Le syndrome Ed Wood

Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 17:05

Me revoilà donc pour vous parler de ce fameux syndrome si méconnu et pourtant qui fait de véritables ravages dans le monde cinématographique actuel. Il en va de la survie de ce noble art qu’est le cinéma. Un tel syndrome ne peut rester plus longtemps sous silence pour le seul prétexte que le révéler pourrait nuire a ces fameux réalisateurs atteint de ce mal si violent. Alors aujourd’hui je vais vous parler d’a peu près deux films, pourquoi a peu près me direz vous ? Et bien vous le comprendrez bien assez tôt.

Et dans cette chronique a ma gauche Poids lourd, originaire de New York  le favori avec près de 80 ans de carrière cinématographique cumulée avec le réalisateur et son acteur principal, capable de très beaux combats comme de défaites cuisantes j’ai bien sur nommé Edge Of Darkness soit Hors de contrôle dans la langue magnifique de Molière. Et dans le coin droit, un film français,  le challenger je vous en parlerais plus après…

 

horsdecontrole.jpgDonc on commence avec Hors de contrôle film réalisé par Martin Campbell et c’est la transposition d’une mini série anglaise de 6 épisodes datant de 1985 et crée à l’époque par ce même Martin Campbell. Ce réalisateur n’a pas grand-chose dans sa besace de réalisateur a part Goldeneye en 1995, les deux épisodes de Zorro, et casino royale. (Ce qui fait tout de même deux épisodes de James Bond je vous avais dit qu’il était capable de beaux combats), Mais c’est également à lui que l’on doit Vertical Limit, un faux Clifhanger.

 

Sa nouvelle version de James Bond reste une réussite sans aucun doute mais lorsqu’il décide de recycler sa série vieille de 25 ans ça se corse et là pour le coup le titre français prend une nouvelle dimension.

 Le film est tout bonnement hors de contrôle pour un réalisateur en mal d’inspiration…je parle je parle mais je ne vous ai toujours pas dit de quoi il s’agissait. J’y remédie de ce pas : Thomas Craven est un inspecteur vétéran de la brigade criminelle de Boston. Il élève seul sa fille de vingt-cinq ans.

 Lorsque celle-ci est assassinée devant ses yeux sur les marches de sa propre maison. Personne n'a de doute : c'est lui qui était visé. Pour découvrir qui a tué sa fille, l'inspecteur Craven va devoir s'aventurer dans les milieux troubles où les affaires côtoient la politique. Il va aussi devoir découvrir les secrets de celle qu'il croyait connaître.

Face à l'éminence grise du gouvernement envoyée pour effacer les preuves, la quête solitaire de Craven va le conduire au-delà de la pire enquête de sa vie, face à ses propres démons...

 

Et là c’est le drame…pas tout de suite, les 15 premières minutes du film sont relativement honorable et présentes des intentions louables.

Et puis lorsque commence la quête vengeresse de Craven alias Mel Gibson patatra, le scénario patine, s’emmêle les pinceaux….les incohérences apparaissent pour ne plus quitter ni l’écran ni le scénario.

Dites vous la jeune fille travaillait dans une boite privée spécialisée dans le nucléaire, le papounet apprend qu’elle a découvert quelque chose de vraiment compromettant sur la boite qui n’a pas hésité a l’empoisonner a base d’un composé radioactif dans sa bouteille de lait (dur) et de lui lâcher une magnifique décharge de fusil a pompes dans les tripes mais laisse Gibson mener son enquête sans vraiment chercher a lui mettre des bâtons dans les roues…ou des batons si petits…..

Si ce n’était que ça, la fameuse compagnie est située a flanc de colline et le bureau du directeur offre une vue panoramique magnifique sur la campagne et vas y que je te sors des dialogues interminables qui n’avancent a rien. C’est simple avec cette vue on croirait assister à la projection d’un film de promotion d’une région et en l’occurrence je me suis cru chez moi dans le lot.

