants de moumoutes…ca aurait le cas qu’il n’aurait pas été plus affecté. Quoi que il aurait pu être plus affecté encore par la déforestation…
Ajouté a ce mélo-thriller un groupuscule écolo qui n’a absolument rien a foutre là, une intrigue vraiment très mal pensée, et mal organisée dans le film. Des lenteurs dans le film interminable, de rares scènes d’actions, trop peu nombreuse pour réveiller votre voisin qui a sombré déjà depuis longtemps…
Et des scènes d’actions qui excusez moi du peu sont super mal filmées.
De plus Mel Gibson devait tenir l’affiche face a Robert de Niro dans un rôle d’effaceur du gouvernement, pour cause de calendrier ou de ouvrez les guillemets désaccords artistiques il est remplacé par Ray Winstone et je suis désolé mais ca a vraiment beaucoup moins de gueule.
Leurs scènes sont d’une platitude grotesque, la tension et le suspens des éléments indispensable à ce genre de film sont inexistants.
Une fin bâclée et ridicule ou ça s’entretue un petit peu à la manière des infiltrés….je suis désolé mais quand on se marre dans un thriller c’est que quelque part on s’est planté dans les grandes largeurs. Ajouter à cela un manque flagrant de moyens, des coupes budgétaires dans le casting et le montage (des scènes manquent véritablement dans la cohérence de l’histoire).
Et enfin pour finir une fin comme je les aime, une fin Gibsonnienne a souhait…
Je vous spoile et j’en ai rien a faire parce que je vous déconseille ardemment d’aller le voir…..Mel Gibson est allongé dans son lit d’hôpital parce qu’il a lui aussi abuser du lait caillé radioactif et il est en train de clamser et là il voit sa fille qui est déjà morte, la caméra s’éloigne sort de la chambre s’immobilise et là on voit Mel Gibson sortir de sa chambre frais comme un gardon bras dessus bras dessous avec sa fille comme s’il l’emmenait a son bal de promo ou faire les soldes et avancer dans le couloir au fond du quel se trouve une intense lumière blanche…Bref des fins comme ça on aime et on le dit…non j’déconne on s’en passerait volontiers.
Campbell signe avec Edge of Darkness un très mauvais thriller qui signe le retour devant la caméra de Mel Gibson. Et les deux protagonistes du désastre Campbell et Gibson auraient pu se casser une jambe le jour ou ils ont accepté de réaliser l’adaptation cinématographique de sa série pour l’un et de faire son retour devant la caméra pour l’autre !
Pauvre de nous.
Et comme je vous l’avais annoncé plus haut dans le coin droit se tient le challenger, petit français que tout prédisposait pour avoir le droit de figurer dans des
essais cliniques contre ce syndrome et qui au final sera accepté sans soucis. Je veux bien sur parler du film Coursier réalisé par Hérvé
Renoh connu pour avoir mis en scène les séries françaises les plus achetées dans le monde, que les américains ont même copié avec leurs experts, je parle bien sur de RIS police scientifique, mais il est également réalisateur de ce sublime duo opérant dans Femmes de
loi.
Bref il signe avec coursier une énième comédie française avec en tête de gondole, euh pardon je veux dire en tête d’affiche un Michael Youn survitaminé probablement shooté a l’idée de son cachet pour faire ce qu’il fait de mieux le pitre dans 90 minutes de film. Et produit, coproduit, sousproduit, produit sous extazy par la plus grande société française de production j’ai nommé bien sur Europa Corp.
Le film met en scène Michael Youn coursier dans Paris alors qu'il doit impérativement assister à un mariage pour tenter de sauver son couple avec Nadia, il n'a pas d'autre choix que d'accepter une course urgente pour son boss contraint d’accepter s’il veut toucher sa prime.
Et la on assiste a une comédie française par excellence, et à l’instar d’un prophète qui remporte toutes les statuettes coursier remporte toutes les huées…Une soudaine inspiration en rimes…Bref le scénario est affligeant et c’est mal joué, ça a beau être une comédie, ça a beau être un film, je suis désolé mais si ce n’est pas crédible ca fout tout en l’air. Et rigolons encore un peu plus le réalisateur déclare qu’une fois qu’il est arrivé chez EuropaCorp son scénario sous le bras il a repris le scénario avec la collaboration suggestions de Pierre-Ange Le Pogam (producteur de son état) et Michaël Youn. Selon le réalisateur/scénariste : "Le résultat est l'aboutissement de ce que je n'avais pas réussi à écrire seul au départ. Il y a eu un véritable échange d'idées, de suggestions...".
Bien Bien Bien quand un certain cinéma français atteint les sommets un autre coule sous la médiocrité et un tel aveu de faiblesse est pour moi significatif.
Bref on sauvera dans le coursier une belle bagarre dans une chambre d’hôtel entre un Michael Youn et une tigresse endiablée, et quelques répliques qui font parfois mouche.
Voilà pour le syndrome Ed Wood rendez vous une la prochaine fois pour de nouveaux films tous plus mauvais les uns que les autres.
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