Ajouté a ça le jeu tout plein de retenu d’un Mel qui passé les 5 premières minutes de choc psychologiques face a sa fille éventré dans le salon, mène cette enquête comme s’il s’agissait de n’importe quelle enquête banale….tout juste si il n’était pas a la poursuite trafiquants de moumoutes…ca aurait le cas qu’il n’aurait pas été plus affecté. Quoi que il aurait pu être plus affecté encore par la déforestation…

Ajouté a ce mélo-thriller un groupuscule écolo qui n’a absolument rien a foutre là, une intrigue vraiment très mal pensée, et mal organisée dans le film. Des lenteurs dans le film interminable, de rares scènes d’actions, trop peu nombreuse pour réveiller votre voisin qui a sombré déjà depuis longtemps…

Et des scènes d’actions qui excusez moi du peu sont super mal filmées.

De plus Mel Gibson devait tenir l’affiche face a Robert de Niro dans un rôle d’effaceur du gouvernement, pour cause de calendrier ou de ouvrez les guillemets désaccords artistiques il est remplacé par Ray Winstone et je suis désolé mais ca a vraiment beaucoup moins de gueule.

Leurs scènes sont d’une platitude grotesque, la tension et le suspens des éléments indispensable à ce genre de film sont inexistants.

Une fin bâclée et ridicule ou ça s’entretue un petit peu à la manière des infiltrés….je suis désolé mais quand on se marre dans un thriller c’est que quelque part on s’est planté dans les grandes largeurs. Ajouter à cela un manque flagrant de moyens, des coupes budgétaires dans le casting et le montage (des scènes manquent véritablement dans la cohérence de l’histoire).

 

Et enfin pour finir une fin comme je les aime, une fin Gibsonnienne a souhait…

Je vous spoile et j’en ai rien a faire parce que je vous déconseille ardemment d’aller le voir…..Mel Gibson est allongé dans son lit d’hôpital parce qu’il a lui aussi abuser du lait caillé radioactif et il est en train de clamser et là il voit sa fille qui est déjà morte, la caméra s’éloigne sort de la chambre s’immobilise et là on voit Mel Gibson sortir de sa chambre frais comme un gardon bras dessus bras dessous avec sa fille comme s’il l’emmenait a son bal de promo ou faire les soldes et avancer dans le couloir au fond du quel se trouve une intense lumière blanche…Bref des fins comme ça on aime et on le dit…non j’déconne on s’en passerait volontiers.

Campbell signe avec Edge of Darkness un très mauvais thriller qui signe le retour devant la caméra de Mel Gibson. Et les deux protagonistes du désastre  Campbell et Gibson auraient pu se casser une jambe le jour ou ils ont accepté de réaliser l’adaptation cinématographique de sa série pour l’un et de faire son retour devant la caméra pour l’autre !

Pauvre de nous.

 

coursier.jpgEt comme je vous l’avais annoncé plus haut dans le coin droit se tient le challenger, petit français que tout prédisposait pour avoir le droit de figurer dans des essais cliniques contre ce syndrome et qui au final sera accepté sans soucis. Je veux bien sur parler du film Coursier réalisé par Hérvé Renoh connu pour avoir mis en scène les séries françaises les plus achetées dans le monde, que les américains ont même copié avec leurs experts, je parle bien sur de RIS police scientifique, mais il est également réalisateur de ce sublime duo opérant dans Femmes de loi.

Bref il signe avec coursier une énième comédie française avec en tête de gondole, euh pardon je veux dire en tête d’affiche un Michael Youn survitaminé probablement shooté a l’idée de son cachet pour faire ce qu’il fait de mieux le pitre dans 90 minutes de film. Et produit, coproduit, sousproduit, produit sous extazy par la plus grande société française de production j’ai nommé bien sur Europa Corp.

 

Le film met en scène Michael Youn coursier dans Paris alors qu'il doit impérativement assister à un mariage pour tenter de sauver son couple avec Nadia, il n'a pas d'autre choix que d'accepter une course urgente pour son boss contraint d’accepter s’il veut toucher sa prime.

Et la on assiste a une comédie française par excellence, et à l’instar d’un prophète qui remporte toutes les statuettes coursier remporte toutes les huées…Une soudaine inspiration en rimes…Bref le scénario est affligeant et c’est mal joué, ça a beau être une comédie, ça a beau être un film, je suis désolé mais si ce n’est pas crédible ca fout tout en l’air. Et rigolons encore un peu plus le réalisateur déclare qu’une fois qu’il est arrivé chez EuropaCorp son scénario sous le bras il a repris le scénario avec la collaboration suggestions de Pierre-Ange Le Pogam (producteur de son état) et Michaël Youn. Selon le réalisateur/scénariste : "Le résultat est l'aboutissement de ce que je n'avais pas réussi à écrire seul au départ. Il y a eu un véritable échange d'idées, de suggestions...".

Bien Bien Bien quand un certain cinéma français atteint les sommets un autre coule sous la médiocrité et un tel aveu de faiblesse est pour moi significatif.

Bref on sauvera dans le coursier une belle bagarre dans une chambre d’hôtel entre un Michael Youn et une tigresse endiablée, et quelques répliques qui font parfois mouche.

 

Voilà pour le syndrome Ed Wood rendez vous une la prochaine fois pour de nouveaux films tous plus mauvais les uns que les autres.

Par Etienne - Publié dans : Le syndrome Ed Wood - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 17:47
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Il y a des jours comme ça et des chroniques où l’on regrette d’avoir choisit un film pour en faire son éloge Ed woddesque. Où l’on se retrouve face à une œuvre qui mérite plus que le sentiment qu’on lui portait avant de le voir et qui au-delà impose un certain respect cinématographique. Rassurez vous aujourd’hui ce n’est pas le cas. Et quand je me retourne sur la courte existence de ce syndrome Ed Wood je me dis qu’il à été crée pour ce genre de film. Alors ce mois ci je ne présente qu’un seul film, car il mérite à lui seul d’occuper l’ensemble de ce syndrome. Il s’agit de l’explosion cinématographique de notre animateur de télé préféré ! Vincent Lagaffe. Après Vincent Lagaffe fait son show dans le Bigdil, après Lagaffe fait son show dans crésus, après Lagaffe fait son show dans le juste prix Vincent Lagaffe fait son show dans le baltringue.

Alors de quoi peut bien parler un film dont le titre fait déjà preuve d’autant de subtilité, je vous laisse juge : Mr Guy aussi populaire que loufoque est un animateur à succès d'une émission de télé-achat. Et comme la nature fait quelques fois bien les choses, Mr Guy se trouve malencontreusement et pour son plus grand plaisir embarqué dans une sombre histoire mêlant les services secrets de la république à un réseau de dangereux trafiquants venus de l'Est.
Sa rencontre explosive avec Sam, le mystérieux agent secret missionné pour démanteler le réseau va permettre à Mr Guy de se glisser enfin dans la peau d'un véritable héros.

En d’autres termes Lagaffe parle de lui et sous un pseudo second degré il nous montre un quotidien d’animateur qui s’emmerde dans son quotidien et qui ne rêve que d’une chose c’est de vivre une aventure hors du commun. Obligé, contraint non je déconne Mr Guy (alias Lagaffe) a tellement de succès que ses producteurs ne lui demandent rien, tellement il est aimé que dès qu’il rentre dans le bureau de sa boss elle lui entame un striptease, je vous avais dit que c’était un film de grande classe. Le voila qu’il rencontre par hasard au détour d’un télé crochet organisé par sa boss pour une nouvelle émission de téléréalité le parrain d’une jeune fille. Il se trouve que le parrain est en réalité un agent du gouvernement dévoué a sa cause et a son pays qui ne ratte jamais ses missions mais voilà jusqu'à présent il n’était pas tombé sur une baltringue. 

Que dire d’un tel film ? Tout d’abord que Lagaffe a eu énormément de mal a réunir les fonds et a produire sa bouse euh pardon son film et bizarrement ça ne m’étonne pas, que le film a déjà deux ans…si si et que si cela n’a pas forcément de rapport c’est tout de même significatif.

Vincent Lagaffe voulait faire du cinéma, mais avant de vouloir en faire il faut connaitre et aimer le cinéma. Et puis il faut choisir un réalisateur impliqué et motivé ce qui n’était visiblement pas le cas de Cyril Sébas, l’homme qui en deux films 10ans d’existence de metteur en scène a pondu Gomez Vs Tavares la fine fleur du cinéma français.

Je vous passe les ellipses involontaires, les faux raccords, les incohérences monstrueuses dans le scénario. Allez un exemple….Sam (l’agent secret) part a pied avec sa filleule, Lagaffe court chercher une voiture pour les raccompagner….et quand il arrive il n’y a plus que le gars on ne sait pas ou est passé la nana et apparemment le réal en a rien a foutre…

Je pense que vous avais compris qu’au-delà de la non maitrise absolue du cinéma et de ses codes le baltringue pouvait se targuer d’un casting en or…outre Vincent Lagaffe qui nous fait une sorte d’heureux mélange entre lui-même et Louis de Funès, c’est véritablement insupportable…enfin c’est un peu le but mais ca en devient viscéral. Donc un casting en or, Sam l’agent secret et tenu par Philipe Cura mais si c’est André, le chauffeur qui terrorise tout le monde dans caméra café…et que dire qu’il aurait mieux fait de rester faire du café théâtre.

On retrouve ensuite ah et pour mon plus grand plaisir un acteur de grande classe, Monsieur Ken Samuels, qui peut se targuer de figurer aux génériques de productions aussi hétéroclites que Higlander et Louis la brocante (oui alors un épisode de la série de chaque hein…faut pas déconner). Probablement plus connu ici que dans son pays d’origine n’ayant a son actif que des productions françaises…..mais il restera eternel pour son rôle de Bill Trumendous dans OSS 117 Rio ne répond plus avec sa réplique culte : « You’re so french »

Vincent Lagaffe a cherché a faire un film ou 2 personnes qui n’ont rien en commun se retrouve confronté et embarqué dans une histoire souvent qui les dépassent. Ce que les américains font depuis 30 ans seulement.

Mais je comprends ce qu’a voulu faire Lagaffe une comédie purement française et ça se voit, c’est mauvais ce n’est pas drôle et c’est franchement moralisateur.

Alors en plus la scène finale se déroule dans une banlieue et les jeunes vont avec leurs armes et leurs connaissances du terrain sauver les fesses de Mr Guy et de Sam poursuivit par un acheteur  d’armes américain (trumendous) et un trafiquant brésilien aussi crédible que Jason Statham dans un drame.

Bref une comédie qui lorgne éhontément sur Taxi dans l’interprétation du chef de Sam. Faut quand même le faire pour lorgner sur Taxi….je pensais pas ça possible.

En tout cas si Avatar a battu des records d’exploitation dans le monde comme le film ayant rapporté le plus, Le baltringue lui va battre des records d’exploitation dans le film vu par le moins de monde. C’est dire on était 3 dans la salle…un couple et moi….c’est quand même un super film a montrer a sa copine….

 

Bref et le pire dans tout ça me direz vous c’est que je suis sur que nullement refroidi par un tel échec cuisant et au vu de la fin Notre Lagaffe national planche sur une suite !! Au secours !!

Par Etienne - Publié dans : Le syndrome Ed Wood
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 19:26


 

Et bien voila je vous l’avais annoncé, de nouveaux réalisateurs ont révélé au grand jour leur immense talent. Ces réalisateurs nous offrent de véritables et magnifiques œuvres cinématographiques qui perdureront dans le temps !! Non je déconne ! Cela aurait pu être le cas si ces réalisateurs n’avaient pas été atteints d’un horrible syndrome…Le syndrome Ed Wood. Le syndrome Ed Wood c’est cette capacité à réaliser de mauvais films au mieux de grosses bouses immondes fades et insipides qui vous font détester le cinéma au pire.

Aujourd’hui je vais vous parler de deux réalisateurs qui nous régalent de ces horribles symptômes ! Et pour commencer je vais vous parler du film Pandorum film de science fiction mélangé a un film d’horreur et pour cette occasion j’ai appelé à la rescousse mon fidèle partenaire des films d’horreur Vincent !!

 

Donc Pandorum, concrètement ça parle de quoi ?

Deux astronautes, le Lieutenant Payton et le Caporal Bower se réveillent dans leur gigantesque vaisseau spatial après un long séjour en hyper sommeil. Désorientés et plongés dans le noir, ils ne se souviennent ni de leurs identités ni de leur mission. Les seuls sons qui leur parviennent sont des vibrations provenant du coeur du vaisseau. Le Caporal Bower part en exploration et ne tarde pas à découvrir quelques survivants qui vivent cachés, traqués par d'effroyables créatures. Ensemble ils vont essayer de découvrir ce qui s'est réellement passé lors de cette mission...

Alors pour ma part…Que dire ? Si ce n’est que ce n’est qu’un vulgaire mélange, que dis je  ersatz d’un Alien. C’est chip, et c’est dommage car on se doit d’admettre que dans l’absolu l’idée de départ n’est pas mauvaise, seulement voilà le réalisateur qui signe ici la son deuxième film seulement en tant que réalisateur, et le moins qu’on puisse dire c’est que ça se voit !

Ah et puis il faut quand même ajouter que même si il n’est pas a la réalisation on retrouve le grand, le seul, l’unique Paul WS Anderson à la production !

Bref il s’agira ici vraiment de dénouer le mauvais, du très mauvais. Un film qui se passe dans univers uniquement noir, je pense que l’éclairagiste sur le tournage a réellement du se tourner les pouces. On passera sur l’éclair de génie d’avoir engagé Mr Dennis Quaid…Quand prendra t-il sa retraite ?

Un film à 5 acteurs, 3 cascadeurs, et 20 figurants, pour un film hollywoodien c’est pas mal.

Une ambiance sonore et visuelle sensé vous foutre les jetons qui n’arrive qu’a vous faire hausser les sourcils en vous demandant quand est ce que ça se termine ?!

En bref un scénario poussif qui lorgne sur pas mal de films, une utilisation fouillis et mal agencée de thèmes intéressant, l’espace, la folie. Un montage clippesque au bord du déclencheur de la crise d’épilepsie !

Vous me direz que j’y vais fort et encore vous serez en dessous de la vérité. Une fin encore happy end au possible… Et si l’on en croit les dires du réalisateur ce n’est pas fini…En effet il souhaiterait développer de nouveaux aspects de Pandorum, celui là n’étant que le premier chapitre d’une trilogie pauvre de nous

 

En ce qui concerne Rose et noir, le dernier film de Gérard Jugnot, et bien le film a beau être bourré de couleurs, la vie n’est pas tout le temps rose et on voit broie du noir…de désespoir. En effet Gérard dit gégé signe ici un film sur la tolérance de l’autre sur le fait d’être différent. Y’a pas a dire c’est mauvais et encore je suis en deça de la vérité. Les dialogues venus d’un autre temps du 20 ème siècle au pays de Louis 14.

Passons sur les pistons du film, le fils, la femme de gérard figurent au générique du film. La prochaine fois on attend avec impatience de voir le jardinier de gégé, le cuisinier de Gégé. Non y’a pas a dire le célèbre bronzé ne nous divertit même pas.

Allez rendez vous le mois prochain pour encore plus de syndrome Ed Wood !

Par SeBastien - Publié dans : Le syndrome Ed Wood
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 19:51


Alors aujourd’hui j’inaugure une toute nouvelle chronique… Le syndrome Ed wood…. ?

Tout le monde a entendu ce nom, la plupart des gens l’associent au film de Tim Burton avec Johnny Depp racontant l’histoire d’un réalisateur américain un peu fantasque et assez décrié. Et bien la réalité n’en est pas très loin, Edward D. Wood Jr pour être précis est un réalisateur américain officiant dans les années 40 et 50 aux états Unis. Son nom est désormais célèbre pour avoir été élu comme le pire réalisateur de tout les temps et son film « Plan 9 to outer space » comme le plus mauvais film de tout les temps. Il a quand même eu le privilège de faire tourner pour la dernière fois le grand Bela Lugosi interprète intemporel de Dracula.

 Mais Ed Wood, dans les années 50 réalisaient des films qui lui tenaient a cœur, « Glen or Glenda », « La fiancée du monstre », ou encore « The revenge of the dead » mélant extraterrestres, Bombe nucléaire, morts vivants….Il était pourtant persuadé qu’il réalisait de bons films, et aujourd’hui encore ce syndrome souvent méconnu fait des ravages dans le monde du cinéma.

De nombreux réalisateurs ont sont atteint et le pire c’est qu’il ne le savent même pas. On peut citer Thomas W.S Anderson (réalisateur que j’affectionne) ayant signé le savoureux course à la mort, Uwe Boll spécialisé dans l’adaptation merdique au cinéma des jeux vidéos culte comme « Alone in the dark », « Far Cry » ou encore  « Blood Rayne 3 ».

Ce syndrome peut frapper n’importe quel réalisateur à n’importe quel moment de sa carrière… mais ce syndrome lorsque le réalisateur en est atteint a du mal a s’en débarrasser.

 


Nous allons voir tout d’abord que le film « Ultimate Game » ou « Gamer » en Vo, ne déroge pas à la règle. Ici non pas un mais deux réalisateurs, bien connus Mark Neveldine et Brian Taylor. Ces noms ne vous disent rien ? Et pourtant ce sont eux qui sont à l’origine du désormais culte « Hypertension ».

 

Comment résumer ce film ? Difficile question !

Dans un futur proche, les nouvelles technologies ont fait évoluer le jeu vidéo. Le principe créé pour le jeu "Les Sims" est appliqué à des êtres humains qui sont manipulés par des joueurs en ligne. On peut également rapprocher ça du jeu « Second Life »
Le milliardaire Ken Castle (Mickael C Hall) a créé le divertissement ultime : "Slayers", un jeu vidéo dans lequel des condamnés à mort, guidés à distance par des joueurs en ligne, s'entretuent lors de combats diffusés sur les écrans du monde entier.
S'ils survivent à 30 épreuves, ils retrouveront leur liberté.
Kable, téléguidé par Simon, un ado fan de réalités virtuelles est aujourd'hui la star du jeu. Mais Kable ne s'appartient pas : arraché à sa famille, emprisonné et forcé à combattre contre sa volonté, ce gladiateur des temps modernes doit survivre assez longtemps pour s'échapper du jeu et regagner sa liberté...

Tout de suite au vu du résumé on sent toute la dramaturgie qui émane de ce film ?

Que dire sinon que c’est une immonde bouse, un scénario aussi creux qu’un Kinder surprise !

Là ou le délire visuel d’hypertension marchait a la perfection, ici ça en devient carrément insupportable, une succession de plans, un montage horriblement saccadé. Le film se targue d’avoir en fond une critique de la société et des joueurs de MMORPG (jeux de réalités virtuelles). Une surenchère de scène glauque.

Que dire alors des acteurs, un Gerard Butler surtestosteroné, plus proche de n’importe quel barbare que du véritable héros. Un personnage vide et sans grande envergure condamné a gagner des combats dans une réalité inspiré du virtuel.

Que dire alors du génialissime interprète de Dexter, Michael C Hall. Et bien là aussi il n’est que le pantin des deux réalisateurs, de plus on retrouve le jeu quasi calqué qu’il opte dans Dexter, un regard froid, et inexpressif de schyzo.

En passant sur les erreurs techniques récurrentes dans le film, tels que des faux raccords, et autres incohérences scénaristiques. L’idée générale de personnes contrôlées a distance par des joueurs mériteraient un meilleur traitement.


Ensuite on peut associer cette grave altération de la qualité cinématographique au récent film « La proposition » que j’ai vu pour le plus grand plaisir de votre porte monnaie en avant première.

 


Un pitch simplet au possible, une grande éditrice New-Yorkaise d’origine canadienne voit son visa expirer, elle est sur le point de tout perdre. Sa seule solution épouser son fidèle assistant le plus vite possible. Mais entre ces deux là ce n’est pas l’amour fou. Pour prouver à l’immigration que leur histoire est vraie Margaret (sandra Bullock) décide de passer un week end dans la famille d’Andrew (Ryan Reynolds), Riche famille de l’alaska.

Que dire donc ? C’est une gentille comédie américaine, aux valeurs morales défendues, le mariage c’est bien. Il ne faut pas rigoler avec le mariage. L’amour, quel noble sentiment. Une comédie gentillette de ce début d’année mais avec un scénario a la fadeur du soja !

Reste que les acteurs tirent leurs épingles du jeu. Sandra Bullock est plus belle que jamais à 45 ans !!! Si si !!

Un film que vous pourrez voir si l’envie vous prend de sauver la mise a votre patronne dans la mouise. Et puis comme on le sait bien a Hollywood l’amour triomphe de tout les maux et de tout les ennuis.

Une comédie sans grands enjeux que celui d’être un pur divertissement. Un bon coté vous découvrez l’Alaska gratos….

Si vous avez réellement envie de voire une bonne comédie je vous conseille encore le film surprise de cet été « Very Bad Trip »


Voila le syndrome Ed wood c’est terminé pour cette semaine….A dans un mois et d’ici là je suis sur que de nombreux réalisateurs nous montreront les premiers signes de ce terrible syndrome.

Par SeBastien - Publié dans : Le syndrome Ed Wood
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